Grève des médecins libéraux : janvier sous tension

Du 5 au 15 janvier 2026, une grève nationale des médecins libéraux a conduit au report massif de consultations sur tout le territoire.

Les praticiens entendaient protester contre plusieurs mesures du PLFSS 2026, perçues comme une remise en cause de la liberté d’exercice et un renforcement de la régulation de la médecine de ville. Une manifestation nationale à Paris a marqué le temps fort du mouvement. Si l’exécutif a annoncé des ajustements, la mobilisation a mis en lumière un malaise profond et durable au sein de la profession. Un rapport de force toujours défavorable à l’État La séquence de janvier illustre une relation historiquement tendue entre les médecins libéraux et l’Assurance Maladie. Après l’arrêt de la grève, le dialogue institutionnel a repris rapidement, avec des rencontres successives entre syndicats, ministère et Assurance Maladie. Plusieurs mesures initialement prévues — régulation des dépassements d’honoraires, fixation unilatérale des tarifs ou contrôle accru des prescriptions — ont été écartées, témoignant du poids politique et syndical des médecins libéraux. Un mouvement qualifié d’« inédit » par son ampleur et son unité, mais qui pose, une fois la crise désamorcée, la question d’un risque d’immobilisme dans l’évolution du système de soins. Anticipant les perturbations engendrées par la grève, le Syngof, Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France, a rédigé une lettre à l’attention des patientes de maternité. Dans ce courrier, le syndicat explique les raisons du mouvement : https://www.syngof.fr/espace-adherent/greve-du-10-au-14-janvier-2026-lettre-a-lattention-des-patientes/…

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