Zika, responsable des microcéphalies

Le virus peut multiplier par cinquante le risque de microcéphalie. Il paraît aussi provoquer nombre d’autres malformations. Et sa transmission par voie sexuelle est quasiment confirmée.

Le lien de causalité entre le virus Zika qui se répand depuis plusieurs mois en Amérique latine et dans les Caraïbes essentiellement et l’épidémie de microcéphalies chez des fœtus et nouveau- nés est confirmé. Récemment, des équipes avaient déjà trouvé la présence du virus dans le liquide amniotique des femmes infectées, ainsi que dans le placenta et le cerveau des fœtus. Des analyses in vitro avaient aussi montré que les cellules souches à l’origine des neurones pouvaient être directement infectées par le virus. Cette fois, grâce à une modélisation mathématique précise, une équipe de l’Institut Pasteur est parvenue à estimer le risque. Sans le virus, deux nouveau-nés sur 10 000 sont atteints de microcéphalie. Le risque de base s’élève donc à 0,02 %. En présence de Zika, il est multiplié par cinquante et grimpe à presque 1 % lorsque la mère est infectée au cours du premier trimestre de sa grossesse. Pour construire leur modèle, les chercheurs ont utilisé les données de l’épidémie survenue en Polynésie française en 2013 et…

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