Bleu-Blanc-Cœur : « Du sol au lait maternel »

Le 25 mars 2025, Bleu-Blanc-Cœur présentait les résultats d’une nouvelle étude scientifique confirmant l’importance du mode de production des aliments sur la santé, en particulier à travers la qualité du lait maternel. Thierry Marx, chef doublement étoilé et porte-parole Bleu-Blanc-Cœur était présent à la conférence de presse, ainsi que Pierre Weill, co-fondateur et Nathalie Kerhoas, présidente.

Le lin contient 55 à 60 % d’oméga-3. Dans les filières Bleu-Blanc-Cœur, il entre pour une large part dans le menu des animaux. Ici, Luc Rougeaux - producteur de lin pour la filière Bleu-Blanc - Coeur en Eure-et-Loir (28). © BBC

Bleu-Blanc-Cœur est une démarche agricole et alimentaire visant à améliorer la qualité nutritionnelle de notre alimentation. Et aussi à préserver l’environnement. Comment ? En construisant des filières de qualité. Les agriculteurs et éleveurs Bleu-Blanc-Cœur s’engagent dans un parcours vertueux, en diversifiant l’alimentation de leurs animaux avec des fourrages et des graines naturellement riches en -omega 3 (herbe, luzerne, lin, féverole…). Grâce à ces bonnes pratiques, leurs produits sont plus denses nutritionnellement (notamment en oméga 3) et moins impactants pour l’environnement (en moyenne 20 % d’impact carbone en moins). Au lieu d’avaler du soja, encore du soja, toujours du soja, pauvre en nutriments – culture riche en oméga 6, emblématique des monocultures et importé du bout du monde – les animaux Bleu-Blanc-Cœur mangent de l’herbe, du lin, de la luzerne poussés sur le sol de France.

Conférence de presse pour présenter les résultats de la sixième étude clinique Bleu-Blanc-Cœur. À droite : Thierry Marx, à gauche Nathalie Kerhoas, au centre Pierre Weill, co-fondateur de Bleu-Blanc-Cœur. © BBC

Appauvrissement du lait maternel 
Le lait maternel est un véritable concentré de bienfaits pour le bébé, lui fournissant les éléments essentiels pour grandir, développer son système immunitaire et construire sa santé actuelle et future. Sa composition si précieuse a pourtant été chahutée en quelques décennies, dans le sens d’un appauvrissement : par exemple, le rapport omega 6 / omega 3 du lait maternel est passé en France d’un rapport de 5 sur 1 dans les années 1960 à un rapport de 15 sur 1 aujourd’hui. Les conséquences sont importantes, car les oméga 3 sont le premier composant du cerveau du bébé et ils participent à la régulation de l’inflammation dans notre corps.

Depuis le 30 mai 2024, Bleu-Blanc-Cœur a adopté le statut de Société coopérative d’intérêts collectifs (SCIC) pour s’ancrer pleinement dans l’économie sociale et solidaire (ESS). Une SCIC est une Société coopérative d’intérêt collectif, à gestion désintéressée, d’utilité sociale.

En 2025, Bleu-Blanc-Cœur figure au palmarès des « Best Workplaces » France, les entreprises où il fait bon travailler. 

Nouvelle étude Bleu-Blanc-Cœur 

Cette étude visait à démontrer que la qualité de notre alimentation dépend du mode de production des aliments. Plus précisément, il s’agissait de mesurer l’impact et les répercussions de ce que mangent les poules, les vaches et les sols qui nourrissent les mamans, sur la composition de leur lait maternel et du microbiote de leur bébé.

Méthodologie

Près de 60 femmes enceintes en intention d’allaiter ont été recrutées par les médecins du CHU de Rennes lors de la visite du sixième mois. Par tirage au sort, elles ont été réparties en deux groupes : un groupe consommant une alimentation Bleu-Blanc-Cœur et un groupe témoin consommant la même alimentation, mais composée d’aliments standards. Le lait maternel des participantes a été analysé à deux reprises (à J21 et à J45) après l’accouchement afin de mesurer les concentrations en acides gras et en autres nutriments. Le microbiote du bébé a quant à lui été analysé à J+21 après sa naissance.

Des résultats concluants

L’étude, menée auprès de femmes allaitantes, a démontré que la consommation de produits Bleu-Blanc-Cœur dès le septième mois de grossesse :

• Augmente significativement de 75 % les niveaux d’ALA (acide alpha-linolénique, précurseur des oméga 3) et de 52 % les oméga 3 dans le lait maternel des «mamans Bleu-Blanc-Cœur » versus les « mamans conventionnelles » ; Les oméga 3 sont essentiels au développement cérébral et visuel du nourrisson.

• Améliore la qualité nutritionnelle globale du lait maternel, avec un meilleur profil lipidique en oméga 3 et aussi significativement plus de protéines de l’immunité et du développement, et d’autres nutriments importants (immunoglobulines, hormones, HMO = Human Milk Oligosaccharides) qui sont toujours présents dans le lait maternel, mais avec des taux variables.

• Favorise un développement plus harmonieux du microbiote intestinal du nouveau-né avec une diversité microbienne plus élevée.

• Diminue l’empreinte environnementale des menus (-4,5 % versus le menu conventionnel testé). 

Tout vient du sol

Ces données scientifiques inédites prouvent l’influence de l’alimentation des poules, des vaches et de la qualité des sols sur la composition du lait maternel et le microbiote du bébé.

Elles valident le bien-fondé de la démarche Bleu-Blanc-Cœur qui améliore la densité nutritionnelle de nos assiettes par un changement des modes de production agricole (sans changer fondamentalement les habitudes alimentaires des gens).

D’où viennent les omega 3 ?

Les oméga 3 proviennent de notre alimentation, et notre corps peut aussi en fabriquer, mais en petite quantité.

À partir d’ALA (acide alpha-linolénique), le corps peut fabriquer d’autres acides gras omega 3, notamment EPA (acides eïcosapentaènoïque) et DHA (docosahexaènoïque) ; voir schéma explicatif ci-dessous. ALA se trouve principalement dans l’herbe, les algues, les graines de lin et de colza, les noix, ainsi que dans le lait, les œufs et la viande d’animaux nourris avec ces végétaux et graines. 


Principaux acides gras Omega 3  : ALA, EPA, DHA

Cependant, cette transformation produit une trop petite quantité d’omega 3, et s’avère insuffisante pour couvrir nos besoins. Le corps a besoin d’un coup de main et nous pouvons l’aider en apportant ces omega 3 directement dans nos assiettes.  Ils se retrouvent dans les poissons gras comme la sardine, le maquereau, le hareng, l’anchois, le saumon et le thon, mais aussi chez les animaux terrestres, comme ceux de la filière Bleu-Blanc-Cœur.

Il est recommandé aux femmes allaitantes de consommer environ 2,5 g d’ALA par jour, soit 1 % de leurs apports énergétiques. Pourtant, en France, leur consommation moyenne est de seulement 0,4 % des apports ­énergétiques. Alors que les omega 3 sont essentiels pour la santé, aujourd’hui 99 % des femmes en âge de procréer n’en consomment pas assez. 

LA DÉMARCHE BLEU-BLANC-CœUR

Les animaux de la filière Bleu-Blanc-Cœur consomment une grande variété de plantes contenant de l’ALA, telles que le lin, la luzerne, le lupin et l’herbe. Leur organisme étant capable de transformer l’ALA en EPA et DHA, leurs viandes, œufs, beurres et produits laitiers contiennent deux à trois fois plus d’Omega 3. Ces produits sont facilement identifiables par le logo Bleu-Blanc-Cœur et sont présents dans tous les types de distribution, en restauration commerciale et collective, dans les marchés de producteurs fermiers comme dans les grandes surfaces. 

Rejoignez la communauté ! 

Site web : bleu-blanc-coeur.org

 Stéphane Cadé