Le Pr Rozenberg revient sur l’affirmation selon laquelle la mortalité infantile serait multipliée par deux au-delà de 45 minutes de trajet vers une maternité. Il rappelle qu’elle repose sur une étude régionale ancienne, « mal interprétée » et sans lien de causalité démontré, et que cette thèse a été ensuite amplifiée par un ouvrage11 très médiatisé puis reprise à l’Assemblée nationale et au CESE. En s’appuyant sur les travaux des sociétés savantes et plusieurs études nationales, il souligne qu’aucune ne montre d’augmentation de la mortalité néonatale en lien avec la fermeture des petites maternités. Au contraire, les pays européens qui ont le plus restructuré leur réseau de maternités figurent aujourd’hui parmi ceux où la mortalité infantile est la plus basse. « La parole des professionnels de terrain et des chercheurs n’est pas écoutée ! », martèle-t-il. La surmortalité néonatale, un phénomène surtout urbain et social Deux études récentes, publiées en 2025, sont au cœur de son argumentaire. La première montre que, de 2001 à 2017, la mortalité néonatale reste stable en zone rurale, alors que l’augmentation observée en France est « exclusivement le fait des zones urbaines », en particulier les plus défavorisées. La seconde confirme que la hausse se concentre dans les communes au niveau de vie le plus bas, comme en Seine-Saint-Denis, où les taux sont parmi les plus élevés de métropole. Pour le président du CNGOF, ces résultats indiquent que « l’augmentation de la mortalité néonatale est ainsi liée à des conditions socio-économiques précaires, et non à la durée du trajet jusqu’à la maternité ». Ne pas « jouer avec la vie des mères et des nouveau-nés » Constatant que la France se situe désormais « tout en bas du classement européen et que nos services sont en grande difficulté », le Pr Rozenberg plaide pour « un débat rationnel et serein pour redresser la barre », fondé sur les faits, non…
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Chaque hiver, les infections respiratoires aiguës (IRA) entraînent des épidémies aux conséquences sanitaires importantes. L’hiver 2024-2025 a été marqué par une épidémie de grippe particulièrement précoce, longue et sévère, responsable d’un impact important sur le système de santé, que ce soit en ville ou à l’hôpital et cause de nombreux décès chez les plus de 65 ans. Fortement associés au covid-19, les gestes barrières sont de moins en moins réalisés, même en cas de symptômes et même en présence de personnes fragiles ou dans les lieux très fréquentés. Afin d’enrayer ce relâchement, Santé publique France lance une campagne de prévention diffusée depuis le 25 octobre 2025. Trois gestes clés sont rappelés : porter un masque dès les premiers symptômes, se laver les mains fréquemment et aérer régulièrement les pièces. Visible à la télévision, à la radio et dans les lieux publics, la campagne se poursuivra jusqu’en février 2026, avec un accent particulier sur les personnes les plus vulnérables : seniors, femmes enceintes, nourrissons et personnes atteintes de comorbidités. Source : Santé publique France...
La problématique des « mères protectrices »
Ces femmes se retrouvent prises dans un dilemme impossible : parler et risquer de tout perdre ou se taire et laisser l’enfant exposé à l’agresseur présumé. La proposition de Christian Baptiste Face à cette situation, le député Christian Baptiste (apparenté PS) propose la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales et les parents protecteurs, notamment des mères protectrices.. Il a déposé fin octobre une proposition de résolution en ce sens, déjà soutenue par plus de 70 députés de tous bords. L’objectif affiché est de « rendre visible » une problématique encore largement taboue, d’« enquêter » sur les « potentielles failles » du traitement judiciaire, et de mettre à plat un dispositif jugé « intolérable » par les associations et les collectifs (notamment Incesticide). Concrètement, pour que cette commission voie le jour, la proposition de résolution doit être inscrite à l’ordre du jour puis adoptée par l’Assemblée nationale ou bien le groupe parlementaire de Christian Baptiste doit utiliser son droit de tirage pour imposer la création de cette commission d’enquête. L’enjeu, tel que le formulent les élus qui le soutiennent, est double : mieux protéger les enfants victimes d’inceste et cesser de criminaliser ou de décourager les mères qui les croient et tentent de les protéger.C à vous – France Télévisions – Mères en lutte https://www.youtube.com/watch?v=NzEuQjQK7fg...
1 000 euros offerts pour accoucher à Saint-Amand-Montrond,le pari « choc » pour sauver la maternité
Imaginez recevoir un chèque de bienvenue de 1 000 euros simplement en choisissant le lieu de naissance de votre enfant. Ce qui ressemble à une opération marketing agressive est en réalité une stratégie de survie vitale pour le centre hospitalier de Saint-Amand-Montrond, dans le sud du Cher. Emmanuel Riotte, le maire de la commune, l’assume totalement : il faut créer un électrochoc. Une prime en bons d’achat locaux Le dispositif est simple mais percutant. Du 1e janvier au 31 décembre 2026, toute naissance enregistrée à la maternité de la ville déclenchera le versement de 1 000 euros à la mère. Cette somme ne sera pas versée en numéraire, mais en bons d’achat à dépenser exclusivement dans les commerces de la communauté de communes Cœur de France. Si la loi de mai 2025 a gelé les fermetures de maternités pour trois ans, ce sursis prendra fin en mai 2028. « L’épée de Damoclès est là », résume l’édile. L’objectif de cette prime est donc de sécuriser l’avenir de la structure. L’enjeu dépasse le simple cadre des naissances. « C’est un soutien à la défense de la maternité, car nous avons un pôle hospitalier qui regroupe la maternité, la clinique et l’hôpital », explique-t-il. « Si un pan tombe, les autres seront automatiquement déstabilisés. »...
