Malgré une dynamique réelle, la femtech se heurte encore aux stéréotypes du monde financier

Femtech est la contraction de l'expression anglaise Female technology, que l'on peut traduire en français comme étant la technologie ou les technologies, services et autres produits pensés pour les femmes.

Femtech © iStock-1310550382

Les investissements financiers en femtech se concentrent sur la reproduction et les sujets menstruels. C’est important, mais ce n’est pas tout : quid de la maternité, des pathologies féminines comme l’endométriose, des cancers féminins, des maladies auto­-immunes ?  Par bonheur, « des sujets jusqu’ici invisibles sont désormais investis et les entreprises tiennent le cap », se réjouit Marine Darnault, directrice Stratégie à l’AFM Téléthon et ancienne directrice exécutive de PariSanté Campus, dans un webinaire de l’association Donner des Elles à la santé sur le rôle des femmes dans l’innovation en santé.  En 2025, le secteur de la femtech en France compte 170 start-up, soit 30 de plus qu’en 2023. 95 % de ces start-up ont été fondées par des femmes (source : Wavestone x Femtech France). « On le sait, les femmes se tournent beaucoup vers les métiers du care : aide à domicile, ­infirmières, aides-soignantes, sages-femmes… Rien d’étonnant à ce que quand elles créent une entreprise, celle-ci soit tournée vers le soin de l’autre », ajoute-t-elle. Est-ce parce que les femmes y sont surreprésentées que la femtech se heurte à des réserves plus fortes de la part des investisseurs ? Les start-up en santé féminine se voient en effet régulièrement reprocher d’être sur un marché de niche. « Un marché de niche qui touche 50 % de la population, c’est sacrément ironique », s’agace Marine Darnault.  « Entre 2019 et 2023, 11 start-up proposant le traitement de la dysfonction érectile ont levé 1,24 milliard de dollars, tandis que 8 start-up sur l’endométriose ont reçu 44 millions de dollars », Egora Les investisseurs peinent à prendre au sérieux les business models qui leur sont présentés. Au-delà des contraintes financières classiques, ces difficultés traduisent un poids persistant des stéréotypes autour de la santé des femmes. Source : Hospimedia, 9 janvier 2026…

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