Rassemblements à l'appel de la Coalition féministe, place Vendôme © SoptVOG
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Loi intégrale contre les VSS et reconnaissance des Violences obstétricales et gynécologiques (VOG), même combat !

« Ce que nous voulons, c’est inscrire les violences obstétricales et gynécologiques (VOG) dans le Code pénal, car, n’étant pas reconnues, il est difficile de les sanctionner derrière », martèle Grâce Mpondo, fondatrice de l’association Handi Femme épanouie. Tel est l’enjeu majeur de l’ajout du « volet santé »et plus spécifiquement « VOG »au projet de loi intégrale contre les Violences sexistes et sexuelles (VSS).  “ Ce que nous voulons, c’est inscrire les violences obstétricales et gynécologiques (VOG) dans le Code pénal “ Grâce Mpondo, fondatrice de l’association Handi Femme Épanouie Ce combat s’inscrit dans une lutte plus large contre tout type de VSS. Pour ne donner qu’un exemple, en 2021, 94 % des affaires de viol étaient classées sans suite. Cette impunité massive est aussi prégnante dans le milieu médical pour plusieurs raisons : la figure d’autorité qu’incarne le soignant, les plaintes qui ne sont pas systématiquement relayées par l’Ordre des médecins et le défaut de recueil de consentement, qui est fréquent. Cet environnement crée la confusion chez les victimes, qui ont ensuite du mal à identifier et/ou faire reconnaître les violences médicales qu’elles subissent comme telles. Ces violences restent alors sous les radars de la justice, et même souvent complètement tues, alors qu’elles pourraient, selon une récente enquête, concerner plus d’une personne sur deux.  Le mouvement pour une loi intégrale réussit à se faire entendre  La mort de Lyhanna, début juin, a donné un nouvel élan, porté par la colère, et une visibilité sans précédent à l’action des citoyens, militants et politiciens qui œuvrent à cette nouvelle législation. Résultat : le Premier ministre Sébastien Lecornu s’y est engagé, la loi intégrale sur les VSS sera inscrite à l’ordre du jour à l’Assemblée nationale début octobre. « Cela fait neuf mois qu’on demande au gouvernement d’avoir une vision systémique en la matière, d’avoir une loi-cadre et de ne plus […]

Don de lait : de l’or blanc pour les bébés prématurés © Emmanuel Bernard – Service communication des Hôpitaux La Rochelle-Ré-Aunis
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Don de lait : de l’or blanc pour les bébés prématurés

« Wow, okay, vous avez beaucoup de lait ». Jamais je n’aurais pensé entendre cette phrase. Alors oui, j’avais envie d’allaiter, je m’y suis préparée aussi bien qu’une maman qui attend son premier bébé peut le faire. Mais je m’étais davantage préparée à ce que ça ne fonctionne pas plutôt qu’à ce que ça fonctionne trop. Et me voilà au milieu de la nuit, chambre 310 de la maternité de La Rochelle, mon petit bout d’un peu plus de trois kilos dans les bras, mon compagnon en train de caler le coussin d’allaitement d’un côté du lit, une puéricultrice de l’autre qui m’aide à positionner la bouche de ma fille sur mon sein trop tendu pour elle. Verdict : j’ai bien plus de lait qu’il n’en faut pour Zoé.  « Vous êtes une super candidate pour le lactarium », me sourit la professionnelle. C’est la première fois que j’entends ce mot. « Si vous en avez envie, vous pourrez donner votre lait pour les bébés prématurés », me glisse-t-elle. C’est dit avec douceur, sans injonction. Elle me conseille d’attendre quelques semaines que ma lactation se mette bien en place et se stabilise. Je trouverai alors toutes les informations sur le site Internet de l’hôpital. Et là, ça me frappe. Pour la première fois depuis que je suis entrée dans cette chambre, je réalise qu’il y a un autre monde que ce cocon que j’ai créé avec ma nouvelle famille. Un monde où l’accouchement ne s’est pas déroulé comme prévu, où le bébé est né bien trop tôt, où on craint peut-être même pour sa survie.  En France, 55 000 bébés viennent au monde prématurément chaque année. Cela représente 6,9 % des naissances. Ces bébés-là ne peuvent pas boire de lait en poudre, inadapté à leurs besoins. Le lait maternel est un médicament pour eux.Bien sûr, on encourage leurs mamans à […]

Técarthérapie : une pratique qui gagne du terrain chez les sages-femmes
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Técarthérapie : une pratique qui gagne du terrain chez les sages-femmes

Une patiente qui souffre de dyspareunies persistantes après son accouchement. Une autre qui peine à reprendre une activité physique à cause de pesanteurs pelviennes… Face à ces situations pour lesquelles les outils conventionnels montrent parfois leurs limites, certaines sages-femmes ont intégré un appareil de técarthérapie à leur pratique.  Depuis une dizaine d’années, cette technologie de radiofréquence, venue de la médecine du sport, de la kinésithérapie et de l’esthétique, s’invite progressivement dans les cabinets. La técarthérapie s’est diffusée en France au milieu des années 2000, notamment sous l’impulsion de professionnelles, parmi lesquelles la sage-femme Chantal Fabre-Clergue, en lien avec le Pr Pierre Marès.  Le développement de la técarthérapie s’inscrit dans un contexte d’essor des compétences et de l’exercice libéral des sages-femmes. Environ un tiers de la profession exerce aujourd’hui en libéral ou en activité mixte, selon l’Ordre et la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), contre environ une sur cinq au début des années 2010. Les principaux fabricants présents sur ce marché, comme Indiba ou Winback, revendiquent plusieurs milliers d’utilisateurs et plusieurs centaines de sages-femmes formées en France, majoritairement en libéral. “ Lors d’une première séance, une patiente en a pleuré. Le soin, la chaleur…  ” Audrey Horvat, sage-femme libérale Améliorer la qualité de vie des patientes Installée en libéral à Rennes (Ille-et-Vilaine), Audrey Horvat en fait partie. Depuis un an, la praticienne utilise la técarthérapie dans différentes situations de post-partum. Certaines sages-femmes disent également y recourir comme soin de support dans l’accompagnement de douleurs pelviennes chroniques, dysménorrhées ou vulvodynies, en complément d’autres prises en charge. Son appareil combine plusieurs courants (Técar, Hi-Tens et Hi-EMS), illustrant l’évolution du marché vers des dispositifs dépassant la seule radiofréquence. « Je n’avais aucun problème à adresser mes patientes auparavant. Une fois convaincue par une consœur, je me suis rapidement équipée. » […]

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Que deviennent les maternités après leur fermeture ? L’exemple du CPP de Falaise.

« Au CPP, on fait TOUT, sauf l’accouchement ! »… s’exclame Élisabeth Onnée, sage-femme du Réseau de périnatalité de Normandie (RPN) et membre de la dream team des cinq sages-femmes du CPP de Falaise, ville du Calvados de 7 680 habitants. L’avantage d’un CPP ? Tout est sur place ! C’est une chance pour les patientes, à une époque où de plus en plus de maternités leur demandent d’aller se débrouiller ailleurs pour l’entretien prénatal, le projet et la préparation à la naissance… La maïeuticienne se souvient du coup dur lorsque sa maternité a fermé, il y a onze ans, le 30 septembre 2015 : « On s’est dit qu’il resterait derrière un service de consultation, mais on n’avait aucune visibilité sur sa pérennité, c’était violent. Malgré la mobilisation de la population et des professionnels de santé, on ne nous a même pas donné six mois pour laisser accoucher nos patientes qui étaient au milieu de leur grossesse. Du jour au lendemain, c’était fini. » Mais désormais, quand une maternité devient un CPP, elle suit un cahier des charges précis, établi par les ARS en 2023.  « Tout le monde est choyé, vraiment ! » Témoignage de Sarah, 37 ans, patiente du CPP Sarah est la maman d’un petit Noah de deux mois et d’une grande Théa de 2 ans et demi : « J’ai été suivie au CPP et j’ai accouché de mes deux enfants à la maternité d’Argentan. Ce qui est chouette, c’est qu’une partie de l’équipe de Falaise est aussi à Argentan. Dans nos entourages, on fait une grosse promo du CPP comme de la maternité, parce qu’on s’y est vraiment sentis bien à chaque fois, avec mon partenaire. Je me suis posé plein de questions avec l’arrivée du deuxième… Pour l’ainée, ce n’est pas évident d’accueillir un petit frère. J’étais très contente de savoir que j’allais bénéficier d’écoute à ce sujet, […]

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Accompagner les femmes enceintes et les mères à la rue : l’alliance entre le médical et le social (2e partie)

« L’ESI Georgette Agutte est réservé aux femmes enceintes et aux mères. L’accès à l’établissement est interdit aux hommes. » L’affiche est collée sur la porte d’entrée du lieu d’accueil, situé dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Le message est traduit en plusieurs langues. Ce lieu d’accueil de jour, géré par une association, est autant un lieu de vie qu’un lieu de suivi social. L’équipe fixe se compose de trois accompagnantes éducatives et sociales, trois éducateurs spécialisés (au moment de la rédaction de cet article, ils sont en sous-effectif et sont seulement deux), et une psychologue à temps plein.  Des intervenantes extérieures de la PMI Hors les murs, viennent chaque semaine pour y faire des entretiens, dans une démarche « d’aller vers » : deux sages-femmes pour les mères et une infirmière puéricultrice pour les enfants. Des bénévoles peuvent venir ponctuellement animer des ateliers. L’ESI Georgette Agutte est un lieu de vie accueillant, où les femmes et leurs enfants peuvent non seulement se (re)poser et créer des liens sociaux, mais aussi bénéficier d’un suivi psychomédico-social avec l’équipe en place. Dans quel état psychique se trouvent ces femmes et ces enfants ?  Alexis : Les femmes migrantes se maintiennent car il faut qu’elles amènent leurs enfants à l’école, qu’elles leur fassent à manger, qu’ils prennent leur douche, qu’ils fassent leurs devoirs… Elles ont un rythme de vie. On les appelle « les invisibles ». On ne les voit pas car elles font comme tout le monde. Nous avons eu des femmes seules, de grandes marginales tombées enceintes, ce n’est pas le même profil que les migrantes avec leurs enfants. Pour ces grandes marginales, c’est très difficile, car elles sont dans les schémas de précarisation, ce qu’on appelait avant vulgairement « la clochardisation ». Elles vivent totalement déconnectées de la réalité pour se protéger. Souvent, ces femmes seules se dégradent au niveau de […]

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Devenir maman solo en 2026

« La plupart des futures mamans et mamans qui font le choix de l’AMP (assistance médicale à la procréation) solo, font ce choix de manière très assumée. Ce sont des battantes qui ont un courage extraordinaire. » C’est ce qu’observe Hélène François, sage-femme libérale à Marcq-en-Barœul, dans le Nord, où les femmes qui ont ce parcours sont de plus en plus nombreuses à venir la consulter.   « Ce sont des battantes qui ont un courage extraordinaire » Hélène François, sage-femme libérale  Et il en faut du courage pour élever seule des enfants dans une société dans laquelle « cela gêne qu’on puisse faire le choix de se passer d’un homme pour faire famille », constate Chloé Toulet, présidente de l’association Mam’ensolo. Pour elle, ce modèle familial qui est le sien et celui des membres de son asso – de femmes faisant le choix de la maternité en solo, par PMA ou par adoption – ne rentrera jamais dans la norme en raison de cette toute-puissance de la vision patriarcale du couple, qui est inscrite jusque dans la loi.  Pourtant, tout profil de parentalité confondu (seule, après une séparation, etc.), « un quart des familles sont monoparentales en France. Et dans des grandes villes comme Paris, ou encore dans les outre-mer, c’est une famille sur trois, voire une sur deux. On pourrait donc se dire que ce modèle est en train de devenir une norme parmi d’autres », nuance Olivia Barreau, à la tête de l’association de soutien aux familles monoparentales Moi & Mes enfants. Et pour la majorité, il s’agit de familles monomarentales, puisque dans 82 % de ces familles, c’est une femme qui est la cheffe de famille.  Les mamans solos peuvent aussi être les premières !  Et les mères solos qui ont fait le choix de l’être sont les premières pour les demandes enregistrées de dons de […]

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Accompagner les femmes enceintes et les mères à la rue : l’alliance entre le médical et le social (Partie 1). Immersion au sein de l’ESI Georgette-Agutte à Paris

« L’ESI Georgette-Agutte est réservé aux femmes enceintes et aux mères. L’accès à l’établissement est interdit aux hommes. » L’affiche est collée sur la porte du lieu d’accueil, situé dans le XVIIIème arrondissement de Paris. Le message est traduit en plusieurs langues.  Ce lieu d’accueil de jour, géré par une association, est autant un lieu de vie qu’un lieu de suivi social. L’équipe fixe se compose de trois accompagnantes éducatives et sociales, trois éducateurs spécialisés (au moment de la rédaction de cet article, ils sont en sous-effectif et sont seulement deux), et une psychologue à temps plein.  Des intervenantes extérieures de la PMI Hors les murs, viennent chaque semaine pour y faire des entretiens, dans une démarche « d’aller-vers » : deux sages-femmes pour les mères et une infirmière puéricultrice pour les enfants. Des bénévoles peuvent venir ponctuellement animer des ateliers. La structure est ouverte au public du mardi au samedi, de 9 h 15 à 16 h 30 et met à disposition pour ces familles une grande salle de vie collective, une cuisine, une laverie, une bagagerie, une salle de bains, une salle de repos, une cour extérieure… Les pièces sont spacieuses et lumineuses, adaptées pour accueillir les dizaines de femmes et enfants qui viennent s’y présenter. L’ESI Georgette Agutte est un lieu de vie accueillant, où les femmes et leurs enfants peuvent non seulement se (re)poser et créer des liens sociaux, mais aussi bénéficier d’un suivi psychomédicosocial avec l’équipe en place. Qui sont les femmes « à la rue » que vous accueillez ? Est-ce que « à la rue » signifie qu’elles sont dans la rue, sur le trottoir ?  Maud (infirmière) : Pour la grande majorité, ce sont des femmes exilées qui fuient un pays, une zone de conflit, ou des conditions de vie violentes (mariage forcé, excision, violences conjugales et familiales…). Durant leur parcours migratoire, elles peuvent subir des violences sexuelles. […]

L’éducatrice de jeunes enfants Christelle Bardez anime un atelier d’apaisement et relaxation de l’enfant avec son parent.
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L’Association 1 000 jours ensemble, espace d’entraide et de soutien à la parentalité 

Créée en 2022, l’Association 1 000 jours ensemble accompagne les familles du début de la grossesse jusqu’aux trois ans de l’enfant, en proposant des ateliers thématiques et des temps d’échanges. Le projet est né de la rencontre entre la sage-femme Bertille Sève et d’autres professionnelles de la périnatalité : la psychologue Marie Canteloup-Escure, l’infirmière puéricultrice Alice Gioberti et la kinésithérapeute Estelle Calvo. Ensemble, elles ouvrent d’abord le cabinet périnatal La Chrysalide, pour accompagner les femmes avant et après la grossesse. Mais rapidement, vient l’idée d’aller plus loin en créant une association consacrée à la parentalité.  L’union des compétences pour accompagner les familles « En tant que sage-femme, je proposais à mes patientes les séances classiques de préparation à la naissance, mais j’ai senti que ce n’était pas suffisant. Avec les professionnelles de l’Association 1 000 jours ensemble, on a réalisé qu’on partageait la même envie de faire un accompagnement post-natal, et de créer un espace d’échanges et de soutien pour les parents », explique Bertille Sève, sage-femme et présidente de l’association. Alice Gioberti, infirmière puéricultrice, ajoute : « Il existait déjà quelques associations sur le territoire, mais finalement assez peu de ressources par rapport aux besoins identifiés.Les familles exprimaient le besoin d’être accompagnées, de se rencontrer et de rompre avec l’isolement. De là est née l’idée de créer une association avec des ateliers et des groupes d’entraide. Au fur et à mesure, on a affiné les propositions par rapport aux demandes des familles. » Soutenue par la pédopsychiatre Claire Van den Hove et des médecins, dont la pédiatre Bernadette Lavollay, l’Association 1 000 jours ensemble est lancée en 2022. Des professionnel.le.s aux profils variés (éducateur·rice·s spécialisé·e·s, pompiers, diététicien·ne·s, sophrologues…) ont rejoint les praticiennes de La Chrysalide et aujourd’hui, une grande diversité d’ateliers est proposée, comme l’initiation aux gestes de premiers secours, la santé environnementale, l’éveil psychomoteur, la diversification alimentaire, […]

Verdun, une seule maternité pour tout un département
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Verdun, une seule maternité pour tout un département

Pourtant, avec moins de 1  000 accouchements par an, la petite maternité lorraine pourrait être visée par une fermeture, comme le préconise l’Académie de médecine dans un rapport publié en mars 2023. Comment s’organisent les parturientes et les services de soin dans la situation actuelle ?  Et surtout, pourrait-on voir disparaître le dernier plateau technique de la Meuse ? « Pour mon premier, j’ai accouché au mois de décembre, se remémore Angélique Camus-Noël. On avait de la neige, du verglas, et arrivés à Verdun, on m’a dit que ce n’étaient pas des contractions de travail. J’ai dû rentrer chez moi, alors que j’avais 1h15 de route. » Le lendemain, rebelote ! Elle enchaîne les kilomètres en pensant que le moment est arrivé, avant que l’hôpital ne l’autorise à rester en chambre. Cette Meusienne a mis au monde ses deux enfants à Verdun,sa maternité de secteur située pourtant à une cinquantaine de kilomètres de chez elle. « J’habite dans un petit village près de Montmédy, et pour me rendre à Verdun, je dois passer par le bois des Caures. Cela signifie plusieurs kilomètres boisés, sans réseau… J’appréhendais beaucoup ce moment », se rappelle-t-elle. Une situation stressante, d’autant plus que la jeune femme n’avait à l’époque pas bénéficié de préparation à l’accouchement. « Je n’ai eu aucun cours, car il aurait fallu aller à Verdun. Ça me faisait beaucoup trop de kilomètres et d’essence, juste pour une heure. » « La petite est née dans la voiture » De son côté, Charlène Collet réside à Cheppy, petit village de 156 âmes à un peu moins d’une heure de Verdun. En avril dernier, elle met au monde sa petite fille et vit une expérience semblable.« J’ai commencé à avoir des contractions vers cinq heures du matin. En arrivant à l’hôpital, j’ai fait des examens et ils m’ont dit que le col n’était pas assez ouvert. J’ai […]

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Centre de santé communautaire, réponse au manque d’accès aux soins gynécologiques en milieu rural ?

L’Atelier en santé s’est implanté dans le centre du Finistère, à Plounéour-Ménez, il y a un an. Ce centre de santé communautaire se veut être une réponse au manque de professionnels de santé dans le secteur, mais son projet est bien plus large. Il inclut toute une population pour proposer une prise en charge globale, y compris sur le plan gynécologique et obstétrical. Parmi les soignants, il y a Morgan Lever-Crue, sage-femme.  « Une oasis dans le désert ». C’est avec ces mots qu’Elizabeth décrit le centre de santé communautaire implanté à Plounéour–Ménez. « Ploun » pour les gens du cru. Quand on y arrive, ce ne sont pourtant pas les premiers mots qui viennent à l’esprit. Le bourg voisin, tout de granit et de toits ardoisés, laisse peu de place au doute : nous sommes en Bretagne. Un Algeco® gris trône au fond d’un parking, où pas une des 1 300 âmes de la commune ne traine ce lundi matin. Mais dès que l’on pousse la porte du préfabriqué, une vague de chaleur nous envahit. Chaleur humaine, s’entend. Bienvenue à l’Atelier en santé qui a ouvert ses portes en décembre 2024, en plein centre du Finistère. Bien sûr, l’Algeco®, c’est temporaire, le temps de rénover l’ancienne bibliothèque de la ville pour s’installer dans des locaux en dur. Cela permettait de lancer le projet, mûri pendant cinq ans. En 2019, trois médecins généralistes implantés dans la rade de Brest et un salarié agricole veulent proposer du soin autrement. Décidés à rester dans leur département, ils regardent la carte des déserts médicaux et identifient les zones rouges. « OK, notre centre de santé, il faut le faire là », se mettent-ils d’accord, pointant cette zone aux portes des Monts d’Arrée. À ce moment-là, il y a quatre généralistes en libéral pour 10 000 habitants.En 2024, ils ne sont plus que 2,7. […]