Sur le front des hépatites

17 octobre 2016 0

Pour la première fois dans l’histoire de la médecine, nous avons les moyens de soigner une maladie chronique mortelle. Il s’agit de l’hépatite C. Apparus voilà deux ans, de nouveaux traitements, qui s’attaquent directement au virus et pas seulement à ses symptômes, sont efficaces à 98 % en douze semaines seulement. C’est une révolution. Du côté de l’hépatite B, également mortelle, un vaccin existe depuis plus de vingt ans et des progrès ont aussi été accomplis dans la prise en charge de la maladie. Pourtant, dans le monde, près de 500 millions de personnes ont une infection due aux virus des hépatites B (VHB) et C (VHC). Chaque année, plus d’un million en meurent. Des chiffres qui ne cessent de grimper au fil des ans. Depuis 1990, la mortalité mondiale a augmenté de 63 %. Les hépatites tuent davantage que le sida, la tuberculose ou le paludisme. La France n’est pas épargnée. En 2011, plus de 340 000 personnes ont été infectées par le VHC, dont presque 193 000 ont...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Ce contenu est réservé aux abonnés formule numérique. L'offre d'abonnement numérique sera bientôt disponible.

Recherche 229

17 octobre 2016 0

Quelle satisfaction en maison de naissance aux Pays-Bas ? La satisfaction des patientes qui ont accouché en maison de naissance aux Pays-Bas peut être améliorée ! Et pour cela, la promotion de l’autonomie des femmes apparaît comme un point clé. Alors que les maisons de naissance poussent à travers le monde depuis plusieurs années, le modèle des Pays-Bas continue de faire des émules. Dans ce cadre, des chercheurs ont voulu comparer la satisfaction des femmes qui ont choisi ce lieu d’accouchement par rapport à d’autres. En passant par l’intermédiaire de 82 cabinets de sages-femmes libérales situés à proximité des 23 maisons de naissance du pays, les scientifiques ont récupéré 1134 questionnaires détaillés et complets, remplis huit à dix semaines après la naissance : 236 pour un accouchement programmé en maison de naissance, 350 pour un accouchement planifié à domicile, 262 pour un accouchement planifié à l’hôpital sous la supervision d’une sage-femme, 115 pour un accouchement à l’hôpital avec un obstétricien. En comparaison de celles qui choisissent l’hôpital ou leur domicile, les femmes...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Ce contenu est réservé aux abonnés formule numérique. L'offre d'abonnement numérique sera bientôt disponible.

Vers une baisse du numerus clausus ?

17 octobre 2016 0

« Nous avons passé en revue une dizaine de scénarios concernant le numerus clausus (NC), du plus laxiste au plus drastique. Au final, nous préconisons d’infléchir de façon mesurée la croissance de l’effectif des sages-femmes dans les années à venir, via une baisse modérée et graduelle du numerus clausus, avec une modulation par région. » Marianne Benoît, vice-présidente du Conseil national de l’Ordre des sages-femmes (CNOSF) estime qu’il s’agit là d’agir de façon responsable et acceptable, sur la base d’analyses sérieuses. ALERTE SUR LA DEMOGRAPHIE L’étude du CNOSF rendue publique le 15 septembre a été lancée suite aux travaux de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS). Les organisations de sages-femmes ont été informées des analyses de l’ONDPS dès avril dernier. Elles y ont participé depuis, espérant chacune que leurs contributions soient retenues dans les conclusions du rapport global de l’Observatoire, annoncé pour fin septembre 2016. Regroupant des enquêtes sociologiques (voir Profession Sage-femme n° 225 – Mai 2016) et des analyses statistiques, les estimations chiffrées de l’ONDPS devraient démontrer...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Ce contenu est réservé aux abonnés formule numérique. L'offre d'abonnement numérique sera bientôt disponible.

L’allaitement pendant la grossesse : pas si anecdotique

5 octobre 2016 0

Vous avez réalisé votre mémoire de fin d’études sur l’allaitement d’un bambin pendant une nouvelle grossesse. En France, combien de femmes sont concernées? Nous n’en avons aucune idée ! Les femmes se confient peu à ce sujet. Mais quoi qu’il en soit, c’est un phénomène sous-estimé. En France, l’allaitement au-delà des six mois de l’enfant est plutôt mal vu. Pendant une nouvelle grossesse, c’est encore pire. Il y a un vrai problème sur la confusion entre le sein nourricier et le sein sexuel. Le sujet est tellement tabou que les femmes se cachent, y compris au sein de leur propre famille. Elles évitent également d’en parler aux professionnels. A la maternité, elles choisissent de taire cette pratique par peur du jugement. Il faut dire que nous posons des questions fermées. « Le dernier, combien de temps l’avez-vous allaité ? » Cela signifie que l’allaitement en question doit être terminé. Souvent, seul le mari est au courant de l’allaitement pendant la grossesse ou du co-allaitement, une fois le nouveau-né arrivé. Ces situations restent marginales, mais...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Ce contenu est réservé aux abonnés formule numérique. L'offre d'abonnement numérique sera bientôt disponible.

La maison de naissance fait son nid à Nancy

5 octobre 2016 0

La bâtisse historique de la maternité régionale Adolphe-Pinard impose sa stature au visiteur. Elle pourrait presque éclipser la pancarte blanche indiquant la maison de naissance « Un nid pour naître » (UNPN), inaugurée le 30 avril dernier. Situés à l’écart du bâtiment principal, juste séparés des urgences obstétricales par une voie interne, le pavillon et sa pelouse apportent une touche champêtre dans l’austérité ambiante. Les lieux sont calmes. Aucun accouchement n’est en cours. Seule Marie Bichat, une des quatre sages-femmes proposant l’accompagnement global, consulte ce jour-là. Elle nous accueille les yeux pétillants, encore toute à la joie d’avoir vu advenir ce projet tant attendu et de disposer de locaux flambants neufs. Quinze années d’implication Depuis quinze ans, usagers, professionnels et parents militent pour une telle structure. L’association Calin a été créée à cet effet en 2001. Avec la légalisation de l’expérimentation, le mouvement s’est accéléré. En 2012, plusieurs sages-femmes libérales de Meurthe-et-Moselle et de Lorraine pratiquant l’accompagnement global en plateau technique se sont regroupées au sein de l’association UNPN, soutenue par Calin,...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Ce contenu est réservé aux abonnés formule numérique. L'offre d'abonnement numérique sera bientôt disponible.

« En termes de santé publique, la base est là »

5 octobre 2016 0

Que penser des stratégies de santé publique développées en France dans la lutte contre les hépatites en périnatalité ? Globalement, elles sont adaptées. Le dépistage de l’hépatite B est obligatoire au cours de la grossesse. En France, en la matière, c’est une exception. Viennent ensuite deux recommandations : la sérovaccination du nouveau-né d’une mère infectée par l’hépatite B ainsi que le dépistage de cet enfant à 9 mois. Les trois piliers de la santé publique sont donc bien là. C’est la base. Il faudrait cependant améliorer le dépistage. Aujourd’hui, il doit être réalisé au sixième mois de grossesse. Mais il faudrait le faire plus tôt. Dans le rapport Dhumeaux, qui est un rapport d’experts rendu public en 2014 et rédigé sous l’égide de l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites et de la Société française d’hépatologie, je coordonnais le groupe de travail dédié à la transmission des infections virales B et C de la mère à l’enfant. Nous avions préconisé de réaliser ce test lors de l’examen...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Ce contenu est réservé aux abonnés formule numérique. L'offre d'abonnement numérique sera bientôt disponible.

Les Trod, outils de dépistage de masse

5 octobre 2016 0

Dans le monde, 80 % des personnes infectées par une hépatite virale ignorent leur état. En France, c’est le cas de plus de la moitié des porteurs du VHB. Aujourd’hui, le dépistage repose sur un test sanguin. Il est manifestement insuffisant. Les Trod, pour « tests rapides d’orientation et de dépistage », seraient un bon complément. Efficaces pour détecter la présence du VHB comme du VHC, ils devraient bientôt être accessibles sur le sol français. Une seule goutte de sang, prélevée au bout du doigt, suffit. Plusieurs virus peuvent être recherchés sur le même appareil. Le résultat, simple à lire, est obtenu en quinze minutes. Faciles d’utilisation, ces tests rapides et fiables peuvent être utilisés dans un cadre non médicalisé, dans un bus par exemple. Après évaluation, la Haute Autorité de santé vient de les autoriser. Pour la recherche du VHB, le seul Trod actuellement commercialisé en France ne détecte que l’un des trois marqueurs de la maladie. Il permet d’identifier les personnes infectées par le virus, mais pas celles qui n’ont...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Ce contenu est réservé aux abonnés formule numérique. L'offre d'abonnement numérique sera bientôt disponible.

Valproate de sodium : encore trop de femmes exposées

5 octobre 2016 0

Fin août, un premier rapport a donné une étendue des dégâts causés par le valproate de sodium, appelé aussi acide valproïque, hautement tératogène (voir Profession Sage-Femme n°224 – avril 2016). Sur la période 2007-2014, il estime que 14 322 femmes enceintes inscrites au régime général de la Sécurité sociale ont été exposées à cet antiépileptique ou ses génériques selon une évaluation de l’Agence de sécurité nationale du médicament et de l’Assurance Maladie. Dans 57 % des cas, les femmes étaient traitées pour épilepsie. Dans cette situation, 85 % des fœtus ont été exposés durant le premier trimestre de grossesse, 68 % au cours du deuxième trimestre et 66 % au cours du troisième. Quant aux 43 % de femmes exposées suite à une prescription pour trouble bipolaire, l’étude rapporte 94 % de fœtus exposés au premier trimestre, 15 % au deuxième et 14 % au dernier. Il s’agit là d’estimations basses, l’analyse ayant retenu comme exposées les femmes ayant eu au moins une délivrance de médicament postérieure à la date...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Ce contenu est réservé aux abonnés formule numérique. L'offre d'abonnement numérique sera bientôt disponible.