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Une première au Royaume-Uni : un bébé naît par césarienne après une greffe d’utérus provenant d’une donneuse décédée 

« Il n’y a pas de mots assez forts pour dire merci à ma donneuse et à sa famille », a confié Grace Bell après la naissance, par césarienne, de son fils Hugo. Survenu en décembre 2025, cet accouchement marque une première au Royaume-Uni : c’est la première naissance dans le pays après une transplantation d’utérus issue d’une donneuse décédée.  « Un rêve devenu réalité » Grace Bell, la maman, est née avec un syndrome de Mayer–Rokitansky-Küster-Hauser (MRKH), une pathologie rare caractérisée par l’absence ou le sous-développement de l’utérus. « Quand j’avais seize ans, on m’a dit que [porter un enfant] ne serait jamais possible. » Elle raconte être allée « dans les toilettes de l’hôpital et avoir pleuré de façon incontrôlable ». Depuis, son parcours a été « difficile », et même « très triste », confie-t-elle. Jusqu’au jour où elle entend parler des premières greffes d’utérus réalisées à l’étranger et intègre, avec son compagnon, un programme britannique de transplantation utérine.  Une greffe d’utérus réalisée en 2024 En 2024, Grace Bell bénéficie d’une greffe d’utérus provenant d’une donneuse décédée. Les parents de  celle-ci ont également témoigné : « Perdre notre fille a brisé notre monde d’une manière que nous avons du mal à exprimer avec des mots. » Ils disent toutefois avoir trouvé « un peu de réconfort » en sachant que « son dernier geste a été un acte de pure générosité »....

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Deux naissances, deux générations, la même femme pompier

« C’est incroyable que ce soit elle qui m’ait aidée à accoucher, alors qu’elle avait déjà aidé ma mère des années avant », a confié Léane à La Voix du Nord. Pour comprendre pourquoi c’est incroyable, rembobinons la pellicule et retournons à cette nuit folle du 23 au 24 janvier 2026.  Léane est en sueur, Adrien aussi. Les contractions s’intensifient très rapidement et la future maman craint de ne pouvoir arriver à temps à la maternité. Le couple se résigne à appeler les secours, et les sapeurs-pompiers d’Ardres (62) interviennent pour un « accouchement imminent ». Au sein de la brigade, une femme prend en charge la future maman. L’intervention se déroule sans complications et la petite Aliya voit le jour à la maison, en pleine nuit. Au petit matin, lorsque la nouvelle grand-mère sonne à la porte pour féliciter sa fille, elle tombe nez à nez avec la pompière, c’est le choc ! Vingt ans plus tôt, cette même femme pompier était déjà intervenue pour l’aider à accoucher… de Léane.  Aliya, qui pesait 3,5 kilos à la naissance, pourra un jour entendre ce récit singulier. En attendant, ne la réveillons pas, elle dort....

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37 propositions pour « permettre aux Français quisouhaitent avoir des enfants d’en avoir »

« Si la natalité se poursuit à ces niveaux-là, [en France] il va y avoir des pénuries de main-d’œuvre (…) on va fermer des classes, des écoles, il y aura un problème de financement de notre système de retraite et ce sera un véritable vertige démographique. » C’est le constat énoncé par le député du Calvados Jérémie Patrier–Leitus, sur TF1.  Une mission d’information « sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité en France » a présenté ses conclusions en conférence de presse le 11 février, sous la forme de 37 propositions. Le député l’affirme : « Les Français souhaitent entre 2 et 2,3 enfants mais l’indice de fécondité s’établit, selon les études, entre 1,54 et 1,56 enfant par femme. C’est cet écart qu’il nous faut réduire.  » Pour lever les freins qui font capoter les projets d’enfant, il prône une « révolution de la politique familiale ». Un « versement familial unique » de 250 euros par mois La mesure phare envisagée consiste en un « versement familial unique de 250 euros par enfant et par mois », dès le premier enfant et jusqu’à vingt ans. L’idée est de fusionner « une dizaine de prestations actuellement versées » et d’en faire une aide universelle (sans condition de ressources). L’idée est de « rétablir la politique familiale dans sa dimension d’origine », avec « une politique qui s’adresse à toutes les familles, puisque toute la société contribue à son financement ». Le rapport évoque aussi une « prime de naissance » que les employeurs pourraient verser (jusqu’à 5 000 euros, exonérée de cotisations et d’impôts). Logement : prêt à taux zéro à chaque naissance Parmi les propositions figure également un nouveau prêt à taux zéro pour l’acquisition ou l’agrandissement du domicile, « à l’occasion de chaque naissance ». Les crédits immobiliers deviendraient « portables », c’est-à-dire que les couples propriétaires avec enfants conserveraient leurs conditions (taux, durée…) lors d’un nouvel achat. S’y ajoute l’idée d’autoriser une donation...

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Des fonds européens pour faciliter l’accès à un avortement sûr

À la suite de la mobilisation citoyenne « Ma voix, mon choix », la Commission européenne confirme que les États membres peuvent utiliser le Fonds social européen plus (FSE+) pour soutenir l’accès à un avortement sûr et légal, y compris lorsque les femmes doivent se rendre dans un autre pays. Une décision qualifiée d’« historique » par plusieurs organisations de défense des droits des femmes. Une réponse à une mobilisation inédite La décision fait suite à l’initiative citoyenne européenne (ICE) « Ma voix, mon choix », qui a recueilli 1 124 513 signatures dans les 27 États membres. L’ICE permet aux citoyens de demander à la Commission européenne de proposer une législation, à condition de réunir au moins un million de signatures dans sept pays. « Ma voix, mon choix » a commencé dans la rue, avec un groupe de femmes qui en avaient assez d’être considérées comme « des citoyens secondaires », a déclaré sa coordinatrice, Nika Kovac. « Nous avons apporté notre propre chaise dans les endroits où nous n’avons généralement pas de chaise. » Ce que permet désormais le FSE+ La Commission européenne a confirmé que les États membres pouvaient mobiliser ce fonds pour soutenir l’accès à l’avortement, y compris pour financer un déplacement vers un pays où l’IVG est légalement accessible. « Auparavant, il n’était pas clair que les États membres pouvaient utiliser les fonds de l’UE pour fournir des soins d’avortement aux femmes confrontées à des obstacles », a déclaré Katrine Thomasen, directrice associée du Centre pour les droits reproductifs. Un paysage européen fragmenté La mesure intervient dans un contexte de fortes disparités. À Malte, l’avortement reste totalement interdit. En Pologne, il n’est autorisé qu’en cas de viol ou de risque pour la santé de la femme, après l’interdiction en 2021 des interruptions pour malformation fœtale. Dans d’autres pays, les restrictions se sont renforcées et les praticiens font face à des pressions...

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Fertilité et santé périnatale : nouveau plan gouvernemental

Face à une natalité en baisse et à une infertilité touchant environ un couple sur huit en France, le Gouvernement a annoncé un plan structuré pour renforcer la prévention, la prise en charge et l’accompagnement en matière de fertilité et de santé périnatale. Un volet fertilité Le plan comprend seize mesures centrées sur la prévention, l’information et l’amélioration des parcours de soins.Il vise à mieux sensibiliser à la santé reproductive, à faciliter l’orientation des couples et à soutenir la recherche. Le développement de l’autoconservation ovocytaire est renforcé : 30 nouveaux centres sont prévus en plus des 40 existants, et une réflexion est engagée sur l’ouverture à des centres privés à but lucratif. Un chantier périnatal relancé Un chantier national sur la santé maternelle et périnatale est lancé, couvrant l’ensemble du parcours, de la prévention au suivi post-partum, en passant par l’organisation des maternités, les urgences, la néonatologie et la prise en charge des publics vulnérables. La ministre Stéphanie Rist a confié à Eliette Bruneau, sage-femme libérale et présidente de l’Association nationale des sages-femmes libérales, la mission d’analyser les dysfonctionnements actuels et l’élaboration d’un plan d’action. Reste à voir comment ces annonces se traduiront concrètement et si les moyens suivront les ambitions affichées. Source : Sante.gouv.fr, 5 février 2026...

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A la Une

Anna Roy, sage-femme, autrice et chroniqueuse engagée pour la santé et les droits des femmes

Anna Roy est sage-femme libérale, autrice et chroniqueuse dans l’émission Les Maternelles. On peut actuellement l’écouter sur Radio France (ICI) dans le podcast Bouffées de chaleur. Pour Profession Sage-Femme, elle s’interroge sur les pistes qui permettent d’éviter le burn-out. Pas simple… Est-ce possible de ne pas s’oublier quand on est sage-femme et femme ? Franchement, c’est impossible ! On est un métier du care : on est des femmes qui s’occupent de femmes. On est des femmes qui ont elles-mêmes des problématiques de femmes où elles s’oublient elles-mêmes. La mécanique ne peut pas être pire.                               C’est quoi le plus difficile pour une sage-femme libérale ou mixte ?  Je sais que ce n’est pas toujours pareil pour mes consœurs, mais je dirais la charge mentale. Alors, ce n’est pas du tout une façon d’infantiliser les femmes de dire ça, mais j’ai l’impression, avec mes patientes, que j’ai cinquante enfants. Et ce n’est pas parce que ce sont des enfants, pas du tout, mais c’est parce que ce sont cinquante sujets de préoccupation à part entière. On est beaucoup plus en lien, beaucoup plus proches de nos patientes. Et elles sont souvent dans des moments de grande vulnérabilité. Et donc, c’est très difficile, voire impossible, d’être dans la distance et dans le…« je m’en fiche ». Et dans le « à la fin de ma consultation, c’est la fin de ma consultation ». Nos vies intimes sont vraiment percutées par notre exercice professionnel, parce qu’on a des messages à toute heure. On doit s’adapter, s’arranger tout le temps. C’est de la contorsion permanente. Beaucoup de sages-femmes donnent leur 06. C’est très rare chez les autres soignants… Au début de ma pratique, j’étais pleine de bonnes intentions et j’avais deux téléphones. Mais en fait, ça ne...

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Portrait

Anna Roy, sage-femme, autrice et chroniqueuse engagée pour la santé et les droits des femmes

Anna Roy est sage-femme libérale, autrice et chroniqueuse dans l’émission Les Maternelles. On peut actuellement l’écouter sur Radio France (ICI) dans le podcast Bouffées de chaleur. Pour Profession Sage-Femme, elle s’interroge sur les pistes qui permettent d’éviter le burn-out. Pas simple… Est-ce possible de ne pas s’oublier quand on est sage-femme et femme ? Franchement, c’est impossible ! On est un métier du care : on est des femmes qui s’occupent de femmes. On est des femmes qui ont elles-mêmes des problématiques de femmes où elles s’oublient elles-mêmes. La mécanique ne peut pas être pire.                               C’est quoi le plus difficile pour une sage-femme libérale ou mixte ?  Je sais que ce n’est pas toujours pareil pour mes consœurs, mais je dirais la charge mentale. Alors, ce n’est pas du tout une façon d’infantiliser les femmes de dire ça, mais j’ai l’impression, avec mes patientes, que j’ai cinquante enfants. Et ce n’est pas parce que ce sont des enfants, pas du tout, mais c’est parce que ce sont cinquante sujets de préoccupation à part entière. On est beaucoup plus en lien, beaucoup plus proches de nos patientes. Et elles sont souvent dans des moments de grande vulnérabilité. Et donc, c’est très difficile, voire impossible, d’être dans la distance et dans le…« je m’en fiche ». Et dans le « à la fin de ma consultation, c’est la fin de ma consultation ». Nos vies intimes sont vraiment percutées par notre exercice professionnel, parce qu’on a des messages à toute heure. On doit s’adapter, s’arranger tout le temps. C’est de la contorsion permanente. Beaucoup de sages-femmes donnent leur 06. C’est très rare chez les autres soignants… Au début de ma pratique, j’étais pleine de bonnes intentions et j’avais deux téléphones. Mais en fait, ça ne […]

A la Une

Jean-Daniel Henry, sage-femme et photographe

Comment es-tu venu au métier de sage-femme ? En classe de seconde, il a fallu décider de mon orientation. Le soin et l’humain, c’était ça le plus important pour moi. J’ai pensé devenir médecin, plutôt pédiatre, en fait. J’aime la relation avec l’enfant. Un enfant, si tu lui dis « ça va pas faire mal » et que ça fait mal, c’est fini : tu ne peux plus le soigner, la relation de confiance est cassée. En découvrant le parcours du combattant que sont les études de médecine, j’ai déchanté : externat, internat, examens, classement… Ce classement qui va déterminer ce que tu vas faire toute ta vie. J’y ai vu surtout le risque d’un gros plantage et d’une grosse déconvenue. Une telle dose d’incertitude était compliquée pour moi. C’est en échangeant avec une amie de mes parents, sage-femme, que la solution m’est venue. À partir de la seconde, j’ai su où j’allais : je serais sage-femme ! J’ai passé mon concours après une prépa en terminale, le dernier concours de Paris, puis j’ai intégré l’école de Saint-Antoine. En général, c’était un homme par promo. Sur la mienne et celle d’après, on était deux, deux mecs dans une classe de 30-35.  Tes études se sont bien passées ? On m’avait dit : « Fais pas tes stages à Saint-Antoine, les sages-femmes sont pas sympas ». Il faut croire que j’ai été chanceux, la plupart étaient très sympas. Et puis les gynécos m’aimaient bien, ils me laissaient faire des trucs que normalement les étudiants ne font pas. Franchement, ça s’est bien passé pour moi. Et une fois ton diplôme en poche ? J’ai bossé trois mois d’été à l’hôpital Antoine–Béclère. Ils n’avaient pas assez de postes à pourvoir, alors je suis allé à Créteil, maternité de type 3 également : de la pathologie, de la pathologie, encore de la pathologie… C’était mon choix, je voulais...

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Santé des femmes : les chatbots d’IA encore trop peu fiables pour repérer les urgences

Publiée sur arXiv et relayée par SciencePresse et Egora, l’étude a évalué treize grands modèles d’IA à partir de plusieurs centaines de scénarios cliniques relevant notamment de la médecine d’urgence, de la gynécologie et de la neurologie.  Les réponses ont été analysées selon un critère central : la capacité du modèle à identifier un risque sérieux et à orienter clairement vers une consultation ou une prise en charge urgente. Des performances très contrastées selon les modèles Les résultats sont préoccupants : environ 60 % des réponses ne répondent pas aux exigences minimales d’un conseil médical fiable. Parmi les modèles testés, GPT-5 apparaît comme le plus performant, mais reste en échec dans 47 % des cas, ce qui souligne ses limites dans un rôle de triage clinique.Ministral 8B affiche les moins bons résultats, avec 73 % de réponses jugées insuffisantes. Les autres modèles se situent entre ces deux extrêmes, sans qu’aucun ne parvienne à un niveau jugé satisfaisant. Manque de data fiables sur la santé des femmes Les auteurs rappellent que leur objectif n’est pas de qualifier ces IA de dangereuses en soi, mais d’élaborer une norme d’évaluation clinique rigoureuse, volontairement conservatrice.Ces travaux rejoignent d’autres études montrant que l’IA tend à sous-évaluer ou mal contextualiser des symptômes féminins. « Sur les bases de données, il faut être certain que le critère du sexe a bien été identifié et avec tout ce qui va autour, c’est-à-dire le stade du cycle menstruel, etc., car cela peut avoir un impact sur la manière de fonctionner de médicaments ou sur les prises en charge. On commence à s’en rendre compte sur le traitement du diabète chez la femme », estime Juliette Mauro, PDG et cofondatrice de My S life, startup femtech. Selon Jean-Baptiste Hennequin chef de la mission Cité de l’innovation à Sorbonne Université, tant que les données ne seront pas suffisamment...

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Recherche

Désir sexuel et âge : ce que révèle une vaste étude populationnelle

Les participants ont évalué leur niveau général de désir sexuel, données ensuite croisées avec de nombreux facteurs démographiques : âge, sexe, orientation sexuelle, situation conjugale, nombre d’enfants, naissance récente, niveau d’études et profession. Les auteurs montrent que ces seuls facteurs démographiques expliquent 28 % de la variabilité du désir sexuel, indépendamment des dimensions psychologiques ou relationnelles. Un pic du désir masculin plus tardif qu’attendu L’un des résultats les plus marquants concerne les hommes : contrairement aux idées reçues, leur désir sexuel culmine en moyenne à la fin de la trentaine et au début de la quarantaine, et non à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Chez l’ensemble des participants, le désir tend ensuite à diminuer avec l’âge, mais cette baisse est nettement plus marquée chez les femmes. Effet du genre, des enfants et de l’orientation sexuelle La parentalité apparaît également comme un facteur différencié selon le sexe. Chez les femmes, un nombre plus élevé d’enfants est associé à un désir sexuel plus faible, tandis que chez les hommes, avoir une famille plus nombreuse est corrélé à un désir plus élevé. Par ailleurs, les niveaux de désir les plus élevés sont rapportés par les personnes s’identifiant comme bisexuelles ou pansexuelles. Des résultats pour normaliser les variations du désir En mettant en évidence l’influence des étapes de vie et des contextes sociaux sur le désir sexuel, les auteurs espèrent contribuer à réduire le sentiment de détresse ou d’anormalité ressenti par certaines personnes face aux fluctuations de leur désir. Ces données offrent également des repères utiles pour les professionnels de la relation d’aide et du conseil conjugal, en rappelant que les variations du désir sont souvent des réponses naturelles aux circonstances de vie plutôt que des dysfonctionnements individuels. Source : Scientific Reports, 5 janvier 2026...

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