Ici et ailleurs

  • Européennes, comment allez-vous ?

    Européennes, comment allez-vous ?

    Dans tous les pays du monde, les femmes ont une espérance de vie plus longue que les hommes. En Europe, 70 % des 14 millions de personnes qui ont dépassé les 85 ans sont des femmes. Que cache cet avantage féminin ? L’OMS a voulu le savoir, dans le but d’atteindre les objectifs n° 3 et 5 du programme de développement durable à l’horizon 2030 : la « bonne santé et le bien-être » et « l’égalité de genre ». Mi-septembre, l’organisation a présenté un bilan sur la santé des femmes en Europe. Maladies cardiovasculaires et dépression Dans la grande région de l’Europe géographique, on compte 466,7 millions de femmes. Si globalement elles vivent plus vieilles que les hommes, les différences géographiques au sein du continent demeurent. De l’Ouzbékistan à la Norvège, en passant par la France, les contextes ont peu à voir. La durée moyenne de la vie des femmes court de 70 à 85 ans selon les pays. Et …
  • L’allaitement pendant la grossesse : pas si anecdotique

    L’allaitement pendant la grossesse : pas si anecdotique

    Vous avez réalisé votre mémoire de fin d’études sur l’allaitement d’un bambin pendant une nouvelle grossesse. En France, combien de femmes sont concernées? Nous n’en avons aucune idée ! Les femmes se confient peu à ce sujet. Mais quoi qu’il en soit, c’est un phénomène sous-estimé. En France, l’allaitement au-delà des six mois de l’enfant est plutôt mal vu. Pendant une nouvelle grossesse, c’est encore pire. Il y a un vrai problème sur la confusion entre le sein nourricier et le sein sexuel. Le sujet est tellement tabou que les femmes se cachent, y compris au sein de leur propre famille. Elles évitent également d’en parler aux professionnels. A la maternité, elles choisissent de taire cette pratique par peur du jugement. Il faut dire que nous posons des questions fermées. « Le dernier, combien de temps l’avez-vous allaité ? » Cela signifie que l’allaitement en question doit être terminé. Souvent, seul le mari est au courant de l’allaitement pendant …
  • Dans les bidonvilles parisiens

    Dans les bidonvilles parisiens

    Debout devant sa cabane, Isabella* conserve un sourire triste. Oui, elle se sent bien. Non, cette semaine, elle n’a pas eu de contraction. C’est vrai, la veille, elle n’a pas été reçue en consultation à l’hôpital. Elle s’y est pourtant bien rendue, mais on lui a répondu qu’elle n’avait pas de rendez-vous. Coutumiers de ces couacs, les bénévoles de l’association parisienne Agir pour la santé des femmes (ADSF) ne s’en étonnent même plus. Depuis quatre mois, ils rendent régulièrement visite aux femmes de ce camp rrom de Saint-Denis (93), en lisière de Paris, à deux minutes à pied d’une station de métro. Objectif principal : assurer un suivi de grossesse minimal, en incitant et accompagnant les patientes à rejoindre le droit commun. A chacune de ses maraudes, l’association compte trois bénévoles : une sage-femme, un gynécologue ou une infirmière puéricultrice, ainsi qu’un travailleur social et un logisticien. Dans ces bidonvilles, les besoins des femmes et des enfants …
  • Au sud, quelle AMP possible ?

    Au sud, quelle AMP possible ?

    Depuis l’arrivée de Louise Brown, née en 1978 de la première fécondation in vitro, cinq millions d’enfants sont venus au monde de la sorte. « Soit 0,1 % d’enfants par an, calcule Jan Goossens, qui dirige l’initiative The Walking Egg. Au niveau de la population, c’est une quantité négligeable. Au niveau de la femme ou du couple, cela fait une immense différence. » Alors que la planète étouffe sous le nombre d’humains, que certains militent pour le contrôle des naissances dans les pays pauvres, d’autres, comme Jan Goossens, veulent aider les femmes africaines infertiles à enfanter. « La croissance de la population mondiale n’est pas déterminée par le taux de fécondité, mais par l’espérance de vie », rappelait-il lors d’une journée humanitaire organisée en mars, à Paris, par l’ONG Gynécologie sans frontières. D’ailleurs, la fécondité mondiale a chuté de 5 enfants par femme en 1953 à 2,5 aujourd’hui. L’INFERTILITÉ, UN DRAME AFRICAIN 
Dans les pays …
  • En France, un accès à l’AMP pour tous les couples ?

    En France, un accès à l’AMP pour tous les couples ?

    En France, les hôpitaux distinguent deux types de patients : les assurés sociaux et ceux qui ne le sont pas. « On n’enregistre pas si les personnes sont étrangères ou non », précise Lise Selleret, gynécologue-obstétricienne spécialisée en médecine de la reproduction à l’hôpital Tenon, à Paris. Difficile donc d’obtenir des données. Mais quelques couples en mal d’enfants font tout de même le grand voyage. Pour s’assurer une descendance, ils n’hésitent pas à migrer pour consulter dans des centres spécialisés en Europe. Ils ne sont pas tous richissimes. « L’accès à l’AMP n’est conditionné à aucune enquête sociale ou investigation sur les revenus, explique le médecin. On demande seulement aux couples de fournir des preuves de vie commune. De ce fait, on ne sait pas vraiment si les personnes sont dans la précarité ou pas. » Les parcours d’AMP étant longs, il arrive que les visas expirent. Les personnes se trouvent alors dans une situation …
  • Allaitement sans frontière

    Allaitement sans frontière

    Durand l’année 2015, près de 750 000 réfugiés du Moyen-Orient, du Maghreb, d’Asie centrale ou d’Afrique sub-saharienne sont entrés en Grèce de façon irrégulière à partir de la Turquie, dont les côtes sont toutes proches, selon le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations Unies et les autorités locales. Ces dernières ont ouverts plu- sieurs structures pour accueillir les migrants. C’est armée de sa bonne volonté que Maria Fertaki, consultante en lactation IBCLC et membre du conseil d’administration de la Leche League de Grèce (LLLG), se rend pour la première fois dans un des camps de réfugiés d’Athènes en novembre 2015, avec deux autres membres de l’association. Elle venait de rencontrer une maman participant aux réunions de la LLLG qui fabriquait des écharpes de portage et les distribuait dans le gymnase de Galatsi, transformé en camp d’accueil, au centre de la capitale. Mais accompagner des femmes réfugiées n’a rien à voir avec le soutien à l’allaitement …
  • Là où les autres ne vont pas

    Là où les autres ne vont pas

    Medina est née de la volonté de deux médecins intervenus lors de la guerre en Bosnie en 1994. Ils avaient alors tenté de guérir une petite fille leucémique, dont l’association porte aujourd’hui le nom en hommage. Créée en 1998, l’ONG s’est fait la spécialité d’intervenir dans des zones de conflits non desservies par les autres ONG. Bosnie, Tchétchénie, Kosovo, Palestine : autant de pays où des projets d’urgence, de post-urgence ou de développement sont en cours. En 2011, la guerre éclate en Syrie. Dès 2012, l’association Medina y noue un réseau. La région d’Alep, la deuxième ville du pays, est aux mains de la rébellion faite d’alliance entre l’armée syrienne libre et des groupes fondamentalistes comme le Front Al Nusra. Elle est régulièrement bombardée par les forces du régime de Bachar al-Assad. Si des hôpitaux et des postes de soins subsistent au cœur de la ville, la banlieue ouest, notamment, est plus démunie. Le besoin …