Les investissements financiers en femtech se concentrent sur la reproduction et les sujets menstruels. C’est important, mais ce n’est pas tout : quid de la maternité, des pathologies féminines comme l’endométriose, des cancers féminins, des maladies auto-immunes ? Par bonheur, « des sujets jusqu’ici invisibles sont désormais investis et les entreprises tiennent le cap », se réjouit Marine Darnault, directrice Stratégie à l’AFM Téléthon et ancienne directrice exécutive de PariSanté Campus, dans un webinaire de l’association Donner des Elles à la santé sur le rôle des femmes dans l’innovation en santé. En 2025, le secteur de la femtech en France compte 170 start-up, soit 30 de plus qu’en 2023. 95 % de ces start-up ont été fondées par des femmes (source : Wavestone x Femtech France). « On le sait, les femmes se tournent beaucoup vers les métiers du care : aide à domicile, infirmières, aides-soignantes, sages-femmes… Rien d’étonnant à ce que quand elles créent une entreprise, celle-ci soit tournée vers le soin de l’autre », ajoute-t-elle. Est-ce parce que les femmes y sont surreprésentées que la femtech se heurte à des réserves plus fortes de la part des investisseurs ? Les start-up en santé féminine se voient en effet régulièrement reprocher d’être sur un marché de niche. « Un marché de niche qui touche 50 % de la population, c’est sacrément ironique », s’agace Marine Darnault. « Entre 2019 et 2023, 11 start-up proposant le traitement de la dysfonction érectile ont levé 1,24 milliard de dollars, tandis que 8 start-up sur l’endométriose ont reçu 44 millions de dollars », Egora Les investisseurs peinent à prendre au sérieux les business models qui leur sont présentés. Au-delà des contraintes financières classiques, ces difficultés traduisent un poids persistant des stéréotypes autour de la santé des femmes. Source : Hospimedia, 9 janvier 2026…
