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Naissance par césarienne : impacts sur le microbiote en fonction du sexe

En grandissant, les trajectoires des deux sexes divergent nettement. À l’âge adulte, seuls les mâles nés par césarienne présentent une sensibilité accrue à la colite, une inflammation du côlon. Cette vulnérabilité s’accompagne de modifications spécifiques du microbiote intestinal, avec notamment des variations de bactéries productrices de butyrate, un métabolite bactérien jouant un rôle important dans l’équilibre intestinal. Une barrière intestinale plus fragile chez les mâles Les chercheurs observent également, chez ces mâles nés par césarienne, une altération de la résistance épithéliale, signe d’une barrière intestinale plus perméable. Autrement dit, le mode de naissance pourrait programmer très précocement des trajectoires microbiennes et immunitaires différentes selon le sexe, avec des conséquences qui ne deviennent visibles que bien plus tard. Ces résultats invitent à mettre en place des stratégies de prévention qui prennent en compte à la fois le sexe et l’état de la flore intestinale à la naissance. Ils rappellent aussi que les effets d’une césarienne ne peuvent être envisagés de manière uniforme. Des probiotiques à l’étude La suite de ces travaux s’annonce déjà. Une nouvelle étude, portant sur l’identification de probiotiques adaptés aux naissances par césarienne, doit prochainement être publiée. D’autres pathologies, comme l’asthme, feront également l’objet de futurs travaux, afin de mieux comprendre comment le mode d’accouchement et le sexe peuvent influer, à plus long terme, sur le risque de développer certaines maladies. Source : Sex modulates the long-term effects of delivery mode on microbiota-gut barrier crosstalk and colitis susceptibility in mice, Gut Microbes, DOI: https://doi.org/10.1080/19490976.2026.2658276, 2026...

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Grossesse : quand le stress maternel atténue les effets bénéfiques de l’activité physique

Un effet modulé par le stress Les chercheurs montrent toutefois que ces bénéfices pourraient être réduits, voire annulés, en cas de stress maternel important pendant la grossesse. Même lorsqu’une activité physique est maintenue, un niveau élevé de stress semble en effet limiter les effets positifs observés chez l’enfant. Autre constat : ces résultats diffèrent selon le sexe. Dans cette étude, les effets du sport et du stress ont surtout été mis en évidence chez les petits garçons, tandis qu’aucun impact significatif sur la tolérance au glucose n’a été retrouvé chez les filles. Ces différences pourraient reposer sur des mécanismes biologiques encore mal élucidés. Source : The Faseb Journal, Distinct Effects of Maternal Stress and Exercise on Offspring Metabolic Health, 22 avril 2026...

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Le vélo, une pratique encore inégalitaire entre femmes et hommes 

Selon une enquête Flashs pour Materiel-velo.com menée auprès d’un panel représentatif de Françaises et de Français, la pratique du vélo reste nettement genrée : 54 % des hommes déclarent l’utiliser pour leurs déplacements, contre 38 % des femmes. Ces dernières déclarent aussi davantage de freins liés à l’insécurité, qu’il s’agisse de la peur du trafic ou du comportement des autres usagers. Plus spécifiquement, 41 % des femmes interrogées disent avoir déjà été confrontées à des comportements agressifs ou déplacés à vélo ; parmi elles, 57 % ont cessé de faire du vélo, temporairement ou définitivement. Source : www.materiel-velo.com, enquête réalisée par Flashs pour Materiel-velo.com, enquête réalisée sur un panel de 2000 personnes entre le 18 et le 21 novembre 2025...

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Prévention cardiovasculaire : la grossesse, une occasion manquée

Si le risque est maximal dans les six semaines suivant la naissance, environ un quart des décès liés à la grossesse surviennent entre six semaines et un an après l’accouchement. Ces données mettent en évidence un décalage entre le risque cardiovasculaire et le suivi préventif avant, pendant, après et entre les grossesses. Un « stress-test » cardiovasculaire La grossesse est de plus en plus considérée comme un stress test cardiovasculaire, capable de révéler des pathologies jusque-là méconnues et d’accélérer certains processus physiopathologiques, avec des conséquences à court et à long terme. Elle reste pourtant une fenêtre de repérage encore insuffisamment exploitée. Deux mesures prioritaires  La première consiste, chez les femmes présentant une hypertension chronique avant la grossesse, à viser une pression artérielle inférieure à 140/90 mm Hg à l’aide d’un traitement compatible avec la grossesse. La seconde repose sur un renforcement de la prise en charge de l’hypertension après l’accouchement, notamment grâce à l’automesure ou à la télésurveillance tensionnelle associée à une réponse clinique rapide. Le rapport considère que la morbidité et la mortalité cardiovasculaires liées à la grossesse traduisent avant tout des occasions manquées de prévention, avant, pendant, après et entre les grossesses. Il plaide pour que l’histoire obstétricale soit pleinement intégrée aux données cardiovasculaires de routine....

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Endométriose : une douleur ancienne longtemps enfermée dans les représentations du féminin

Dans l’Antiquité grecque, ces douleurs étaient interprétées à travers la théorie de l’« utérus errant ». Selon cette conception, l’utérus d’une femme errait dans son corps jusqu’à ce que la grossesse le fixe à sa place. Cette mobilié dans le corps féminin pouvait provoquer des troubles très divers, physiques comme psychiques. Cette explication était erronée, mais elle montre une chose essentielle : les symptômes existaient, sans qu’ils soient reliés à une pathologie précise. Quand la douleur féminine devient un problème moral ou psychologique Au fil des siècles, cette lecture s’est prolongée sous d’autres formes. Les douleurs gynécologiques ont souvent été perçues comme une fatalité liée à la condition féminine, plutôt que comme un motif d’investigation médicale. C’est dans cette histoire que s’inscrit le terme d’« hystérie », dérivé du grec hystera, qui signifie « utérus ». Cette notion a durablement entretenu la confusion entre symptômes corporels et représentations sociales du féminin, nourrissant des interprétations psychologiques ou morales. Une reconnaissance médicale tardive Il faut attendre les années 1860 pour qu’un premier tournant s’opère grâce à Karl von Rokitansky.Ce pathologiste et philosophe autrichien est le premier à décrire des lésions contenant un tissu glandulaire ressemblant à la muqueuse utérine, localisé en dehors de l’utérus. Puis, entre 1921 et 1927, le gynécologue américain John A. Sampson introduit le terme d’« endométriose » et propose d’en faire une entité clinique distincte. Pourtant, cette avancée conceptuelle ne débouche pas immédiatement sur une meilleure prise en charge : durant une grande partie du XXe siècle, les douleurs menstruelles restent largement banalisées. Une histoire qui pèse encore  Si les connaissances ont progressé et si l’endométriose est aujourd’hui mieux reconnue, l’errance diagnostique encore fréquente, ne tient pas seulement à la complexité de cette maladie et à l’hétérogénéité de ses symptômes : elle s’inscrit aussi dans la persistance de représentations sociales et culturelles autour des règles et de la douleur...

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Activité physique maternelle et neuro­développement de l’enfant

Cinq domaines du développement évalués L’activité physique des mères a été mesurée avant la grossesse puis en milieu de grossesse. Le neurodéveloppement des enfants a, lui, été évalué tous les six mois, de 6 mois à 3 ans, dans cinq domaines : communication, motricité globale, motricité fine, résolution de problèmes et compétences personnelles-sociales. Un effet surtout visible à 6 mois À 6 mois, une activité physique plus élevée avant la grossesse est associée à des résultats plus favorables dans l’ensemble des domaines explorés. Une activité physique plus importante en milieu de grossesse est, elle aussi, associée à des résultats plus favorables à cet âge, en particulier pour la motricité globale, la motricité fine et la résolution de problèmes. Des associations plus limitées à 3 ans À 3 ans, les associations sont beaucoup plus atténuées : seule l’activité physique avant la grossesse reste associée à des résultats plus favorables dans le domaine de la résolution de problèmes. Aucune association n’est retrouvée, à cet âge, avec l’activité physique mesurée en milieu de grossesse. Une piste intéressante pour la motricité précoce Au total, cette étude suggère que l’activité physique maternelle avant et pendant la grossesse pourrait être liée à un neurodéveloppement plus favorable de l’enfant, en particulier sur le plan moteur au cours de la première année de vie. Les auteurs soulignent toutefois que des travaux complémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes physiologiques en jeu. Source : Physical Activity Before and During Pregnancy and Neurodevelopment in Early Childhood, Jama, 3 mars 2026...

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Santé mentale : jeunes et femmes en danger

Hausse des hospitalisations pour tentative de suicide Les données hospitalières confirment cette dégradation. Entre 2019 et 2024, les hospitalisations pour tentative de suicide ont augmenté de 16,6 % au niveau national et constituent l’indicateur le plus préoccupant. La hausse est beaucoup plus marquée chez les femmes (+25,4 %, contre +2,5 % chez les hommes). Les femmes représentent désormais 66 % des hospitalisations liées à une tentative de suicide. La progression atteint des niveaux particulièrement élevés chez les filles de 10 à 14 ans (+118 %) et chez les jeunes femmes de 20 à 24 ans (+76 %) : ces données exigent une mobilisation nationale immédiate. Derrière ces chiffres, ce sont des enfants, des adolescents et de jeunes adultes en grande souffrance, pris en charge quotidiennement par les équipes hospitalières, dans un contexte de moyens insuffisants. La FHF tire le signal d’alarme Cette crise est aggravée par les difficultés d’accès aux soins. Près d’un Français sur deux concerné par un trouble de santé mentale déclare rencontrer des obstacles dans sa prise en charge ; cette proportion monte à 79 % chez les 18-24 ans. Délais d’attente, impossibilité d’obtenir un rendez-vous et renoncement aux soins par crainte du diagnostic dessinent, selon la Fédération hospitalière de France (FHF) une urgence de santé publique. Son président Arnaud Robinet met en garde : « À force de détourner le regard de la santé mentale, nous faisons le lit d’une crise de santé publique sans précédent, en particulier au détriment des jeunes et des femmes. » Et de conclure : « La situation est grave. Ne laissons pas notre jeunesse, en particulier les jeunes filles, sombrer dans une souffrance silencieuse. »...

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Lithium : un perturbateur endocrinien « extrêmement préoccupant » selon l’anses

Des toxicités avérées, d’autres présumées En 2020, l’Agence a proposé de classer trois sels de lithium comme toxiques pour la reproduction, en raison d’une toxicité avérée pour le développement fœtal et d’une toxicité présumée pour la fertilité. Des effets sur la thyroïde ont été mis en évidence, relevant d’un effet perturbateur endocrinien pour la santé humaine. Les espèces animales et végétales ne sont pas épargnées : les données disponibles montrent en effet une toxicité du lithium pour plusieurs organismes aquatiques, notamment les poissons, les invertébrés, les algues et les amphibiens. Quid de l’exposition environnementale ? À ce stade, les principaux effets ont été mis en évidence dans des études portant sur le lithium utilisé comme médicament, donc à des doses supérieures à celles rencontrées dans l’environnement. L’ANSES recommande de poursuivre les recherches afin de mieux caractériser les effets du lithium à doses environnementales. Les évaluations des risques devront intégrer à la fois ses effets reprotoxiques et perturbateurs endocriniens pour la santé humaine, ainsi que ses effets toxiques pour les espèces de l’environnement. Cela concerne notamment la fabrication et l’usage des batteries, mais aussi la gestion des déchets qui en sont issus. Principe de précaution Dans cette attente, l’ANSES recommande d’examiner l’identification du lithium comme « substance extrêmement préoccupante ». L’objectif est d’inciter les industriels à fournir des données plus précises sur ses usages et sur les expositions, afin de renforcer la protection des travailleurs exposés et, plus largement, celle du vivant....

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Changer sa routine cosmétique

Quelques jours suffisent pour mesurer les effets « Ce qui est intéressant, c’est la rapidité avec laquelle on observe ces diminutions, en seulement cinq jours », explique Nicolas Jovanovic, chercheur. Menée auprès d’une centaine d’étudiantes âgées de 18 à 30 ans, cette étude conduite par l’Inserm, l’université Grenoble Alpes et le CNRS montre qu’en réduisant, pendant seulement cinq jours, l’usage des cosmétiques et en remplaçant certains produits d’hygiène par des alternatives exemptes de substances suspectées d’effets nocifs, l’exposition à plusieurs composés diminue rapidement. L’exemple du bisphénol A En comparant les dosages urinaires avant et après cette modification de la routine cosmétique, les auteurs ont notamment observé une baisse de 39 % du bisphénol A.Cette substance, identifiée comme « très préoccupante », est classée comme perturbateur endocrinien avéré et reprotoxique présumé par les autorités sanitaires.Bien qu’interdite dans les cosmétiques en France depuis 2005, elle pourrait encore provenir du processus de fabrication ou des emballages. « S’il est fortement restreint dans les matériaux en contact avec les aliments en Europe, ce n’est pas le cas des matériaux utilisés pour les contenants de produits de soin, cosmétiques et d’hygiène », précise Claire Philippat, chercheuse Inserm. Changer la réglementation reste essentiel Les auteurs estiment qu’une réduction de l’exposition aura des bénéfices sanitaires et économiques à l’échelle collective, notamment en diminuant certains risques pour l’enfant exposé in utero. Remy Slama, directeur de recherche à l’Inserm, donne l’exemple de l’asthme : « En se concentrant sur le bisphénol A, nous avons estimé que ce changement de routine cosmétique pourrait prévenir environ 4 % des cas d’asthme chez les enfants exposés in utero. » Les chercheurs soulignent qu’une réglementation plus stricte sur la composition des produits et de leur contenant est essentielle pour protéger durablement la population. Elle pourrait passer par l’apposition d’un logo spécifique indiquant la présence de substances préoccupantes....

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Allaitement : l’alimentation maternelle jouerait un rôle clé dans la santé future du bébé

Un dialogue entre l’intestin maternel et le sein  Cette hypothèse repose notamment sur l’idée d’une « voie entéro-mammaire » : certaines bactéries de l’intestin maternel pourraient migrer vers la glande mammaire, puis être transmises à l’enfant par le lait. Si ce mécanisme se confirme pleinement, il renforcerait l’idée que le microbiote intestinal maternel influence celui du nourrisson. L’alimentation maternelle en question Les données disponibles montrent qu’une alimentation riche en fibres, fruits, légumes et légumineuses favorise une plus grande diversité microbienne et la production d’acides gras à chaîne courte, associés à des effets anti-inflammatoires. À l’inverse, les régimes riches en sucres raffinés et en graisses sont associés à un microbiote moins favorable. Certaines études suggèrent ainsi un lien entre la qualité de l’alimentation maternelle, la composition bactérienne du lait et certains profils métaboliques ou immunomodulateurs transmis au nourrisson. Des effets possibles à long terme Dans ce contexte, l’alimentation de la mère ne se limiterait pas à ses seuls effets nutritionnels. Elle pourrait aussi façonner le premier écosystème intestinal du nourrisson et, par ce biais, influencer son développement ainsi que sa santé à long terme. La colonisation intestinale précoce est en effet susceptible d’influencer plus tard le risque d’allergies, d’obésité, de maladies métaboliques ou encore de troubles neurocomportementaux. Les auteurs rappellent toutefois que l’allaitement n’est qu’un facteur parmi d’autres : mode d’accouchement, antibiothérapie, environnement familial et déterminants sociaux de santé interviennent aussi. Des données à traduire en soutien concret Le message central de cette étude de 2025 remise en lumière ce mois-ci par The Conversation, n’est donc pas de faire peser une responsabilité supplémentaire sur les mères, mais d’inviter à mieux soutenir leur santé et leur nutrition. Si ces résultats se confirment, ils plaident moins pour une injonction individuelle que pour des politiques publiques favorisant l’accès à une alimentation de qualité, le soutien à l’allaitement et...

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