Les participants ont évalué leur niveau général de désir sexuel, données ensuite croisées avec de nombreux facteurs démographiques : âge, sexe, orientation sexuelle, situation conjugale, nombre d’enfants, naissance récente, niveau d’études et profession. Les auteurs montrent que ces seuls facteurs démographiques expliquent 28 % de la variabilité du désir sexuel, indépendamment des dimensions psychologiques ou relationnelles. Un pic du désir masculin plus tardif qu’attendu L’un des résultats les plus marquants concerne les hommes : contrairement aux idées reçues, leur désir sexuel culmine en moyenne à la fin de la trentaine et au début de la quarantaine, et non à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Chez l’ensemble des participants, le désir tend ensuite à diminuer avec l’âge, mais cette baisse est nettement plus marquée chez les femmes. Effet du genre, des enfants et de l’orientation sexuelle La parentalité apparaît également comme un facteur différencié selon le sexe. Chez les femmes, un nombre plus élevé d’enfants est associé à un désir sexuel plus faible, tandis que chez les hommes, avoir une famille plus nombreuse est corrélé à un désir plus élevé. Par ailleurs, les niveaux de désir les plus élevés sont rapportés par les personnes s’identifiant comme bisexuelles ou pansexuelles. Des résultats pour normaliser les variations du désir En mettant en évidence l’influence des étapes de vie et des contextes sociaux sur le désir sexuel, les auteurs espèrent contribuer à réduire le sentiment de détresse ou d’anormalité ressenti par certaines personnes face aux fluctuations de leur désir. Ces données offrent également des repères utiles pour les professionnels de la relation d’aide et du conseil conjugal, en rappelant que les variations du désir sont souvent des réponses naturelles aux circonstances de vie plutôt que des dysfonctionnements individuels. Source : Scientific Reports, 5 janvier 2026…
