Rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France : la menace masculiniste

Le Haut Conseil à l’égalité (HCE) alerte sur une évolution préoccupante : le sexisme hostile ne relève plus seulement de comportements isolés, mais s’inscrit désormais dans des dynamiques idéologiques collectives.

© Avanti Santé

Le baromètre 2026 repose sur une enquête Toluna Harris Interactive menée auprès de 3 061 personnes de 15 ans et plus, avec des questions spécifiques sur l’adhésion aux thèses masculinistes. Deux formes de sexisme Le HCE distingue le sexisme paternaliste — en apparence bienveillant, mais fondé sur une hiérarchie entre femmes et hommes — et le sexisme hostile — plus violent et ouvertement agressif. En France, environ 7,5 millions d’hommes et cinq millions de femmes adhèrent au sexisme paternaliste ; 17 % des Français de 15 ans et plus, soit près de dix millions de personnes, adhèrent au sexisme hostile. Le rapport souligne le rôle central des réseaux sociaux dans l’amplification des discriminations et des violences : le cybersexisme est identifié comme la première forme de haine en ligne, avec 84 % de victimes femmes. Le masculinisme : menace sur l’ordre public Le HCE définit le masculinisme comme une idéologie structurée diffusée massivement par les contenus numériques, touchant les jeunes comme les adultes, pouvant banaliser les violences et, dans ses formes extrêmes, aller jusqu’à l’apologie du viol et du meurtre. Il y voit une menace d’ordre public et un enjeu de sécurité nationale. Le rapport formule 25 recommandations, dont : rendre les séances d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (Evars) obligatoires, renforcer les contrôles de l’Arcom1 et de Pharos2 avec un signalement spécifique au masculinisme, garantir la transparence des algorithmes, intégrer le terrorisme misogyne dans les doctrines de sécurité, et confier au HCE la mission d’Observatoire national du masculinisme, avec des moyens dédiés….

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