L’Anesf alerte : « précarité dès la première année » en maïeutique

Dans un communiqué de presse daté du 28 janvier 2026, l’Association nationale des étudiantes sages-femmes (Anesf) dénonce des conditions de stage qui mettent les étudiantes sages-femmes « à l’épreuve » dès le début du cursus : jusqu’à 30 semaines de stages par an, parfois loin du domicile, avec des frais de transport jugés « alarmants ». 

L’Anesf cite notamment près de 3 500 km parcourus en troisième année, plus de 2 000 € dépensés (soit 174 €/mois), et 200 à 250 €/mois pour les étudiants d’outre-mer (quatrième et cinquième années). Elle pointe des indemnisations insuffisantes (indemnités kilométriques plafonnées à 130 €) et un statut d’étudiant hospitalier accessible seulement à partir de la quatrième année, conduisant à une précarité qui pèse sur la santé mentale et l’attractivité de la formation.  Côté hébergement, seuls 18 % des logements de stage seraient « mis à disposition », dont 10 % seulement à titre gratuit. Ils sont parfois insalubres et difficiles d’accès.  Les revendications de l’Anesf sont les suivantes : indemnisation kilométrique dès le premier cycle, à frais réels, mise à disposition gratuite d’une chambre de garde pour les étudiants sages-femmes, accès aux logements Crous pour les stages courts lorsque le stage est éloigné du domicile, création d’une indemnité d’hébergement de 150 € pour tout stage situé à plus de 15 km du domicile. Communiqué de presse de l’Anesf, 28 janvier 2026 : Les étudiants sages-femmes mis à l’épreuve dès la première année https://anesf.com/wp-content/uploads/2026/01/CdP20-20Les20eCC81tudiantC2B7eC2B7s20sages-femmes20misC2B7es20aCC8020leCC81preuve20deCC80s20la20premieCC80re20anneCC81e20.pdf…

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