Déclenchement au misoprostol : le CHI de Poissy condamné

La maternité du CHI de Poissy, dans les Yvelines, et son assureur viennent d’être condamnés par le tribunal administratif de Versailles à indemniser les parents de Timéo, un enfant né handicapé moteur à la suite d’un accouchement difficile. Rappel des faits : le 13 novembre 2010, l’accouchement d’Aurélie Joux est déclenché par un quart de comprimé de Cytotec®, soit une dose de 50 µg de misoprostol environ. Plus tard, les soignants lui administrent aussi de l’oxytocine en perfusion. Les contractions violentes consécutives engendrent alors une rupture utérine. Suite à une extraction instrumentale, l’enfant, né en état de mort apparente, est transféré vers un établissement parisien doté d’un service de réanimation. En mai 2011, les parents de Timéo saisissent la Commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux (CRCI). Dans son rapport rendu courant 2013, elle reconnaît la responsabilité de l’établissement dans le handicap de Timéo. Problème : « La responsabilité de l’hôpital a été reconnue, mais l’assureur a refusé de payer l’indemnisation », explique Anne Loirette, vice-présidente de l’association Timéo et les autres….

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