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«Nous sommes venues vous dire que nous partons »

Fondée en 1964, la maternité des Lilas fut pionnière en France dans la pratique de l’accouchement sans douleur, inspirée des méthodes soviétiques, et l’un des premiers établissements à militer pour la légalisation de l’IVG avant la loi Veil. Pour des générations de femmes, elle a incarné une autre manière d’envisager la naissance. Chantal Birman, ex-sage-femme arrivée en 1970, s’exprime ainsi au micro du Huffington Post : « Je suis en colère contre le fait qu’on n’ait pas pensé que ce lieu était fondamental dans notre histoire de femmes françaises » D’après elle, cette fermeture résulte de « formes de pensée de la santé extrêmement protocolarisées, médicalisées » qui ne laissent pas de place à la physiologie.Dans ce lieu où l’on pouvait accoucher sur le dos, sur le côté, debout, à quatre pattes ou dans l’eau, le choix et la liberté restaient au centre de la prise en charge. Une fermeture sur fond de logique économique Depuis plusieurs années, l’établissement, indépendant de tout hôpital, faisait face à une vétusté croissante et à un déficit estimé à six millions d’euros par an. L’Agence régionale de santé d’Île-de-France, qui comblait jusque-là ce manque, a refusé de renouveler la certification, actant la fermeture. Les soignantes dénoncent une décision symptomatique d’une dérive gestionnaire du système de santé : « Un accouchement physiologique, ça demande beaucoup de temps, ce n’est pas rentable. Et la santé, maintenant, ça doit être rentable, malheureusement », témoigne Mélanie, sage-femme à la maternité des Lilas. Sa collègue Marion enchérit : « ce que l’on propose [aux Lilas], c’est ce qui est demandé par les patients, c’est ce qui est demandé par les soignants : un rythme plus doux, plus que de gros protocoles […]. Et pourtant, on ferme sur des questions budgétaires. » Dans une région déjà frappée par un manque criant de structures de soins, –la disparition des Lilas illustre, pour beaucoup...

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Censurée pour avoir parlé d’IVG 

« Une demi-heure après le partage, tout avait disparu », raconte-t-elle. Elle soupçonne un signalement massif de la part de militants ­antiavortement, ayant reçu concomitamment de nombreux messages haineux de leur part.  En dépit de sa contestation auprès de Meta, elle se voit notifier la suppression définitive de ses comptes, pour avoir enfreint les « standards de la communauté », sans plus de précisions.  Une procédure opaque et contestable Selon la réglementation européenne, Meta aurait dû informer l’utilisatrice du motif exact de la suspension et lui offrir la possibilité de se défendre. Rien de tout cela ne s’est produit. Pauline Dens-Arsène n’a pu qu’envoyer un recours automatique, sans pouvoir argumenter. « Je ne suis pas militante, je suis juste une professionnelle de santé qui accompagne les femmes », souligne-t-elle. Cette exclusion brutale l’empêchait de communiquer sur son activité et sur les droits liés à l’avortement. Ce type d’incident n’est pas isolé : des associations comme le Planning familial ont déjà vu leurs contenus bloqués ou supprimés après des campagnes coordonnées d’opposants à l’IVG. Une mobilisation jusqu’au Gouvernement L’affaire a suscité un large mouvement de soutien, relayé par d’autres sages-femmes et associations féministes. Aurore Bergé, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, est intervenue directement auprès de Meta France. Trois jours plus tard, l’entreprise a reconnu son erreur et réactivé les comptes de la sage-femme. « Meta a réexaminé mon dossier, reconnu son erreur et m’a présenté ses excuses », a annoncé Pauline Dens-Arsène, soulagée, sur sa page tout juste rétablie. Un débat toujours d’actualité Malgré cette issue favorable, l’épisode interroge : comment un droit fondamental, inscrit dans la Constitution, peut-il être fragilisé par les mécanismes opaques d’une entreprise privée étrangère ? ...

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Avortement en Europe : Amnesty International alerte sur les obstacles persistants et les dangers de régression

Dans un rapport publié le 6 novembre 2025, Amnesty International appelle les gouvernements européens, et notamment la Belgique, à garantir un accès égal et universel à l’avortement, face aux restrictions persistantes et aux tentatives croissantes de régression. Intitulé Quand les droits ne sont pas une réalité pour tout le monde. La lutte pour l’accès à l’avortement en Europe, le rapport met en lumière la persistance d’obstacles « dangereux et préjudiciables » qui compromettent ce droit fondamental, dans un contexte marqué par la montée en puissance de groupes anti-droits « disposant de moyens considérables » et usant de « peur et de désinformation ». « La dure réalité, c’est que malgré d’importants progrès réalisés en Europe, l’accès à l’avortement est toujours restreint par un ensemble perturbant d’obstacles visibles et invisibles », souligne Monica Costa Riba, responsable du travail de campagne sur les droits des femmes à Amnesty International. Selon elle, « des victoires durement acquises en matière de droits reproductifs courent un risque grave d’être compromises » par des politiques régressives et des pratiques autoritaires. Le rapport recense divers freins à l’accès effectif à l’avortement : exigences médicales injustifiées, refus de soins pour raisons de conscience, manque de professionnel·le·s formé·e·s, délais légaux trop courts et coûts élevés, autant de contraintes qui touchent particulièrement les populations les plus vulnérables — femmes précaires, mineures, personnes en situation de handicap, LGBTIQ+, migrantes ou demandeuses d’asile. Un appel à dépénaliser et à agir « L’avortement est un soin de santé essentiel et un droit humain », rappelle Monica Costa Riba. L’organisation appelle les gouvernements européens à « dépénaliser la procédure, éliminer les obstacles existants et résister aux attaques des groupes -anti-droits ». https://www.amnesty.be/IMG/pdf/20251106_rapport_europe_avortement_fr.pdf...

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Meliya, sage-femme à mi-temps dans l’humanitaire
Portrait

Meliya, sage-femme à mi-temps dans l’humanitaire

Qu’est-ce qui vous a motivé à devenir sage-femme ? Quand j’étais enfant, je regardais la série « Docteur Quinn, femme médecin ». Je trouvais cette femme de caractère géniale ! Au lycée, j’ai lu un article sur une sage-femme qui travaillait pour Médecins sans frontières (MSF) en Afrique, cela m’a donné envie de faire de l’humanitaire. J’aimais aussi l’idée d’accompagner les femmes dans toutes les étapes de leur parcours gynéco, faire naître la vie, mais aussi participer à cette sororité qui est très importante dans ce métier. J’ai été diplômée à Lyon en 2013.  Qu’avez-vous fait avant votre premier départ en mission humanitaire à l’étranger ? En quatrième année de formation, je suis allée faire un stage au Sénégal, deux mois dans un hôpital. Cela a confirmé mon envie de découvrir d’autres manières de travailler et de rencontrer des personnes aux parcours de vie différents. Avant de pouvoir prétendre à une mission humanitaire avec une ONG, il faut avoir déjà exercé en France pendant au moins trois ans.  J’habite en Haute-Savoie, près de la frontière italienne, beaucoup de personnes exilées passaient par la montagne, j’ai donc participé à plusieurs actions en tant que bénévole (maraudes, cours de français…). En 2017, j’ai décidé de partir deux mois avec Gynécologie sans frontières, dans la « jungle » de Calais. C’était aussi du bénévolat, mais j’étais logée et nourrie.  Notre équipe avait une petite clinique mobile, on faisait des soins de première nécessité dans les camps, auprès des femmes et des enfants, mais aussi, parfois, des hommes. Je m’occupais également des femmes qui pouvaient avoir des infections gynécologiques, des infections urinaires… Ou encore des consultations de base pour les femmes enceintes. On apportait aussi un soutien psychologique par rapport aux violences qu’elles avaient pu subir durant leur parcours migratoire. Cela m’a révoltée de réaliser que des humains pouvaient vivre dans […]

Point juridique

Le droit à l’image des sages-femmes en cabinet et à l’hôpital

À l’heure actuelle, notre vie est faite d’images, photos, vidéos, montages, bien souvent diffusées sur les réseaux sociaux, qui divulguent la vie privée et quotidienne, dicte des conduites (tutos, coaching…), et la grossesse et l’accouchement ne sont pas épargnés.  Les « influenceuses » qui dévoilent toute leur intimité sur les réseaux sociaux sont nombreuses. En recourant au placement de produits, elles donnent des conseils et partagent leurs idées qui, sans être qualifiées de conseils médicaux, ont une lourde influence sur les spectatrices.  Révélation du sexe du bébé, baby shower, mise en scène de la grossesse et de l’accouchement, les sages-femmes sont de plus en plus confrontées à la volonté des patientes d’être filmées, photographiées et publiées sur les réseaux sociaux, que ce soit pendant une échographie, un cours de préparation à l’accouchement ou pendant l’accouchement. « En fait, quand j’ai accouché, je suis tombée sur un adorable médecin qui m’a fait une vidéo. Je pense qu’il y a très peu de personnes qui ont ça. C’est la vidéo complète de mon accouchement. J’ai même les premiers cris de mon fils quand il est venu au monde. » Cette déclaration de Nabilla suite à la naissance de son fils peut choquer, surprendre ou au contraire donner l’idée de faire comme elle.  Dans ces cas, la position de la sage-femme peut être délicate, puisqu’il s’agit bien de la vie privée de la patiente et son conjoint, de son corps et de son image, mais dont la révélation risque d’exposer la sage-femme elle-même, son travail et ses actes.  La sage-femme, même sur son lieu de travail, dans l’exercice de ses fonctions, a droit au respect de son droit à l’image.  Le droit à l’image est un droit mouvant, dont les frontières sont difficiles à cerner. Il convient de le définir et de déterminer dans quelles conditions il s’applique. Si...

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Pratiques

La précarité des étudiant·e·s sages-femmes : un enjeu majeur pour la santé des femmes

La rentrée universitaire : un avant-goût amer des dépenses à venir Pour la rentrée 2025, c’est 3192 euros en moyenne que les étudiant·e·s  sages-femmes ont dû débourser. C’est ce que révèle l’indicateur annuel du coût de la rentrée calculé par l’ANESF (Association nationale des étudiant·e·s sages-femmes). Ce montant correspond au cumul des frais de rentrée universitaire et des frais de vie courante, sachant que ces deux catégories augmentent respectivement.  Frais de rentrée universitaire  Les frais de scolarité varient entre un minimum de 175 euros et un maximum de 254 euros, selon les cas. Vient ensuite la Contribution Vie étudiante et de Campus.  Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a de nouveau augmenté ces frais de 1,05 %. Les étudiant·e·s  boursier·e·s bénéficiant de certaines exonérations sont minoritaires. Frais de vie courante Le logement, l’alimentation et le transport sont les postes de dépenses majeurs des frais de vie courante. En augmentation chaque année eux aussi, ces frais touchent particulièrement les étudiant·e·s sages-femmes. En effet, les nombreux stages effectués hors de l’établissement de formation génèrent des frais de logement et de transports importants, qui ne sont pas compensés par une juste rémunération. Des frais importants liés aux nombreux stages La formation de sage-femme comprend un grand nombre de stages délocalisés. En moyenne, chaque étudiant·e sage-femme parcourt 25 700 kilomètres pour se rendre à ses stages, durant tout son cursus. Pour un coût moyen de 12 850 euros. En guise de compensation, les étudiant·e·s  sages-femmes reçoivent une indemnité de 130 euros par stage réalisé à plus de quinze kilomètres de leur établissement. Et ce, uniquement à partir du second cycle.  Cette indemnité est à mettre en face des 313 euros mensuels dépensés en moyenne par les étudiant·e·s de troisième année pour se rendre en stage. L’indemnité de 130 euros est donc nettement insuffisante. Pour éviter d’avoir...

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Grand Angle

Comment les règles affectent la pratique sportive et la performance ?

Les effets des menstruations sur les performances sportives  Depuis 2021, l’étude Empow’her (Exploring menstrual periods of women athletes to escalate ranking) de l’Insep enquête sur les impacts des cycles menstruels et de la contraception hormonale sur l’entraînement et la performance des sportives se préparant aux Jeux olympiques et paralympiques. Juliana Antero, chercheuse à l’Insep et ancienne sportive de haut niveau en gymnastique aérobique au Brésil, dirige le programme Empow’her. Une centaine d’athlètes ont participé à cette étude longitudinale. « Selon les résultats de l’étude, les symptômes menstruels sont associés à un impact négatif sur la pratique sportive, pendant les règles ou quelques jours avant. Les femmes peuvent avoir les seins qui gonflent, des maux de tête, ou une plus grande fatigue. » Jessika Guehaseim, spécialiste du lancer de marteau et joueuse de rugby à XIII, reconnaît que les règles peuvent affecter la performance. « Parfois, on cale nos compétitions en fonction des cycles, parce qu’on sait qu’il y a des moments où on se sent mieux dans son corps, alors qu’à d’autres périodes on se sent plus faibles et on ne veut pas risquer de faire une contre–performance. Bien sûr, ce n’est pas toujours possible, on ne décide pas des dates de championnats, mais dans la préparation on essaie de se calquer au maximum sur les cycles. » En effet, les menstruations peuvent provoquer une diminution des performances à cause du syndrome prémenstruel, d’une fatigue accrue, de sautes d’humeur, d’une baisse d’énergie, de crampes ou encore d’une période de récupération plus longue. En phase lutéale, le pic de progestérone peut entraîner une rétention d’eau, une sensibilité à la douleur et davantage de difficultés à se concentrer.  Alors qu’elle fait du sport de haut niveau depuis les années 2000, la handballeuse Estelle Nze Minko adapte ses entraînements à ses cycles depuis 2019 seulement. En 2020,...

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A la Une

Sage-femme échographiste : et si c’était pour moi ?

Encore trop de patientes ne savent pas que les échos peuvent se faire auprès de la sage-femme. Pourtant, les cabinets ne désemplissent pas. En 2024, on estime qu’il y avait 10,9 %1 de sages-femmes échographistes parmi l’ensemble des sages-femmes libérales, soit environ 892 professionnelles2 en France. L’URPS Île-de-France juge qu’il s’agit d’un profil très rare.  En effet, cela paraît peu, mais leur activité est colossale : en 2024 toujours, elles ont réalisé 1 522 080 actes3 CCAM d’échographies obstétricales et gynécologiques. C’est 325 % d’actes de plus qu’en 2017 ! En seulement sept ans, le nombre d’échographies par maïeuticienne libérale est passé de 62 à 186. Et c’est sans compter toutes les salariées qui exercent en centres de santé. Comment l’expliquer ? Opportunités et soif de découverte Sophie Escobar, présidente du Conseil national professionnel de maïeutique, est sage-femme depuis 1998, et échographiste depuis 2001. Pour elle, c’est l’excellence de la formation des sages-femmes qui est le moteur de cette croissance : « Les échographies gynécologiques et obstétricales étaient essentiellement réalisées par les gynécologues-obstétriciens et les radiologues. Depuis 2022 que les sages-femmes sont engagées pour 43 % dans le dépistage (source Cnam 2022), notre sinistralité reste très faible, tout comme le taux de fraude ».  Pia Laborde exerce à Bordeaux. Elle invoque le peu de consultations d’échographie en maternité, les sages-femmes hospitalières étant occupées aux postes en salle de naissance et hospitalisation : « Si ça continue comme ça, les échographies vont être de plus en plus faites en ville. Celles de référence seront gardées par les gynécologues hospitaliers, et toutes celles de dépistage seront effectuées dans nos cabinets. » Elle le constate déjà au quotidien : « C’est sûr qu’on ne manque pas de travail ! En plus, le CHU nous fait confiance. »  Il y aurait donc une place à prendre pour toutes celles qui souhaiteraient se lancer dans le dépistage échographique de premier recours.  Au-delà, si de plus...

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Recherche

Stratégie nationale endométriose : trois ans après

Des filières en place, mais un déploiement inégal Selon le bilan ministériel publié fin mars 2025, toutes les régions sont désormais engagées dans la mise en place d’une filière endométriose.  Côté formation, l’endométriose figure désormais dans le cursus obligatoire des étudiants en médecine, fait l’objet d’un MOOC et d’actions de formation continue. L’information du public progresse également, notamment via la Semaine européenne de prévention et d’information organisée en mars dernier. Enfin, l’endométriose est désormais intégrée au carnet de santé de l’enfant. Le test salivaire Endotest à l’épreuve du terrain Parmi les mesures phares, le test salivaire Endotest a été intégré au dispositif forfait innovation le 11 février 2025, pour une expérimentation de trois ans auprès de 25 000 femmes. L’indication est de « troisième intention », chez des patientes symptomatiques avec imagerie normale ou équivoque. L’évaluation reste en cours et les autorités scientifiques incitent à la prudence méthodologique. Une recherche dynamique mais encore dispersée Côté recherche la France mise sur le Programme et Équipements prioritaires de recherche (PEPR) « Santé des femmes, Santé des couples », doté de 30 millions d’euros sur cinq ans et piloté par l’Inserm. Il comporte un volet endométriose et infertilité. La Fondation pour la recherche sur l’endométriose (FRE), de son côté, concentre cette année ses appels à projets sur « la compréhension et la prise en charge de la douleur et de la qualité de vie », finançant jusqu’à 50 000 euros par projet. Pour 2026 : mesurer l’impact réel Après trois ans, la stratégie a posé un socle : maillage territorial, montée en compétences, expérimentation diagnostique et lancement de projets. L’enjeu désormais est d’évaluer l’efficacité de ces dispositifs au regard des critères suivants : délais au diagnostic, douleur, fertilité et qualité de vie.  Comme le rappelle l’OMS, « il n’existe pas de remède, mais on peut atténuer les symptômes »....

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Endométriose et maladies inflammatoires de l’intestin : un lien qui se précise

Des maladies qui partagent une même inflammation Les femmes atteintes d’endométriose présentent plus souvent des troubles digestifs, et certaines développent ultérieurement une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (Mici), comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique. Des expériences en laboratoire pour comprendre le mécanisme Afin de comprendre comment l’endométriose pourrait fragiliser l’intestin, une équipe chinoise a exposé des cellules intestinales à du liquide péritonéal prélevé chez des patientes atteintes d’endométriose sévère. Les observations sont frappantes : le liquide altère la cohésion entre les cellules intestinales, rendant la barrière plus perméable. Les tissus présentent également des signes d’inflammation et de stress cellulaire accrus. Autrement dit, les médiateurs inflammatoires produits dans l’endométriose pourraient contribuer à perturber l’équilibre intestinal et favoriser des processus inflammatoires chroniques. Une vigilance clinique renforcée Cette étude, qui devra être étayée par d’autres, esquisse un lien entre l’endométriose et les Mici. Elle plaide pour une vigilance accrue et une meilleure coordination interdisciplinaire afin d’améliorer leur qualité de vie....

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