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Coca et grossesse : repères pratiques

À titre de repères concrets : • Côtécaféine, les autorités sanitaires (notamment l’Autorité européenne de sécurité des aliments, EFSA) recommandent de ne pas dépasser 200 mg/jour pendant la grossesse, toutes sources confondues. Une canette de Coca-Cola 33 cl contient environ 33 mg de caféine (valeur pouvant varier selon les produits). En théorie, cela correspond à environ cinq à six canettes pour atteindre 200 mg, uniquement en l’absence de toute autre source de caféine, ce qui est rarement le cas.C’est pourquoi il est préférable de conseiller de se limiter à un verre ou une canette occasionnelle, en tenant compte du café, du thé, du chocolat ou de certaines boissons énergisantes consommées dans la même journée. • La teneur en sucres est un second point de vigilance : une canette de ­Coca-Cola 33 cl apporte environ 35 g de sucre, soit environ sept cuillères à café. Une consommation régulière peut favoriser une prise de poids excessive et augmenter le risque de diabète gestationnel. Les versions light ou zéro réduisent cet apport, mais restent des boissons à consommer de façon ponctuelle. Dans l’accompagnement, il est essentiel de rappeler que l’eau doit rester la boisson principale, à raison d’environ 1,5 à 2 litres par jour, et de proposer des alternatives simples et acceptables pour les femmes (eau gazeuse aromatisée naturellement, tisanes compatibles avec la grossesse, jus de fruits dilués).

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Comprendre comment les hommes perçoivent leur participation lors d’un accouchement physiologique

Les chercheurs ont conduit une analyse de contenu qualitative auprès de quinze hommes, à partir d’entretiens individuels. Tous les participants avaient accompagné leur épouse lors du suivi prénatal. L’objectif d’une telle étude est l’identification de structures de sens, de catégories (et non la mesure de leur fréquence).  Mettre des mots sur la perception À l’issue des entretiens, la perception des participants a été regroupée en quatre catégories principales : faiblesses des connaissances concernant leur rôle dans l’accouchement ; peurs de participer ; volonté d’apprendre et de s’impliquer ; stratégies proposées pour améliorer leur participation.  Conclusion et implications  L’étude montre que le manque d’information et les peurs liées à l’accouchement constituent des obstacles majeurs à la participation des hommes, malgré une réelle volonté d’implication. Les auteurs soulignent la nécessité de renforcer l’éducation et la sensibilisation des futurs pères à leur rôle pendant la grossesse et l’accouchement, afin de favoriser une participation masculine plus active et éclairée au processus de naissance.  Source : International Journal of Community Based Nursing and Midwifery, janvier 2026

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Pénurie Mondiale de sages-femmes

Une nouvelle analyse publiée dans Women and Birth (janvier 2026) estime qu’il manque environ 980 000 sages-femmes pour couvrir les besoins essentiels en santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale et adolescente (SSRMN-A) dans le monde. La Confédération internationale des sages-femmes (ICM) s’appuie sur ces résultats pour alerter : la pénurie observée sur le terrain n’est pas une hypothèse future, mais une réalité déjà à l’œuvre dans les systèmes de santé. Les sages-femmes peuvent assurer environ 90 % des services SSRMN-A. Selon la synthèse de l’ICM, un accès universel à leurs soins pourrait prévenir environ deux tiers des décès maternels et néonatals ainsi que des mortinaissances. Toujours selon l’ICM, la pénurie induit également des parcours de soins plus fragmentés, des interventions inutiles, des carences en planification familiale, des violences obstétricales lorsque les équipes sont en sous-effectif et sous pression. Des impacts inégaux selon les régions L’étude et l’analyse montrent des pénuries dans toutes les régions, mais avec des intensités différentes : Afrique : près de la moitié de la pénurie mondiale. Une très large majorité de femmes africaines (environ 90 %) vivent dans des pays en déficit. Méditerranée orientale : 69 % des sages-femmes nécessaires y font défaut, situation aggravée par les conflits. Amériques : proportionnellement à la demande de la population, c’est dans cette région du monde que la pénurie de sages-femmes est la plus élevée : 85 % des sages-femmes nécessaires manquent à l’appel.  Europe : pénurie plus limitée en proportion, mais alimentée par l’épuisement, la faible rétention et les difficultés de déploiement. L’Asie du Sud-Est illustre que des avancées sont possibles : bien qu’elle regroupe environ 28 % des femmes en âge de procréer, elle ne pèse que faiblement dans la pénurie mondiale, grâce à des investissements durables dans la formation, une meilleure intégration des sages-femmes et une planification volontaire des effectifs. De gros écarts demeurent cependant entre les pays. Former ne suffit pas […]

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Pregmouv fait bouger les futures mamans à Clermont-Ferrand

Une étude pionnière sur la sédentarité des femmes enceintes Lancée en septembre 2024 par le CHU de Clermont-Ferrand, l’étude Pregmouv explore un enjeu souvent sous-estimé : la sédentarité pendant la grossesse. Alors que les bénéfices de l’activité physique sont aujourd’hui bien établis — réduction des douleurs, amélioration du sommeil, diminution du stress et meilleure récupération post-partum —, peu de femmes parviennent encore à bouger régulièrement. « L’activité physique pendant la grossesse est une recommandation essentielle, sans risque identifié, notamment de prématurité », rappellent les responsables du projet. Mais entre fatigue, appréhensions et idées reçues, les futures mères hésitent souvent à se lancer. « On se sent souvent avec des petites appréhensions : est-ce que ça, je peux faire ? Parfois même, quand on leur propose des exercices, elles nous regardent avec de grands yeux ébahis », raconte un enseignant en activité physique adaptée interviewé sur radio IciPaysd’Auvergne. L’objectif de Pregmouv est justement de montrer que tout mouvement peut être adapté — et bénéfique. Être en forme, ça change tout En un an, 264 femmes ont été incluses dans l’étude et 167 bébés sont nés. Les participantes témoignent d’une expérience transformatrice. « J’ai beaucoup mieux vécu les six derniers mois de ma grossesse que les trois premiers, où j’étais au travail, assise sur ma chaise sans pouvoir bouger. Là, je n’ai pas eu de maux de dos… on est presque gênée de se dire : c’est bizarre, mais tout va bien ! », confie l’une d’elles, sourire aux lèvres. Une autre ajoute : « Pour mon premier, j’avais des douleurs sciatiques quasiment dès le début. Et là, depuis le départ, je n’ai rien du tout ! Je touche du bois, mais je crois que le moral joue beaucoup. Le fait de se bouger, de se motiver à faire ses séances, ça change tout. Après les cours, j’ai envie de faire plein de choses, je me […]

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Congélation ovocytaire : entre autonomie reproductive et nouvelles normes sociales

La révision de la loi de bioéthique avait pour but de mettre fin au « tourisme procréatif » vers l’étranger, où l’autoconservation coûte entre 2 000 et 3 000 euros. Mais l’accès reste limité : en 2024, plus de 15 500 demandes pour 5 127 prises en charge et des délais dépassant treize mois, avec parfois un refus des femmes de 35 ans et plus, pourtant les premières concernées. Il faut dire que l’âge auquel les femmes ont leur premier enfant ne cesse d’être repoussé : en 2024, il atteignait en moyenne 29 ans, soit cinq ans de plus qu’en 1974. L’anthropologue médicale Yolinliztli Pérez-Hernández note que beaucoup ne projettent pas réellement d’utiliser leurs ovocytes : « Toutes ne veulent pas d’enfant, et la plupart espèrent une maternité dite plus naturelle, sans aide médicale. » Le profil typique est celui d’une femme de 34-35 ans, hétérosexuelle, blanche, de classe moyenne ou supérieure, cadre, qui congèle « au cas où », souvent en l’absence de partenaire. Pour Y. Pérez-­Hernández, « on assiste à une médicalisation de l’incertitude et de l’indécision ». Entre empowerment, capitalisme reproductif et pression démographique Pour la démographe Élise de la Rochebrochard, la procédure est moins émancipatrice qu’il n’y paraît : « C’est certes un choix pour les femmes, mais cela les assigne plus que jamais à la maternité car elles n’ont désormais plus d’excuses pour ne pas avoir d’enfants. » Aux États-Unis, de grandes entreprises financent des traitements de fertilité, voire la congélation ovocytaire, incitant à différer la maternité pour des raisons de carrière. Selon Y. Pérez-Hernández, « la congélation s’y inscrit dans une logique néolibérale de la mère travailleuse, où le management de la fertilité est un projet sur lequel investir son temps et son argent ». En France, malgré l’encadrement strict de l’Agence de la biomédecine, le vocabulaire de « capital fertilité » et de « stock d’ovocytes » traduit une vision du corps comme ressource à optimiser, dans un contexte […]

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Sept femmes sur dix connaîtront le veuvage après 60 ans, période qui durera en moyenne 13 ans

Les simulations réalisées à partir des tables de mortalité montrent que 70 % des femmes en couple à 60 ans connaîtront le décès de leur conjoint. En 2019, la durée moyenne de veuvage atteint 13 ans, soit 46 % du temps restant à vivre après 60 ans. Cette part était de 59 % en 1962 et pourrait descendre à 11 ans de veuvage en moyenne d’ici 2070, grâce à la réduction attendue de l’écart d’espérance de vie entre femmes et hommes. Disparités selon le niveau de vie Les inégalités sociales sont marquées : les femmes des couples les plus modestes passent en moyenne 14,1 ans en veuvage, contre 11,4 ans pour les plus aisées. Pour les ménages les plus pauvres, le veuvage représente 57 % des années restant à vivre après 60 ans, contre 38 % pour les plus favorisés. En parallèle, 38,7 milliards d’euros de pensions de réversion ont été versés en 2024 (1,3 % du PIB), alors que les personnes pacsées ou en union libre n’y ont pas accès. À l’échelle européenne, la durée moyenne de veuvage varie de 10,9 ans en Islande à 14 ans en Lituanie. La France se situe dans la moyenne, avec 12,7 ans, proche de l’Espagne, les pays nordiques affichant les durées les plus courtes et la Russie ainsi que les pays baltes les plus longues. Source : Ined, 8 décembre 2025

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Une étude confirme l’efficacité du Vaccin anti-HPV contre le cancer du col de l’utérus

Une méta-analyse française indépendante menée par Cochrane et publiée le 24 novembre a compilé plus de 200 études pour confirmer l’efficacité du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) comme stratégie majeure contre le cancer du col de l’utérus. La vaccination réduit le risque de 80 % chez les personnes vaccinées avant ou à l’âge de 16 ans. L’efficacité est maximale lorsque le vaccin est administré tôt, avant le début de la vie sexuelle. Enfin, l’étude se veut rassurante quant aux effets indésirables, assurant que « la vaccination contre le HPV n’a pas été associée à un risque accru de syndrome de tachycardie orthostatique posturale, de syndrome de fatigue chronique/encéphalomyélite myalgique, de paralysie, de syndrome douloureux régional complexe, d’insuffisance ovarienne prématurée, d’infertilité ou de modification de l’activité sexuelle ». Quant au risque de syndrome de Guillan-Barré, qui serait accru par cette vaccination, cela fait débat mais l’organisme Cochrane se veut rassurant au vu des données actuelles.

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Valproate : l’ANSM confirme un risque en cas d’exposition paternelle et renforce les conditions d’utilisation

Depuis janvier 2025, la prescription initiale de valproate chez les adolescents et hommes en âge de procréer est réservée aux neurologues, psychiatres et pédiatres. Une attestation annuelle d’information patient-prescripteur est obligatoire pour la dispensation. Les patients doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusqu’à trois mois après l’arrêt, et le don de sperme est interdit durant la même période ; une autoconservation est possible avant l’initiation. Sont concernés : Valproate de sodium (Dépakine, Micropakine…), indiqué dans l’épilepsie ; Divalproate de sodium (Dépakote, Divalcote…) et valpromide (Dépamide), indiqués dans les épisodes maniaques du trouble bipolaire. Les professionnels de santé sont invités à évaluer les alternatives avant toute initiation, à informer clairement les patients et à ne pas interrompre brutalement un traitement sans avis spécialisé. En savoir plus : ansm.sante.fr

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Pollution de l’air et leucémie de l’enfant : un lien possible

Pour mener cette étude, les chercheurs ont comparé les données de 581 enfants atteints de leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) et de 136 enfants atteints de leucémie -aiguë myéloïde (LAM), à celles de près de 12 000 enfants témoins, tous nés entre 2010 et 2015. L’exposition à plusieurs polluants liés au trafic routier a été évaluée : dioxyde d’azote, particules fines et carbone suie, un sous–produit du diesel. Les chercheurs ont pris en compte la présence de grands axes routiers à proximité du domicile. L’adresse de naissance, précisent-ils, est un bon indicateur de l’exposition de l’enfant pendant la grossesse. Risque plus élevé avec les particules fines Les résultats de l’étude concluent à un lien possible entre exposition in utero à des polluants de l’air et survenue d’une leucémie chez l’enfant. Une hausse de deux microgrammes par mètre cube de particules fines correspond à une augmentation de 14 % du risque de leucémie lymphoblastique et de 12 % du risque de leucémie myéloïde. On sait que les particules fines peuvent traverser la barrière placentaire et atteindre le fœtus, provoquant un stress cellulaire et des altérations de l’ADN, phénomène qui pourrait favoriser certains cancers du sang. Les chercheurs observent aussi un lien possible entre le dioxyde d’azote et la leucémie myéloïde, mais sans certitude, le nombre de cas étant limité. Paradoxalement, vivre près d’un grand axe routier ne semble pas augmenter le risque. Le carbone suie n’est associé à un risque plus fort de leucémie lymphoblastique que dans les villes de moins de 100 000 habitants. Cela laisse penser que d’autres sources de pollution, comme le chauffage ou certaines activités industrielles, pourraient jouer un rôle. Un signal à confirmer « Nos travaux soutiennent l’hypothèse d’un rôle de l’exposition périnatale à la pollution de l’air dans la survenue de leucémie chez l’enfant » explique Aurélie Danjou, chercheuse à l’Inserm et première autrice de l’étude. […]

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Endométriose et maladies inflammatoires de l’intestin : un lien qui se précise

Des maladies qui partagent une même inflammation Les femmes atteintes d’endométriose présentent plus souvent des troubles digestifs, et certaines développent ultérieurement une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (Mici), comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique. Des expériences en laboratoire pour comprendre le mécanisme Afin de comprendre comment l’endométriose pourrait fragiliser l’intestin, une équipe chinoise a exposé des cellules intestinales à du liquide péritonéal prélevé chez des patientes atteintes d’endométriose sévère. Les observations sont frappantes : le liquide altère la cohésion entre les cellules intestinales, rendant la barrière plus perméable. Les tissus présentent également des signes d’inflammation et de stress cellulaire accrus. Autrement dit, les médiateurs inflammatoires produits dans l’endométriose pourraient contribuer à perturber l’équilibre intestinal et favoriser des processus inflammatoires chroniques. Une vigilance clinique renforcée Cette étude, qui devra être étayée par d’autres, esquisse un lien entre l’endométriose et les Mici. Elle plaide pour une vigilance accrue et une meilleure coordination interdisciplinaire afin d’améliorer leur qualité de vie.