Postures : ce qu’en dit la science

Prisées par nombre de sages-femmes, les diverses positions censées favoriser le travail et l’accouchement commencent à peine à être évaluées. Plusieurs travaux récents, allant tous dans le même sens, apportent des résultats bien décevants. Faut-il abandonner ces pratiques ?

Les postures, c’est de la tambouille de sage-femme ». Aujourd’hui, peu d’obstétriciens français assument encore ces mots en public. Certains sont même convaincus des bienfaits de l’usage des positions alternatives au décubitus dorsal pendant le travail et l’accouchement. N’empêche. Dans les couloirs de certaines maternités et dans le for intérieur des professionnelles de l’accompagnement de la grossesse et de l’accouchement, la sentence demeure. Les postures, on y croit ou pas. Pour sortir de cet « effet religion », plusieurs équipes de recherche – la plupart incluant des sages-femmes – ont suivi le mouvement général qui traverse désormais l’obstétrique et la maïeutique : s’appuyer sur « l’evidence-based medicine », apporter des preuves scientifiques. Ces derniers temps, quelques études ont tenté de montrer l’intérêt des postures au cours de l’accouchement. Dans l’ensemble, leurs résultats sont très décevants. Y compris pour leurs auteurs. Pourtant, en se fiant à leur sens clinique mis en œuvre dans le secret des salles de naissance, les sages-femmes qui pratiquent ces postures sont persuadées de leur efficacité. Comment…

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