Nathalie Piquée : pour une IA périnatale ancrée dans l’expérience et l’unicité
La dépression du post-partum touche environ une mère sur cinq, avec des formes cliniques parfois silencieuses, souvent sous-diagnostiquées. Si la parole s’est libérée ces dernières années, le tabou persiste dès lors que les affects exprimés contredisent l’imaginaire social d’une maternité épanouie. La souffrance psychique maternelle peut s’exprimer par des plaintes somatiques, de l’agacement envers l’enfant, de la culpabilité diffuse ou un retrait affectif. Autant de signaux silencieux que les sages-femmes, en première ligne, sont appelées à capter avec finesse.