
Grand Angle


« Ces recos hiérarchisent les messages à délivrer »

Avorter en pleine pandémie

« Tous les gynécologues devraient pratiquer des IVG »

Philippe Faucher, avorteur

« Prévenez les femmes enceintes ! »

Cent fois plus de risque de mortalité maternelle en cas de maladie cardiovasculaire

Feux rouges et feux verts à indiquer aux femmes

Code rouge pour les sages-femmes
Au plus fort de la mobilisation, une petite centaine de sages-femmes étaient réunies à proximité du ministère des Solidarités et de de la Santé dans l’après-midi de ce mardi 26 janvier, à Paris. De nombreuses autres étaient en grève et assignées dans leurs établissements. Elles étaient venues clamer leur colère et faire connaître leurs revendications. Une petite délégation des principaux représentants de la profession (ONSSF, UNSSF, Ufmict CGT et Anesf) a été reçue par trois membres du cabinet du ministre. « C’est l’étage politique qui nous a rencontré, celui qui décide, et pas l’étage technique, celui qui applique les décisions, analyse Vincent Porteous, de l’Ufmict CGT. C’est une bonne nouvelle. Ils nous prennent au sérieux. » ÉCOUTE ET ATTENTE La rencontre a duré près de deux heures. La délégation a eu le temps d’exposer toutes ses revendications et s’est sentie écoutée. « De leur côté, il y avait une vraie connaissance des dossiers, poursuit Vincent Porteous. De notre côté, nous avons beaucoup insisté sur la rémunération, les effectifs et la formation. Sur ce dernier point, ils ont un peu botté en touche, nous renvoyant vers le ministère de l’Éducation nationale. Ils ont aussi évoqué « beaucoup de choses transversales », « des contraintes budgétaires ». J’ai senti qu’ils cherchaient à nous orienter vers de solutions d’attente. » Hausse des rémunérations pour toutes, y compris pour les libérales, augmentation des effectifs, formation, accompagnement physiologique, arrêt des fermetures des maternités, arrêt des fermetures de lits, revalorisation des compétences en PMI,… Tout ou presque a été balayé. LA GIFLE DU SÉGUR Dans le froid de la rue, les sages-femmes essayaient de rester positives malgré leur faible nombre et leur lassitude. Beaucoup de jeunes étaient présentes. « On veut que notre métier soit reconnu comme un vrai métier médical, demandent deux sages-femmes hospitalières parisiennes qui ont souhaité rester anonymes. Nous voulons ne plus être maltraitantes contre notre gré […]

Anorexie mentale : les sages-femmes en première ligne dans le dépistage
L’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire (TCA) qui se déclenche généralement entre 14 et 17 ans, le plus souvent chez les jeunes filles au moment de la puberté. Ce trouble se traduit par un refus de s’alimenter normalement pendant une longue période, afin de perdre du poids ou de ne pas en prendre. Selon une revue des études épidémiologiques réalisées entre 2000 et 2018 (1), la prévalence de l’anorexie au cours de la vie serait de 1,4 % chez les femmes et de 0,2 % chez les hommes. DIAGNOSTIC À RISQUELe diagnostic de l’anorexie mentale repose sur des critères cliniques précis, issus des classifications internationales. Ils font référence à la manière de s’alimenter, comme la restriction alimentaire, l’éviction de certains aliments, le refus de s’alimenter, les phases boulimiques, mais aussi à certaines pratiques comme les vomissements provoqués ou la prise de laxatifs (2). Ces critères incluent également le poids, avec un indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 17,5 kg/m², et la perception de soi : refus de reconnaître sa maigreur, perception déformée de son corps. Enfin, l’estime de soi est également prise en compte, en particulier le sentiment d’avoir le contrôle sur son corps et la hantise de grossir.