Aliments ultratransformés : quelles conséquences sur la santé ?
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Aliments ultratransformés : quelles consÉquences sur la santé ?

Les aliments ultratransformés, tels que définis notamment par la classification Nova, regroupent des produits industriels comportant de multiples étapes de transformation et des ingrédients rarement utilisés en cuisine domestique (additifs, arômes, agents de texture, etc.). Peuvent s’y ajouter des composés « néoformés » et des substances issues des emballages. En France, ils représentent en moyenne 30 à 35 % des apports énergétiques chez l’adulte. Les données épidémiologiques accumulées montrent qu’une consommation élevée d’AUT est associée à un risque accru de plusieurs pathologies chroniques. Les liens les plus documentés concernent les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l’obésité, la dépression ou les symptômes dépressifs. Pour les cancers, notamment colorectaux, les signaux sont rapportés comme plus faibles et nécessitent d’autres travaux. Des associations ont également été observées avec une mortalité toutes causes confondues plus élevée. Le Nutri-Score est un logo qui informe le consommateur de la qualité nutritionnelle d’un produit alimentaire. Le Nova-Score informe le consommateur sur le degré de transformation d’un produit alimentaire. Si ces travaux ne permettent pas d’établir formellement une relation causale, la cohérence des résultats entre pays et populations renforce la plausibilité d’un effet délétère. Les risques observés ne semblent pas uniquement imputables à la teneur en sel, en sucres ou en graisses, à la qualité nutritionnelle des produits (Nutri-Score) : même à composition nutritionnelle comparable, le degré de transformation semble jouer un rôle spécifique (Nova). Plusieurs mécanismes sont évoqués : modification de la matrice alimentaire, moindre effet de satiété, consommation plus rapide, présence d’additifs « cosmétiques », d’« effets cocktails » issus des procédés industriels. Ces hypothèses restent en cours d’exploration, mais convergent vers l’idée que l’ultratransformation pourrait, à elle seule, constituer un déterminant indépendant de risque. Source : Ultra-Processed Foods and Human Health, The Lancet, 2025

Le colostrum : L'OR LIQUIDe au service du nouveau-né
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Le colostrum : L’or liquide au service du nouveau-né

Sur le plan biologique, le colostrum se distingue radicalement du lait mature par une densité nutritionnelle et protectrice exceptionnelle, parfaitement calibrée pour l’adaptation extra-utérine. Riche en protéines à haute valeur biologique, il contient notamment une concentration massive d’immunoglobulines A sécrétoires qui viennent tapisser la muqueuse intestinale encore perméable du nouveau-né. Cette action, souvent comparée à une « première vaccination », est complétée par la présence de lactoferrine et de lysozyme, des agents antimicrobiens puissants qui limitent la prolifération des pathogènes.Par ailleurs, ses facteurs de croissance stimulent la maturation du tractus gastro-intestinal, préparant ainsi le système digestif à traiter le lait de transition. Le colostrum, un laxatif réduisant le risque d’ictère néonatal Au-delà de ses vertus immunitaires, le colostrum joue un rôle métabolique et physiologique crucial dès les premières heures de vie. Son léger effet laxatif facilite l’expulsion rapide du méconium, ce qui permet de limiter la réabsorption de la bilirubine et de réduire significativement l’incidence ainsi que la sévérité de l’ictère néonatal. Pourtant, malgré ces bénéfices documentés, la mise en place de l’allaitement colostral se heurte souvent à des représentations mentales divergentes selon les contextes géographiques et sociaux. Le poids des représentations : entre impureté et manque L’approche culturelle du colostrum révèle, en effet, des disparités frappantes à travers le monde. Dans de nombreuses régions d’Afrique subsaharienne, d’Asie du Sud (Inde, Pakistan), ou chez certaines populations d’Amérique latine, le colostrum a longtemps été perçu comme un liquide impur, parfois considéré comme du« pus » ou du lait « gâté ». Ces croyances conduisent fréquemment à des pratiques de « pré-lactation », où le nouveau-né reçoit du miel, de l’eau sucrée ou des infusions traditionnelles en attendant la « vraie » montée laiteuse.À l’inverse, dans les sociétés occidentales contemporaines, si la valeur santé du colostrum est globalement admise par le corps médical, c’est le « spectre de l’insuffisance » qui domine. La faible quantité […]

« Les antibiotiques ne soignent pas les maladies virales comme la bronchite. Seul votre médecin peut vous dire s'ils sont nécessaires » (campagne 2022)
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Antibiorésistance : pourquoi la menace s’accélère, et quelles ripostes se dessinent ?

Une problématique de santé publique majeure  L’enjeu est formulé de manière explicite par le CNRS : sans action, la résistance aux antimicrobiens pourrait devenir une première cause de mortalité mondiale à l’horizon 2050, l’OMS alertant dès 2015 sur le risque d’une « ère post-antibiotique » où des infections courantes recommenceraient à tuer. Pourquoi « devenons-nous » plus résistants ? L’usage massif — et parfois inapproprié — des antibiotiques en médecine humaine, en élevage et en agriculture a fortement accéléré ce phénomène, en sélectionnant des populations bactériennes de plus en plus résistantes. La résistance peut aussi être naturelle (mutations spontanées) ou acquise, notamment par transfert de gènes entre bactéries, par exemple via des plasmides. Comment les microbes déjouent-ils les antimicrobiens ? Les bactéries disposent de plusieurs mécanismes pour échapper à l’action des antimicrobiens. Olivier Neyrolles, chercheur à l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale (IPBS) à Toulouse l’explique ainsi : « La résistance d’un pathogène à un antimicrobien peut avoir différentes origines. Elle peut être liée à une mutation de la cible qui n’est alors plus reconnue par le médicament ou bien à une modification d’une enzyme nécessaire à l’activation de ce dernier. Parfois c’est la membrane du pathogène qui est rendue imperméable aux médicaments ou alors c’est la capacité du pathogène à excréter le médicament qui est accrue. »À ces stratégies s’ajoute la capacité de transférer des gènes de résistance entre micro-organismes, y compris entre espèces différentes, ce qui peut accélérer considérablement la diffusion du phénomène. Réduire l’usage des antibiotiques : un levier central La lutte contre l’antibiorésistance repose d’abord sur la réduction et la meilleure régulation de l’usage des antibiotiques, afin de limiter la pression de sélection qui favorise les bactéries les plus résistantes. Elle implique aussi le développement de diagnostics moléculaires rapides, fondés notamment sur le séquençage, pour adapter les traitements au profil de résistance des souches. Les chercheurs […]

La masturbation réduirait les effets indésirables de la Ménopause
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La masturbation réduirait les effets indésirables de la Ménopause

Près d’une femme sur cinq en périménopause ou ménopause dit avoir constaté que la masturbation lui apportait un soulagement, en particulier pour les symptômes -psychologiques (changements d’humeur) et les troubles du sommeil. Ces résultats s’inscrivent dans la continuité de travaux antérieurs indiquant que « l’autostimulation », notamment lorsqu’elle aboutit à l’orgasme, peut contribuer à diminuer l’anxiété et la détresse psychologique, favoriser un meilleur sommeil et atténuer certains inconforts sexuels.  Masturbation sur ordonnance ?  Encore trop stigmatisés, la masturbation et ses effets sont rarement  abordés par la recherche clinique. Il en découle un manque de preuve concernant leur efficacité. Les femmes adoptent plus volontiers d’autres stratégies non médicales, mais validées scientifiquement, telles que l’activité physique, l’alimentation, la gestion du stress. Pourtant, près d’une sur deux (aux États-Unis) se dit prête à essayer la masturbation si son médecin la recommande ! Les auteurs de l’étude appellent donc les cliniciens à aborder ce sujet avec leurs patientes. Source : Menopause, The role of masturbation in relieving symptoms associated with menopause, 11 novembre 2025

L'ANSES publie une expertise sur le vapotage
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L’ANSES publie une expertise sur le vapotage

n’est pas le seul problème  L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) souligne que l’absence de combustion n’exclut pas l’exposition à des substances toxiques, présentes dans le e-liquide ou formées lors du vapotage. Son expertise s’est notamment penchée sur plusieurs aldéhydes (catégorie de gaz toxiques classés cancérogène certain ou probable, d’après Airparif), « toujours présents dans les émissions », et rappelle que leur inhalation présente un risque sanitaire. Des signaux préoccupants, y compris sans nicotine Sur la base des études disponibles, l’Anses conclut à des effets possibles à moyen et long termes : des effets cardiovasculaires probables (ex. hausse de pression artérielle) avec nicotine ; des effets possibles sur les voies respiratoires, le système cardiovasculaire et la cancérogenèse, avec ou sans nicotine ; des effets possibles sur le développement cardio-respiratoire du fœtus exposé in utero, avec ou sans nicotine. Protéger les non-fumeurs et les jeunes Au vu des risques identifiés, l’Anses recommande d’« écarter les actions susceptibles d’encourager à s’initier au vapotage, en particulier chez les non-fumeurs et les jeunes ». L’objectif est clair : empêcher que l’offre, le marketing ou l’environnement social ne transforment la cigarette électronique en produit normal ou « tendance » pour des publics qui n’en ont pas l’indication. Sont pointés certains produits aux goûts fruités, qui peuvent favoriser l’entrée dans le vapotage. Lorsque les e-liquides contiennent de la nicotine, le risque de dépendance est réel. Il est particulièrement préoccupant chez les jeunes, dont le cerveau est plus vulnérable aux mécanismes d’addiction. Une aide possible pour les fumeurs, mais seulement en phase de sevrage  L’Anses adopte une position plus nuancée pour les fumeurs en difficulté : malgré les risques liés au vapotage, la cigarette électronique peut être envisagée comme une option transitoire pour arrêter de fumer, à condition de respecter un cadre strict. Son usage doit s’inscrire dans une démarche de sevrage tabagique, en « usage exclusif » (ne pas […]

Interdiction des PFAS
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Des substances nocives dans les textiles

Ces composés sont utilisés dans l’industrie textile pour conférer aux tissus des propriétés imperméables, antitaches ou résistantes aux liquides, des caractéristiques très recherchées pour certains vêtements imperméables, techniques ou de performance. Mais on retrouve également des traces de PFAS (et d’autres substances chimiques controversées comme le ­bisphénol-A ou certains colorants allergisants) dans des textiles du quotidien ou des uniformes professionnels, avec à l’arrivée, une exposition humaine continue. Un article paru en 2024 dans MadmoiZelle citait notamment le cas d’uniformes de compagnies aériennes ayant provoqué des problèmes de santé chez des membres d’équipage. De nombreux hôtesses et stewards avaient signalé de concert des réactions cutanées, démangeaisons, irritations, chute de cheveux ou troubles respiratoires. Des analyses avaient alors mis en évidence la présence de substances chimiques dans les textiles, alimentant les inquiétudes sur les traitements appliqués aux vêtements professionnels. Face au flou qui régnait (et qui semble régner encore) sur la question de l’exposition aux substances chimiques et sur la traçabilité des textiles, certaines compagnies avaient préféré retirer leurs uniformes.  Si le niveau exact d’exposition lié au simple port d’un vêtement reste difficile à quantifier, ces traitements textiles constituent une source supplémentaire d’exposition chimique, souvent méconnue. Un enjeu d’autant plus important que nous portons ces textiles plusieurs heures par jour, au contact direct de la peau. Source : Madmoizelle, PFAS : dans quels vêtements trouve-t-on ces polluants éternels qui nous empoisonnent ? 5 avril 2024

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Santé des femmes : les chatbots d’IA encore trop peu fiables pour repérer les urgences

Publiée sur arXiv et relayée par SciencePresse et Egora, l’étude a évalué treize grands modèles d’IA à partir de plusieurs centaines de scénarios cliniques relevant notamment de la médecine d’urgence, de la gynécologie et de la neurologie.  Les réponses ont été analysées selon un critère central : la capacité du modèle à identifier un risque sérieux et à orienter clairement vers une consultation ou une prise en charge urgente. Des performances très contrastées selon les modèles Les résultats sont préoccupants : environ 60 % des réponses ne répondent pas aux exigences minimales d’un conseil médical fiable. Parmi les modèles testés, GPT-5 apparaît comme le plus performant, mais reste en échec dans 47 % des cas, ce qui souligne ses limites dans un rôle de triage clinique.Ministral 8B affiche les moins bons résultats, avec 73 % de réponses jugées insuffisantes. Les autres modèles se situent entre ces deux extrêmes, sans qu’aucun ne parvienne à un niveau jugé satisfaisant. Manque de data fiables sur la santé des femmes Les auteurs rappellent que leur objectif n’est pas de qualifier ces IA de dangereuses en soi, mais d’élaborer une norme d’évaluation clinique rigoureuse, volontairement conservatrice.Ces travaux rejoignent d’autres études montrant que l’IA tend à sous-évaluer ou mal contextualiser des symptômes féminins. « Sur les bases de données, il faut être certain que le critère du sexe a bien été identifié et avec tout ce qui va autour, c’est-à-dire le stade du cycle menstruel, etc., car cela peut avoir un impact sur la manière de fonctionner de médicaments ou sur les prises en charge. On commence à s’en rendre compte sur le traitement du diabète chez la femme », estime Juliette Mauro, PDG et cofondatrice de My S life, startup femtech. Selon Jean-Baptiste Hennequin chef de la mission Cité de l’innovation à Sorbonne Université, tant que les données ne seront pas suffisamment […]

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Désir sexuel et âge : ce que révèle une vaste étude populationnelle

Les participants ont évalué leur niveau général de désir sexuel, données ensuite croisées avec de nombreux facteurs démographiques : âge, sexe, orientation sexuelle, situation conjugale, nombre d’enfants, naissance récente, niveau d’études et profession. Les auteurs montrent que ces seuls facteurs démographiques expliquent 28 % de la variabilité du désir sexuel, indépendamment des dimensions psychologiques ou relationnelles. Un pic du désir masculin plus tardif qu’attendu L’un des résultats les plus marquants concerne les hommes : contrairement aux idées reçues, leur désir sexuel culmine en moyenne à la fin de la trentaine et au début de la quarantaine, et non à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Chez l’ensemble des participants, le désir tend ensuite à diminuer avec l’âge, mais cette baisse est nettement plus marquée chez les femmes. Effet du genre, des enfants et de l’orientation sexuelle La parentalité apparaît également comme un facteur différencié selon le sexe. Chez les femmes, un nombre plus élevé d’enfants est associé à un désir sexuel plus faible, tandis que chez les hommes, avoir une famille plus nombreuse est corrélé à un désir plus élevé. Par ailleurs, les niveaux de désir les plus élevés sont rapportés par les personnes s’identifiant comme bisexuelles ou pansexuelles. Des résultats pour normaliser les variations du désir En mettant en évidence l’influence des étapes de vie et des contextes sociaux sur le désir sexuel, les auteurs espèrent contribuer à réduire le sentiment de détresse ou d’anormalité ressenti par certaines personnes face aux fluctuations de leur désir. Ces données offrent également des repères utiles pour les professionnels de la relation d’aide et du conseil conjugal, en rappelant que les variations du désir sont souvent des réponses naturelles aux circonstances de vie plutôt que des dysfonctionnements individuels. Source : Scientific Reports, 5 janvier 2026

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Malgré une dynamique réelle, la femtech se heurte encore aux stéréotypes du monde financier

Les investissements financiers en femtech se concentrent sur la reproduction et les sujets menstruels. C’est important, mais ce n’est pas tout : quid de la maternité, des pathologies féminines comme l’endométriose, des cancers féminins, des maladies auto­-immunes ?  Par bonheur, « des sujets jusqu’ici invisibles sont désormais investis et les entreprises tiennent le cap », se réjouit Marine Darnault, directrice Stratégie à l’AFM Téléthon et ancienne directrice exécutive de PariSanté Campus, dans un webinaire de l’association Donner des Elles à la santé sur le rôle des femmes dans l’innovation en santé.  En 2025, le secteur de la femtech en France compte 170 start-up, soit 30 de plus qu’en 2023. 95 % de ces start-up ont été fondées par des femmes (source : Wavestone x Femtech France). « On le sait, les femmes se tournent beaucoup vers les métiers du care : aide à domicile, ­infirmières, aides-soignantes, sages-femmes… Rien d’étonnant à ce que quand elles créent une entreprise, celle-ci soit tournée vers le soin de l’autre », ajoute-t-elle. Est-ce parce que les femmes y sont surreprésentées que la femtech se heurte à des réserves plus fortes de la part des investisseurs ? Les start-up en santé féminine se voient en effet régulièrement reprocher d’être sur un marché de niche. « Un marché de niche qui touche 50 % de la population, c’est sacrément ironique », s’agace Marine Darnault.  « Entre 2019 et 2023, 11 start-up proposant le traitement de la dysfonction érectile ont levé 1,24 milliard de dollars, tandis que 8 start-up sur l’endométriose ont reçu 44 millions de dollars », Egora Les investisseurs peinent à prendre au sérieux les business models qui leur sont présentés. Au-delà des contraintes financières classiques, ces difficultés traduisent un poids persistant des stéréotypes autour de la santé des femmes. Source : Hospimedia, 9 janvier 2026

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Migraine et pré-éclampsie : des liens épidémiologiques et génétiques confirmés

Une vaste étude nationale danoise met en évidence une association bidirectionnelle entre la migraine et la pré-éclampsie, suggérant l’existence de mécanismes biologiques communs entre ces deux affections fréquentes chez les femmes en âge de procréer. S’appuyant sur les registres de santé danois, des données de prescriptions, des questionnaires validés et des analyses génétiques, les chercheurs ont suivi près de 260 000 femmes ayant eu au moins une grossesse entre 1997 et 2020. Il en ressort que la migraine est associée à un risque accru de pré-éclampsie lors de la première grossesse (OR 1,32) ainsi qu’à un risque augmenté de récidive. Inversement, un antécédent de pré-éclampsie est lié à une augmentation du risque ultérieur de traitement antimigraineux (HR 1,29). Ces résultats ont été confirmés dans une cohorte par questionnaire. Les analyses génétiques montrent par ailleurs une vulnérabilité génétique partagée, avec une association significative entre le risque de pré-éclampsie et les scores de risque polygénique de la migraine. Ces données suggèrent que la migraine pourrait constituer un marqueur clinique précoce du risque de pré-éclampsie, y compris de récidive. Elles renforcent l’hypothèse de voies physiopathologiques communes, possiblement vasculaires et placentaires, ouvrant des perspectives pour de futures recherches intégrant données génomiques et phénotypage placentaire. Source : The Lancet, janvier 2026