Toutes les sages-femmes officiellement docteurs en 2029 ?

« Il est inimaginable de se retrouver dans une situation où les sages-femmes nouvellement diplômées seront docteures et celles des promotions précédentes ne pourraient pas l’être », Jimmy Guichard, sage-femme

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Depuis la rentrée 2024, les sages-femmes suivent un cursus d’études en six ans au lieu de cinq. Le premier contingent post–réforme va donc être diplômé en 2029. Elles recevront non plus un diplôme d’État de sage-femme, mais un diplôme d’État de docteur en maïeutique. Au même titre que les médecins, les dentistes et les pharmaciens, les maïeuticiennes deviennent docteures. Un juste alignement de leur niveau de formation sur celui de leurs collègues issus de la médecine, de l’odontologie et de la pharmacologie. Tout comme eux, par l’ajout d’un troisième cycle d’études en un an, elles vont pouvoir jouir du titre de docteur au sein de leur discipline.  Jimmy Guichard est sage-femme libéral à Montreuil et membre du CA de l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF). Pour lui, ce statut de docteur est une étape importante pour mettre sur un même pied d’égalité les sages-femmes et les autres professions médicales. Même si cela ne résout pas les problèmes d’entrave à la prescription, à la convergence tarifaire et de dichotomie physio/patho, entre autres problématiques rencontrées par les maïeuticiennes.  Il souligne que c’est la première fois qu’une profession va changer de titre en cours d’exercice ! Ce qui appelle un certain nombre de questionnements : « Pour des raisons évidentes d’équité, l’obtention du titre de docteur en maïeutique pour toutes les sages-femmes en exercice et qui le souhaitent est un enjeu crucial pour lequel nous nous battons », pointe-t-il.  Des groupes de travail (dont la Conférence nationale des enseignants en maïeutique) œuvrent à une résolution avec pour piste principale l’attribution de ce statut de manière rétroactive à toutes les sages-femmes. Mais comment ? Dans quel timing ? Est-ce que cela nécessitera une mise à niveau quelque peu discriminatoire eut égard à des professionnelles déjà en exercice ? Une validation des acquis ? Ou une simple reconnaissance d’équivalence avec attribution d’emblée ?  Cela,…

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