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Comprendre comment les hommes perçoivent leur participation lors d’un accouchement physiologique

Les chercheurs ont conduit une analyse de contenu qualitative auprès de quinze hommes, à partir d’entretiens individuels. Tous les participants avaient accompagné leur épouse lors du suivi prénatal. L’objectif d’une telle étude est l’identification de structures de sens, de catégories (et non la mesure de leur fréquence).  Mettre des mots sur la perception À l’issue des entretiens, la perception des participants a été regroupée en quatre catégories principales : faiblesses des connaissances concernant leur rôle dans l’accouchement ; peurs de participer ; volonté d’apprendre et de s’impliquer ; stratégies proposées pour améliorer leur participation.  Conclusion et implications  L’étude montre que le manque d’information et les peurs liées à l’accouchement constituent des obstacles majeurs à la participation des hommes, malgré une réelle volonté d’implication. Les auteurs soulignent la nécessité de renforcer l’éducation et la sensibilisation des futurs pères à leur rôle pendant la grossesse et l’accouchement, afin de favoriser une participation masculine plus active et éclairée au processus de naissance.  Source : International Journal of Community Based Nursing and Midwifery, janvier 2026

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Pénurie Mondiale de sages-femmes

Une nouvelle analyse publiée dans Women and Birth (janvier 2026) estime qu’il manque environ 980 000 sages-femmes pour couvrir les besoins essentiels en santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale et adolescente (SSRMN-A) dans le monde. La Confédération internationale des sages-femmes (ICM) s’appuie sur ces résultats pour alerter : la pénurie observée sur le terrain n’est pas une hypothèse future, mais une réalité déjà à l’œuvre dans les systèmes de santé. Les sages-femmes peuvent assurer environ 90 % des services SSRMN-A. Selon la synthèse de l’ICM, un accès universel à leurs soins pourrait prévenir environ deux tiers des décès maternels et néonatals ainsi que des mortinaissances. Toujours selon l’ICM, la pénurie induit également des parcours de soins plus fragmentés, des interventions inutiles, des carences en planification familiale, des violences obstétricales lorsque les équipes sont en sous-effectif et sous pression. Des impacts inégaux selon les régions L’étude et l’analyse montrent des pénuries dans toutes les régions, mais avec des intensités différentes : Afrique : près de la moitié de la pénurie mondiale. Une très large majorité de femmes africaines (environ 90 %) vivent dans des pays en déficit. Méditerranée orientale : 69 % des sages-femmes nécessaires y font défaut, situation aggravée par les conflits. Amériques : proportionnellement à la demande de la population, c’est dans cette région du monde que la pénurie de sages-femmes est la plus élevée : 85 % des sages-femmes nécessaires manquent à l’appel.  Europe : pénurie plus limitée en proportion, mais alimentée par l’épuisement, la faible rétention et les difficultés de déploiement. L’Asie du Sud-Est illustre que des avancées sont possibles : bien qu’elle regroupe environ 28 % des femmes en âge de procréer, elle ne pèse que faiblement dans la pénurie mondiale, grâce à des investissements durables dans la formation, une meilleure intégration des sages-femmes et une planification volontaire des effectifs. De gros écarts demeurent cependant entre les pays. Former ne suffit pas […]

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Rappel de lots de laits infantiles

Elles reprochent aux fabricants et aux autorités sanitaires une réaction jugée trop tardive dans le retrait de produits destinés à des nourrissons, parfois très jeunes ou prématurés.  Des rappels de laits (Guigoz, Gallia, Picot, Babybio…) ont concerné plus de soixante pays depuis décembre, en lien avec une huile enrichie en ARA identifiée comme source possible de contamination. Si les autorités rappellent qu’aucun lien de causalité formel n’est établi à ce stade, plusieurs enquêtes pénales sont en cours. La Société française de pédiatrie, le Groupe francophone d’hépatologie, gastro-­entérologie et nutrition pédiatriques et la Société française de néonatologie proposent des recommandations en cas de consommation de laits provenant d’un lot concerné par le rappel des laits infantiles Nestlé, Lactalis, Danone et du groupe Vitagermine (liste non exhaustive et susceptible d’évoluer). Liste des recommandations :https://www.sfpediatrie.com/sites/www.sfpediatrie.com/files/medias/documents/Rappel%20de%20lots%20de%20laits%20infantiles_25%20jan%202026_VF5.pdf La Société française de pédiatrie propose également une liste de laits en alternative aux différents laits rappelés : https://www.sfpediatrie.com/sites/www.sfpediatrie.com/files/medias/documents/Alternatives%20aux%20pr%C3%A9parations%20infantiles%20retir%C3%A9es%20du%20march%C3%A9%20version%20SFP%2027.01.26%2017h.pdf

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ANSM : confirmation du surrisque de grossesse extra-utérine avec le stérilet hormonal Jaydess 

Risque relatif plus élevé  Si l’efficacité contraceptive globale des DIU-LNG reste excellente, le risque de GEU est significativement supérieur avec le dosage à 13,5 mg (Jaydess) qu’avec les dosages à 52 mg (Mirena, Donasert). Vigilance clinique (ANSM)  Devant toute symptomatologie suspecte ou test de grossesse positif chez une porteuse de DIU Jaydess, la localisation de la grossesse doit être une priorité diagnostique immédiate. Recommandations pour les médecins et les sages-femmes Ne prescrivez pas et ne posez pas Jaydess : sa commercialisation a cessé depuis fin 2024, il ne sera bientôt plus disponible. D’autres stérilets au lévonorgestrel présentent un meilleur rapport bénéfice-risque ; Ne retirez pas le stérilet Jaydess sauf demande de la patiente ou urgence médicale, cela reste une contraception efficace ; Informez vos patientes porteuses d’un stérilet, quel qu’il soit, des risques de GEU et des signes devant les amener à consulter ; Privilégiez les méthodes de contraception de première intention, dont les stérilets au cuivre, en particulier chez les femmes n’ayant jamais eu d’enfant.  Lire la dernière étude sur The New England Journal of Medicine (25 novembre 2025) :  https://evidence.nejm.org/doi/10.1056/EVIDoa2500117

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Loire-Atlantique : une sage-femme AAD dans la tourmente

Octobre 2025 : suspension de cinq mois Le point de départ est une suspension de cinq mois, décidée en octobre par l’ARS Pays de la Loire, après des signalements émanant non pas de patientes, mais de maternités, de pédiatres et d’un pharmacien, selon les éléments rapportés. L’ARS évoque des « manquements » susceptibles d’avoir des conséquences graves, « dans le suivi des femmes enceintes et la réalisation d’accouchements à domicile, la réalisation des dépistages néonatals, pouvant entraîner une perte de chance pour les enfants concernés, la prise en charge médicale des nouveau-nés et des suites de couches immédiates, ainsi que dans la prise en charge d’une demande d’interruption volontaire de grossesse médicamenteuse ». « Hors cadre » : la défense d’Elena Le Gal De son côté, Elena Le Gal, qui exerce depuis quinze ans, conteste tout danger pour les femmes ou les bébés. Elle explique être visée parce que ses pratiques sont jugées « hors cadre » et affirme que des fiches d’événements indésirables seraient déclenchées par les maternités dès que son nom apparaît dans un dossier d’AAD ne correspondant pas, à leurs yeux, aux critères habituels.  Elle revendique une approche au cas par cas, quitte à ne pas respecter certaines règles qu’elle juge parfois hors de propos. Elena Le Gal assure ne jamais avoir mis en danger la vie d’un bébé ou d’une maman et les orienter systématiquement vers une maternité quand l’accouchement à domicile est impossible. Elle dit aussi privilégier l’information et le choix des femmes, y compris lorsque les intéressées ne souhaitent pas suivre certaines recommandations, comme le test du buvard par exemple. Fin 2025 : interdiction d’exercer pendant deux ans La procédure s’est poursuivie en décembre devant le conseil de l’Ordre des sages-femmes : elle a écopé d’une interdiction d’exercer pendant deux ans, à compter du 1er février 2026. La sage-femme, qui dit avoir accompagné environ 800 naissances en quinze […]

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40 cm de neige, un 4×4, un tracteur… et un bébé sur la 2×2 voies : « Ça a été rock’n’roll ! »

« Mobilisation générale » : le village s’organise À Trizay, entre Rochefort et Saintes, Cécile est déjà deux jours après terme, quand les premières contractions pointent le bout de leur nez. Sauf qu’à l’extérieur c’est tout blanc et que rejoindre la maternité relève de l’expédition polaire. Alors, la solidarité s’enclenche. Le voisinage s’active : l’un part en tracteur à la recherche d’une infirmière, d’autres épluchent leurs contacts pour trouver une voiture tout-terrain. 4×4, camion pompiers, tracteur : l’improbable convoi Les pompiers de Saint-Porchaire finissent par atteindre le domicile du couple en 4×4. Cécile et son compagnon Germain montent à bord. Direction Pont-l’Abbé-d’Arnoult, précédés par un véhicule de feux de forêt chargé d’ouvrir la voie, épaulé par un agriculteur venu spontanément avec son tracteur. Transfert en ambulance, chasse-neige en escorte Arrivée à Pont-l’Abbé-d’Arnoult, Cécile est transférée dans une ambulance. Les agents du département prennent la tête du cortège avec un chasse-neige pour sécuriser la route. Tout semble enfin sur les rails… Mais le scénario bascule à nouveau lorsque la poche des eaux perce, à hauteur de Saint-Porchaire, sur la 2×2 voies. Un pompier du centre de Rochefort passait par là et, comme par hasard, il « avait déjà fait plusieurs accouchements dans sa vie ». Et Germain de conclure : « Ça a été rock’n’roll ! » Arthur, fleur du bitume ! C’est donc dans l’ambulance, sur la 2×2 voies qu’Arthur pousse son premier cri, au terme d’une expédition digne d’un road-movie : 4×4, tracteur, chasse-neige et des voisins mobilisés jusqu’au dernier moment.

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Grève des médecins libéraux : janvier sous tension

Les praticiens entendaient protester contre plusieurs mesures du PLFSS 2026, perçues comme une remise en cause de la liberté d’exercice et un renforcement de la régulation de la médecine de ville. Une manifestation nationale à Paris a marqué le temps fort du mouvement. Si l’exécutif a annoncé des ajustements, la mobilisation a mis en lumière un malaise profond et durable au sein de la profession. Un rapport de force toujours défavorable à l’État La séquence de janvier illustre une relation historiquement tendue entre les médecins libéraux et l’Assurance Maladie. Après l’arrêt de la grève, le dialogue institutionnel a repris rapidement, avec des rencontres successives entre syndicats, ministère et Assurance Maladie. Plusieurs mesures initialement prévues — régulation des dépassements d’honoraires, fixation unilatérale des tarifs ou contrôle accru des prescriptions — ont été écartées, témoignant du poids politique et syndical des médecins libéraux. Un mouvement qualifié d’« inédit » par son ampleur et son unité, mais qui pose, une fois la crise désamorcée, la question d’un risque d’immobilisme dans l’évolution du système de soins. Anticipant les perturbations engendrées par la grève, le Syngof, Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France, a rédigé une lettre à l’attention des patientes de maternité. Dans ce courrier, le syndicat explique les raisons du mouvement :

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Nouveau modèle du carnet de maternité

Le nouveau modèle du carnet de grossesse entrera en application le 1er mars 2026.  Il inclut désormais des sections renforcées sur la prévention environnementale et la santé mentale post-partum. https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/pdf_specimen-carnet_de_maternite.pdf

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Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (LFSS), qu’est-ce qui change pour les femmes et les sages-femmes ?

• La création d’une consultation longue consacrée à la ménopause, entièrement remboursée et réservée aux femmes de 45 à 65 ans, acte un changement majeur. Le nouveau dispositif prévoit un temps médical pour parler bouffées de chaleur, troubles du sommeil, fluctuations de poids, libido, moral en berne, fatigue ou questions autour des traitements hormonaux. L’objectif est de repérer plus précocement les risques cardiovasculaires, osseux ou métaboliques. • La mise en place du congé de naissance rémunéré d’une durée de deux mois. Ce nouveau droit, effectif à partir de juillet 2026, s’ajoute aux dispositifs existants de congés de maternité, de paternité et d’adoption. L’objectif de cette mesure est triple : soutenir la natalité, optimiser l’équilibre entre vie professionnelle et responsabilités parentales, promouvoir un partage équitable des tâches entre les parents. • Les sages-femmes libérales disposent désormais de la capacité de s’approvisionner directement en vaccins et de les administrer conformément au calendrier vaccinal officiel, simplifiant ainsi le parcours de soin des patientes et de leurs nouveau-nés tout en désengorgeant les cabinets de médecine générale. Caroline Combot, présidente de l’ONSSF, regrette toutefois l’insuffisance des mesures annoncées : « Des réformes structurelles sont nécessaires pour inscrire pleinement la profession de sage- femme dans le champ médical, avec une reconnaissance financière, réglementaire et symbolique équivalente à celle des autres professions. » 

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Rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France : la menace masculiniste

Le baromètre 2026 repose sur une enquête Toluna Harris Interactive menée auprès de 3 061 personnes de 15 ans et plus, avec des questions spécifiques sur l’adhésion aux thèses masculinistes. Deux formes de sexisme Le HCE distingue le sexisme paternaliste — en apparence bienveillant, mais fondé sur une hiérarchie entre femmes et hommes — et le sexisme hostile — plus violent et ouvertement agressif. En France, environ 7,5 millions d’hommes et cinq millions de femmes adhèrent au sexisme paternaliste ; 17 % des Français de 15 ans et plus, soit près de dix millions de personnes, adhèrent au sexisme hostile. Le rapport souligne le rôle central des réseaux sociaux dans l’amplification des discriminations et des violences : le cybersexisme est identifié comme la première forme de haine en ligne, avec 84 % de victimes femmes. Le masculinisme : menace sur l’ordre public Le HCE définit le masculinisme comme une idéologie structurée diffusée massivement par les contenus numériques, touchant les jeunes comme les adultes, pouvant banaliser les violences et, dans ses formes extrêmes, aller jusqu’à l’apologie du viol et du meurtre. Il y voit une menace d’ordre public et un enjeu de sécurité nationale. Le rapport formule 25 recommandations, dont : rendre les séances d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (Evars) obligatoires, renforcer les contrôles de l’Arcom et de Pharos avec un signalement spécifique au masculinisme, garantir la transparence des algorithmes, intégrer le terrorisme misogyne dans les doctrines de sécurité, et confier au HCE la mission d’Observatoire national du masculinisme, avec des moyens dédiés.