Selon le président de la commission, Arthur Delaporte, « à l’issue de cette commission d’enquête, le verdict est sans appel : cette plateforme expose en toute connaissance de cause nos enfants, nos jeunes, à des contenus toxiques, dangereux, addictifs ». Quatre dégâts indéniables ont été identifiés : « Le premier est la privation sociale, le second est le manque de sommeil et ses conséquences (anxiété, irritabilité, déficits cognitifs, difficultés d’apprentissage…), le troisième est la fragmentation de l’attention et, enfin, le quatrième dégât fondamental est l’addiction », notent les auteurs de ce rapport….
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Le régime méditerranéen face au risque d’alzheimer
Des profils métaboliques génotype -dépendants L’étude révèle que les associations entre 57 métabolites sanguins et le risque de démence varient en fonction des profils génétiques. Chez les homozygotes APOE4, des métabolites tels que les esters de cholestérol et les sphingomyélines sont fortement associés à un risque accru de démence. Le régime méditerranéen Toutefois, l’étude démontre que l’adhésion au régime méditerranéen module ces métabolites, offrant ainsi un effet protecteur particulièrement marqué chez ces personnes à haut risque. Le régime contribue à réduire l’apport de métabolites (1) délétères et à ralentir le déclin cognitif. Selon Yuxi Liu, chercheuse au Brigham and Women’s Hospital « le régime méditerranéen est le seul dont le lien causal avec des bénéfices cognitifs a été démontré dans des essais cliniques randomisés ». Recommandations de Santé publique D’après les auteurs de l’étude, ces résultats montrent l’importance d’une approche nutritionnelle personnalisée pour la prévention des démences liées à la maladie d’Alzheimer. Yuxi Liu souligne que « cette recommandation diététique s’applique à la population générale mais est d’autant plus importante pour les personnes à haut risque génétique de démence ». Inspiré des habitudes alimentaires des pays du bassin méditerranéen, le régime du même nom privilégie une alimentation riche en aliments végétaux (fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, noix, huile d’olive) et une consommation modérée de poisson, volaille, produits laitiers et vin. Il recommande de limiter les produits transformés, les sucres ajoutés et la viande rouge. (1) Produit de transformation d’un corps organique au sein d’une cellule, d’un tissu ou du milieu sanguin...
Sébastien Lecornu : objectif 5 000 maisons de santé en 2027
Après sa nomination au poste de Premier ministre, Sébastien Lecornu a choisi de dédier son premier déplacement officiel à la santé. Depuis Mâcon, il a annoncé une mesure ambitieuse pour lutter contre les déserts médicaux : l’objectif de 5 000 maisons de santé à l’horizon 2027 (actuellement, le nombre est de 2500). Ces centres de soins regroupent divers praticiens (médecins généralistes, orthophonistes, sages-femmes, infirmiers, etc.), facilitant ainsi l’accès aux soins de proximité. Par proximité, on entend à un maximum de trente minutes de chaque Français. Le défi du manque de médecins L’ambition d’ouvrir de nouveaux centres risque toutefois de se heurter à une réalité prégnante : le manque chronique de personnel médical. De nombreuses maisons de santé existantes peinent déjà à maintenir une offre complète, confrontées au départ à la retraite de leurs praticiens ou à des postes vacants. Un problème d’attractivité Les réactions des syndicats et représentants des médecins sont pour l’instant largement sceptiques. Jean-Christophe Nogrette, secrétaire général adjoint de MG France, se montre prudent sur FranceInfo : « Cela nécessite au moins deux médecins par maison. Ça va faire le recrutement de 10 000 médecins. Où va-t-on les trouver ? » Fabienne Yvon, médecin généraliste et membre du même syndicat, explique sur TF1 que cette situation est due à un manque d’attractivité, évoquant à la fois les contraintes d’exercice et la rémunération. En somme, pour que l’objectif des 5 000 maisons de santé soit couronné de succès, la simple construction de bâtiments ne suffira pas. Une politique globale, axée sur l’attractivité des métiers de la santé et la formation de nouveaux professionnels, est cruciale pour doter ces futures structures du personnel nécessaire....
France : forte baisse de la consommation d’alcool et de drogue chez les ados
Tabac : une chute spectaculaire En 2024, 20 % des jeunes Français de 16 ans ont déjà expérimenté le tabac, soit l’un des taux les plus faibles d’Europe. La proportion de fumeurs quotidiens est passée de 16 % en 2015 à 3,1 % en 2024, divisée par cinq en dix ans, rapprochant la France des pays nordiques les moins consommateurs. Alcool : des niveaux toujours élevés mais plus contenus 68 % des adolescents français ont déjà consommé de l’alcool (70 % des filles, 67 % des garçons), un chiffre inférieur à la moyenne européenne où la plupart des pays dépassent 70 %. L’alcoolisation ponctuelle importante (API) concerne 22 % des jeunes en France contre 30 % dans de nombreux pays, plaçant l’Hexagone dans le tiers des pays les moins consommateurs. Cannabis : recul historique Alors que la France était historiquement parmi les pays les plus consommateurs, l’expérimentation du cannabis a chuté de 31 % en 2015 à 8,4 % en 2024. L’usage mensuel est passé de 17 % à 4,3 %, son plus bas niveau depuis 25 ans. La France figure désormais parmi les pays européens où l’usage de cannabis à 16 ans est le plus faible. Autres drogues illicites : un usage limité En 2024, 3,9 % des jeunes Français ont expérimenté au moins une drogue illicite autre que le cannabis (contre 5 % en moyenne en Europe). La cocaïne arrive en tête (1,7 %), suivie des amphétamines (1,3 %), du crack (1,2 %) et de l’ecstasy/MDMA (1,1 %). La proportion d’expérimentateurs a reculé de moitié en dix ans (7,5 % en 2015). Perspectives Ces résultats soulignent une tendance générale à la baisse des consommations à l’adolescence en Europe, avec une diminution particulièrement marquée en France. Le pays, longtemps classé parmi les plus consommateurs de cannabis et d’alcool, se situe désormais au-dessous de la moyenne européenne pour la plupart des indicateurs d’usage. ...
