Les sages-femmes dans tout ça ? C’est là que les sages-femmes ont leur rôle à jouer, selon Ludivine Caslot : « Parler d’intimité, c’est quelque chose qu’on sait faire, en plus de la maîtrise de la physiologie et de l’anatomie. Nous sommes aussi des figures de confiance des familles. Et des actrices de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) ». Elle encourage ainsi les sages-femmes intéressées à se tourner vers des établissements scolaires qui auraient besoin de renforts externes : « De mon expérience, il est plus facile de devenir animatrice de séances d’éducation à la vie affective, relationnelle (et sexuelle) en milieu scolaire dans le privé, car les écoles publiques vont moins ou pas avoir recours à une intervention extérieure, ayant déjà une infirmière scolaire qui coordonne les programmes ». Dès la maternelle La sage-femme précise que ces séances ne sont pas bénévoles : il faut les facturer. Elle souligne l’importance de cette éducation, adaptée à chaque étape du développement de l’enfant.En maternelle, par exemple, on aborde les émotions et le consentement : « Savoir qu’apprendre à dire non à un bisou, c’est différent de la politesse », mais aussi « apprendre les bons termes : “vulve” et “pénis”, ce qui n’est pas de la sexualité, mais un apprentissage important pour verbaliser des choses en cas de VSS, à des âges – de 2 à 6 ans – auxquels les enfants ont de toute façon une curiosité pour les parties génitales ». Les séances sont très courtes – en moyenne vingt minutes – car après, on perd l’attention des élèves. Ces enseignements nécessitent donc de maîtriser les grandes étapes du développement psycho-sexuel et sont un outil de repérage essentiel des comportements problématiques d’enfants, derrière lesquels se terrent parfois des violences. Ressources : • Site du ministère de l’Éducation nationale • Respectomètre de l’Enfant bleu pour les enfants • Violentomètre pour les…
