« Accueillir des patientes handicapées, c’est s’adapter au cas par cas »

Faciliter le séjour des mères handicapées, tel est l’objectif de la maternité de la clinique Sainte-Anne de Strasbourg qui a réalisé récemment des aménagements dans ses locaux et mis en place des staffs dédiés à ces patientes. Pour y parvenir, l’équipe s’est appuyée sur l’expérience unique de l’Institut mutualiste Montsouris à Paris et a travaillé en partenariat avec l’Association des paralysés de France. Chantal Mathis, sage-femme coordinatrice et David Sogne, sage-femme responsable de service, témoignent.

Racontez-nous la genèse
du projet…
 Chantal Mathis : A l’été 2013, Christophe Matrat, directeur de la Fondation Saint-Vincent-de-Paul, est entré en contact avec l’Association des paralysés de France (APF), afin de développer un accueil spécifique pour les mères handicapées. Nos équipes se sont tout de suite montrées motivées par ce projet ! Des travaux allaient bientôt être réalisés dans nos locaux, c’était donc l’occasion. Dès le mois de septembre, notre direction s’est rendue à l’Institut mutualiste Montsouris, à Paris, pour rencontrer notamment Béatrice Idiard-Chamois, la première sage-femme en France a avoir créé une structure dédiée aux femmes handicapées, et Edith Thoueille, directrice du service de guidance périnatale et parentale pour personnes en situation de handicap (SAPPH) de la Fondation hospitalière Sainte-Marie. Quand avez-vous commencé
à vous y impliquer ?
 C.M. : Six mois plus tard, avec David Sogne, Brigitte Bacquez (responsable de la clinique Sainte-Anne) et des représentants d’APF Alsace, nous avons fait la même visite à Montsouris ainsi qu’à l’Institut de puériculture, avec une volonté d’être encore plus concrets : voir…

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