Parcours périnatalité
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Mission périnatalité : les sages-femmes donnent l’alerte

Réunissant Loïc Sentilhes, Elsa Kermorvant, Marie-Pierre Bonnet et la sage-femme libérale Eliette Bruneau, elle devait proposer des mesures pour améliorer l’ensemble du parcours, de la grossesse au post-partum. Ses premières propositions, présentées le 1er juillet, portaient sur la gouvernance, la qualité et la sécurité des soins, ainsi que l’égalité d’accès. « Les sages-femmes n’ont pas été entendues » Coprésidente de l’Association nationale des sages-femmes libérales (ANSFL), Eliette Bruneau refuse de signer le rapport. Dans une lettre datée du 22 septembre, elle dénonce une vision trop centrée sur l’hôpital, malgré l’intention initiale « d’intégrer, par ma candidature, à la fois la ville, par rapport à l’hôpital, et la profession de sage-femme ». Elle soutient néanmoins plusieurs propositions, notamment le soutien aux PMI et le principe de « zéro séparation » entre parents et -nouveau-né. La méthode et les priorités contestées Le Collège national des sages-femmes de France (CNSF) se désolidarise du rapport final et soutient Eliette Bruneau. Le départ de cette dernière traduit, selon le CNSF, « l’impossibilité de poursuivre des travaux dont le cadre n’a jamais permis de garantir la rigueur scientifique, ni d’engager de véritables concertations ». Sa critique porte donc d’abord sur la méthode : il déplore l’absence d’association des sociétés savantes en amont et juge insuffisantes la concertation et les garanties de rigueur scientifique. Le CNSF rejoint en cela le CNGOF, qui a exprimé, dès le 2 mars, de vives réserves et une opposition claire quant à la méthodologie employée par le gouvernement pour le chantier de la mission périnatalité. Le CNSF reste néanmoins disponible pour contribuer aux travaux. L’Union nationale et syndicale des sages-femmes (UNSSF) salue le travail accompli ainsi que l’engagement d’Eliette Bruneau, mais regrette la place insuffisante accordée à la prévention de proximité et à la coopération entre ville et hôpital. Elle demande l’ouverture rapide d’un espace de travail associant les organisations représentatives des […]

Arrêts de travail : les nouveaux plafonds depuis septembre
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Arrêts de travail : nouveaux plafonds depuis septembre

Une durée supérieure reste possible si la situation du patient le justifie. Le prescripteur doit en préciser les raisons médicales sur la prescription, en tenant compte des recommandations de la Haute Autorité de santé lorsqu’elles existent. Dans tous les cas, l’arrêt doit mentionner les éléments médicaux justifiant l’interruption du travail. Source : info.gouv.fr, 2 septembre 2026

Illustration sur le financement des études par le don d’ovocytes
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Payer ses études avec ses ovocytes

Les campus d’élite ont la cote Oxford, Cambridge, Ivy League américaine… Le prestige universitaire attire aussi les recruteurs de donneuses d’ovocytes. Jemimah, 21 ans, étudiante à Édimbourg, raconte avoir été approchée par deux sociétés étrangères lui proposant entre 3 000 et 9 000 livres. Elle qui cumule travail dans un café et livraisons a décidé de dire « yes ». À Cambridge, Ellie, du même âge, affirme avoir reçu 10 000 livres grâce à ses dons. De quoi quitter ses deux emplois, rembourser ses dettes et profiter enfin de la vie universitaire. Relayés par la revue L’ADN et Radio France, ces récits éclairent une pratique dont l’ampleur reste difficile à mesurer. Des profils sélectionnés à la carte Le prestige universitaire n’est pas le seul critère recherché. Aux États-Unis, MyEggBank permet de filtrer les donneuses selon la couleur des cheveux et des yeux, la taille ou l’origine ethnique déclarée. Tulip consacre une page aux donneuses rousses, présentées comme difficiles à trouver, et propose de combiner chevelure rousse, yeux verts et études dans l’Ivy League… Autant d’arguments commerciaux. Un « job étudiant » pas comme les autres Sur TikTok, les donneuses racontent les sommes perçues, l’intervention, la satisfaction d’aider une famille, mais aussi les douleurs et complications. Derrière les promesses financières, le don reste un acte médical associant stimulation hormonale et ponction ovocytaire, avec notamment un risque d’hyperstimulation ovarienne. Au Royaume-Uni, la rémunération du don d’ovocytes demeure interdite. Une indemnisation est possible, pour un montant maximum de 985 livres par cycle, avec remboursement supplémentaire possible de certains frais. Les offres étrangères dépassent largement ce plafond. Dans le contexte de précarité économique partagé par de nombreuses étudiantes, l’argent est bienvenu. C’est aussi ce qui rend ces offres troublantes : quelle est la liberté de choix lorsque donner ses ovocytes permet d’échapper aux fins de mois difficiles ?

Un guide pour accompagner la grossesse et le post-partum © Santé publique France
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Un guide pour accompagner la grossesse et le post-partum

Le document aborde notamment les besoins nutritionnels, les compléments alimentaires, l’alcool, la prévention de la listériose, de la toxoplasmose et du cytomégalovirus, les perturbateurs endocriniens, la prise de poids et le diabète gestationnel. Il traite également de l’allaitement, de la reprise de l’activité physique, des rééducations périnéale et abdominale, de la sexualité et de la santé psychique en période périnatale. Par son format pratique, ce guide peut servir de support d’information lors des consultations et des séances de préparation à la naissance.  Une affiche détachable rassemble les principales recommandations alimentaires et les précautions propres à la grossesse : 

Femme enceinte en Afghanistan
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Afghanistan : les talibans asphyxient la santé maternelle

Des soins toujours plus difficiles d’accès Les restrictions de déplacement imposées aux femmes, les obstacles à la consultation de médecins hommes et les contraintes pesant sur les organisations humanitaires compliquent chaque étape du parcours de soins. Dans les zones rurales, certaines femmes enceintes doivent voyager plusieurs heures avant de trouver une structure encore ouverte. Elles y parviennent parfois dans un état critique, avec une hémorragie, une éclampsie ou une autre complication qui aurait nécessité une prise en charge plus précoce. La relève des sages-femmes compromise En décembre 2024, les talibans ont interdit aux femmes de suivre des formations en soins infirmiers et en maïeutique. Cette décision compromet le renouvellement des soignantes, alors que l’accès des Afghanes aux professionnels de santé masculins est fortement restreint. La pénurie est déjà perceptible. Privées de salaire ou confrontées à la fermeture de leur centre, des sages-femmes quittent leur poste, laissant parfois plusieurs villages sans assistance obstétricale qualifiée. Une situation particulièrement préoccupante dans un pays où les naissances restent nombreuses et les infrastructures hospitalières très limitées. Le recul de l’aide américaine aggrave la crise Les coupes décidées en 2025 dans l’aide américaine ont fragilisé davantage un système déjà exsangue. Selon les Nations unies, plus de 420 établissements de santé ont fermé cette année-là faute de financement, privant trois millions de personnes de soins essentiels. L’UNFPA estime que l’arrêt du soutien américain pourrait entraîner, entre 2025 et 2028, 1 200 décès maternels supplémentaires et 109 000 grossesses non désirées. Restrictions imposées par les talibans, pauvreté, isolement et recul de l’aide internationale se conjuguent ainsi pour éloigner les Afghanes de soins obstétricaux sûrs. Chaque centre fermé et chaque sage-femme contrainte de partir transforment des complications évitables en risques mortels. Source : OpenDemocracy, 23 juillet 2026

Illustration d’un appel au SAMU, urgence accouchement
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Renvoyée par la maternité, elle accouche dans sa baignoire

Le 8 juillet, Chloé Dubosq, 33 ans, se rend à la polyclinique du Parc, près de Caen, pour un décollement des membranes. Elle rentre ensuite à la maison pour attendre patiemment l’entrée en travail. Ce ne sera pas long !  Après quelques heures, des contractions régulières la ramènent à la maternité. Mais la sage-femme qui l’examine conclut à une fausse alerte et l’invite à rentrer chez elle. Le lendemain matin, les contractions s’intensifient brutalement. Dans son bain, Chloé comprend qu’il est trop tard pour repartir : « Appelle les pompiers, la tête est là ! » Son conjoint compose le 18 et prononce deux phrases coup sur coup, des mots qu’il n’est pas prêt d’oublier : « Dépêchez-vous, on voit la tête. » Puis, le temps de reprendre son souffle : « Dépêchez-vous, le bébé est né. » Sans assistance médicale, avant l’arrivée des secours, Chloé vient de mettre au monde Camille dans sa baignoire. La petite fille, qui pesait 2,1 kg pour 44 cm, se porte bien. Mais sa mère reste marquée par cette naissance aussi fulgurante que périlleuse : « J’aurais aimé qu’on me prenne au sérieux quand je me suis présentée la veille au soir. »

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Préservatifs non conformes : l’alerte des autorités

La DGCCRF et la Direction générale de la santé ont signalé, le 21 août, une trentaine de références de préservatifs vendues en ligne sans marquage CE ni évaluation de conformité européenne. Les références et lots rappelés peuvent être vérifiés sur le site RappelConso. Par ailleurs, deux références pourtant marquées CE, présentant un risque d’éclatement ou des perforations, ont entraîné le rappel d’environ 260 000 préservatifs.  Les marques citées comprennent Friday Bae, Okamoto, Sagami et My Lubie. Les personnes ayant utilisé un produit concerné sont invitées à effectuer un dépistage des infections sexuellement transmissibles et, en cas de retard de règles, un test de grossesse.

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Mortalité infantile : l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) appelle à redonner la priorité à la périnatalité

Une hausse portée par la mortalité néonatale En 2024, 2 709 enfants sont décédés avant leur premier anniversaire, soit un décès pour 250 naissances vivantes. La hausse observée depuis 2011 s’explique exclusivement par celle de la mortalité néonatale, entre la naissance et le 27e jour, tandis que la mortalité post-néonatale est restée stable. Troisième dans l’Union européenne entre 1996 et 2000, la France occupe le 23e rang depuis 2022. Si elle avait atteint la moyenne européenne de 3,3 ‰ en 2024, 529 décès de moins auraient été enregistrés, calcule l’Igas. Des facteurs démographiques, sanitaires et sociaux Le rapport attribue un rôle prédominant aux facteurs populationnels favorisant notamment la grande et l’extrême prématurité, responsables de l’essentiel de la mortalité néonatale. Il cite l’élévation de l’âge maternel, les grossesses multiples, le surpoids, l’obésité et certaines complications maternelles. La précarité et les difficultés d’accès à la prévention et aux soins aggravent également les risques. Entre 2004 et 2022, le taux moyen variait de 2,2 ‰ chez les enfants de femmes cadres à 5,1 ‰ lorsque les mères étaient inactives ou de catégorie sociale inconnue. Les inégalités territoriales sont particulièrement marquées dans les outre-mer et en Île-de-France. Pas de modèle unique pour les maternités L’Igas ne met pas en évidence de lien direct entre les restructurations des maternités et la hausse de la mortalité infantile. Les comparaisons internationales ne permettent pas non plus de dégager un modèle territorial optimal. Un relèvement du seuil minimal d’activité, fixé à 300 accouchements annuels, ne constituerait donc pas à lui seul une réponse adaptée. Les décisions de maintien ou de fermeture devraient reposer sur la sécurité sanitaire et sur un diagnostic partagé des besoins locaux. Agir sur l’ensemble du parcours L’Igas recommande d’améliorer la prévention et le repérage des grossesses à risque, puis de renforcer la prise en […]

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Doctogouine, sage-femme et militante pour les droits LGBTQ+

Pourquoi sage-femme ?  J’ai voulu être sage-femme avant tout pour m’occuper des femmes. Même si je suis très heureuse de m’occuper des bébés également. En parallèle de mes études, j’ai commencé à militer dans des associations féministes. A ce moment-là j’avais vraiment la sensation qu’avoir choisi ce travail était une évidence. Où travaillez-vous ?  Après mes études, je suis partie travailler à Paris, dans une maternité de niveau 1, pendant un an. Ensuite, j’ai choisi de travailler dans une maternité de niveau 3, puis j’ai finalement décidé de revenir dans ma maternité de niveau 1. Depuis septembre 2025 je suis quasiment à mi-temps à l’hôpital et à mi-temps en activité libérale dans un cabinet. Pourquoi le niveau 1 ? J’aime beaucoup la physiologie et la prise en charge en maternité de niveau 1 n’est pas la même. La différence se voit sur des micro-détails : par exemple, là où je travaille les monitorings sont sans fil donc la personne a juste deux capteurs sur le ventre et les péridurales sont déambulatoires donc elle peut marcher. Elle peut accoucher accroupie si elle a envie, elle peut accoucher à quatre pattes si elle a envie. Il y a un vrai respect de la naissance que je n’ai pas trouvé en niveau 3. Pourquoi avoir lancé Doctogouine ?  J’ai passé quelques diplômes universitaires dont un qui s’appelle diplôme universitaire de santé sexuelle pour tous. Il aborde la santé sexuelle sous un autre prisme que le prisme cisgenre, hétérosexuel, blanc, valide, etc. C’était très intéressant, mais le cours sur la santé sexuelle lesbienne durait vingt minutes, alors que tous les autres cours duraient une heure. Suite à ce diplôme universitaire, j’ai eu envie d’écrire un « zine » sur le sujet. Pour le diffuser j’ai créé le compte instagram Doctogouine. Et depuis c’est devenu une plate-forme où je peux partager des informations à […]