Actus

Nuit de panique à l’hôpital d’Oxford (Royaume-Uni)

Selon le témoignage de Jordan et Matthew Gray, la naissance de leur quatrième enfant prend un tour inattendu après le remplacement de la première sage-femme. La professionnelle arrivée en renfort semble peu expérimentée et s’inquiète des variations du rythme cardiaque fœtal. Elle instille un climat d’angoisse délétère dans la salle de naissance. Alors que l’accouchement est imminent, prise de panique, la sage-femme se volatilise purement et simplement. Matt Gray, ancien ambulancier, affirme avoir accompagné seul la naissance de sa fille et dégagé le cordon enroulé autour de son cou,  avant l’arrivée d’autres soignants. Saisi d’une plainte du couple, l’Oxford University Hospitals Trust a présenté ses excuses et ouvert une enquête....

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Actus

Hantavirus : un cas confirmé et 22 contacts suivis en France

Un risque évalué comme faible pour la population générale Selon le point de situation gouvernemental modifié le 21 mai 2026, une passagère a été testée positive et 22 personnes contacts ont été identifiées et sont suivies. Selon les autorités, « le risque global pour la santé publique demeure faible » et modéré pour les croisiéristes. Les hantavirus se transmettent à l’homme par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés. La souche Andes se distingue par la possibilité d’une transmission interhumaine. Ni traitement spécifique ni vaccin Il n’existe pas de traitement spécifique ni de prophylaxie vaccinale contre l’hantavirus. La ministre de la Santé a précisé, le 11 mai 2026, que la France est prête à faire face à la situation « en termes de masques, en termes de tests PCR notamment, en termes aussi de médicaments ».  Source : www.info.gouv.fr, 21 mai 2026...

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Actus

L’ANSFL lance « Assistance Sages-Femmes » pour soutenir les libérales

Compréhension des appels de cotisations, gestion et comptabilité, évaluation de la rentabilité du cabinet, choix entre association et collaboration, organisation administrative ou difficultés rencontrées avec une collègue ou une patiente, etc. : le dispositif entend apporter un soutien aux sages-femmes confrontées aux multiples enjeux de l’exercice libéral. L’ANSFL précise que son nouveau service n’a pas vocation à remplacer les outils ou les accompagnements déjà proposés par les organisations existantes, notamment les syndicats, le CNOSF ou les associations spécialisées. Il doit permettre de conseiller les sages-femmes et de les orienter vers les structures compétentes selon les situations rencontrées. Assistance Sages-Femmes est un service gratuit, exclusivement réservé aux adhérentes et adhérents de -l’ANSFL à jour de leur cotisation....

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Actus

Le SOPK devient le SMOP : un nouveau nom pour mieux refléter la complexité de la maladie

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément », affirmait Nicolas Boileau.  Longtemps appelé syndrome des ovaires polykystiques, le trouble était associé, jusque dans son nom, à l’idée de « kystes » ovariens. Or cette représentation est inexacte : les personnes concernées ne présentent pas une augmentation des kystes pathologiques sur les ovaires. Si une morphologie ovarienne particulière peut être observée, elle correspond notamment à la présence de follicules immatures dont le développement est inachevé et non de kystes. Cette confusion n’est pas anodine. Selon l’article publié dans The Lancet, l’ancienne appellation masquait la diversité des manifestations endocriniennes et métaboliques de la maladie, tout en contribuant aux retards diagnostiques, à la fragmentation des soins et à la stigmatisation. Le nouveau nom, SMOP, abandonne donc la référence aux « kystes » pour mettre en avant trois dimensions centrales du syndrome : son caractère métabolique, ovarien et polyendocrinien Bien plus qu’un trouble ovarien Le changement de nom traduit une évolution de la compréhension scientifique de la maladie. Le SOPK, désormais SMOP, ne peut plus être considéré comme un trouble limité aux ovaires ou à la fertilité. Il est associé à des perturbations hormonales impliquant notamment les androgènes, l’insuline, les hormones ovariennes et certains mécanismes neuroendocriniens. Sur le plan gynécologique et reproductif, le syndrome peut se manifester par des cycles menstruels irréguliers ou une absence de règles, des troubles de l’ovulation, une infertilité ou des complications de grossesse. Une hyperandrogénie peut également entraîner une hyperpilosité, de l’acné ou une alopécie. Mais le syndrome comporte aussi une dimension métabolique importante : l’insulinorésistance, le diabète de type 2, l’obésité, l’hypertension, l’hypercholestérolémie, les maladies cardiovasculaires, les apnées du sommeil et la stéatohépatite métabolique. Des répercussions psychologiques sont également rapportées, notamment une anxiété, une dépression, une altération de la qualité de vie ou des troubles du comportement alimentaire. Une...

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Point juridique

Règles relatives aux locaux du cabinet libéral : les points essentiels à surveiller

L’ancien article R4127-309 du Code de la Santé publique, abrogé par le décret du 30 décembre 2025, disposait :  « La sage-femme doit disposer au lieu de son exercice professionnel d’une installation convenable et de moyens techniques suffisants. En aucun cas, la sage-femme ne doit exercer sa profession dans des conditions qui puissent compromettre la sécurité et la qualité des soins et des actes médicaux. »  Cet article ayant été supprimé lors de la dernière réforme du code de déontologie des sages-femmes (voir Profession Sage-Femme n°318, page 42) la notion d’« installation convenable » n’a pas été reprise dans un article autonome. Elle demeure pourtant présente au nouvel article R4127-308 du Code de la Santé publique, qui interdit à la sage-femme d’effectuer des actes ou prescriptions excédant ses connaissances, compétences ou les moyens dont elle dispose. C’est sur cette idée de sécurité des soins que sont fondées les règles applicables aux locaux pour l’exercice professionnel des sages-femmes libérales.  La garantie du respect du secret professionnel  L’article R4127-304 du Code de la Santé publiquedispose :« Le secret professionnel institué dans l’intérêt des patients s’impose à toute sage-femme dans les conditions établies par la loi. » Il est donc recommandé d’avoir une salle de consultation et une salle d’attente bien séparées et bien isolées. Il ne doit pas être possible pour quelqu’un qui se trouve en salle d’attente d’entendre ce qui se dit dans la salle de consultation.  Cette règle s’applique à toutes les professions de santé (et même aux avocats), afin de garantir la confidentialité des échanges et l’intimité des patientes.  Le respect des normes d’hygiène  Lors de l’installation en libéral et du choix du local, la sage-femme doit veiller à ce que celui–ci dispose de toilettes et d’un point d’eau, dédiés au local professionnel. Ces équipements ne peuvent être partagés avec un domicile par exemple.  La sage-femme doit...

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Pratiques

Ménorragies, toutes concernées ?

Une situation courante qui ne doit pas être tue Depuis son retour de couches il y a un an et demi, Amélia souffre de règles très abondantes. « C’est de pire en pire au fil du temps et depuis quelques mois je me pose des questions, je me dis que ce n’est peut-être pas normal. » Cette situation handicape la jeune femme au quotidien. Elle doit cumuler le port d’un tampon et d’une serviette et les changer sans cesse. « La nuit, les protections maxi ne suffisent pas, je suis systématiquement tachée le matin. Je suis obligée d’aller me doucher avant même de m’occuper de ma fille qui m’appelle en pleurant. » Amélia regrette que sa charge mentale soit alourdie par ces règles abondantes, et constate également que le coût financier des menstruations n’en est que plus important. Comme elle, de nombreuses femmes sont touchées par les ménorragies, parfois accompagnées de dysménorrhées.  Camille, qui souffre de règles abondantes depuis son adolescence, trouve que cela la fatigue beaucoup. Julie, qui est également concernée depuis ses premières règles, n’a pris conscience que son flux était très abondant il y a quelques années seulement.« Utiliser une cup m’a permis de constater que je perdais bien plus de sang que le fond de verre dont on parle généralement. » Cela impacte sa vie professionnelle, sa vie sociale, sa vie sexuelle mais aussi sa santé. « Je fais des anémies à répétition à cause de ça. » « Je fais des anémies à répétition à cause de ça » Julie, patiente souffrant de ménorragies depuis ses premières règles En effet, si un flux normal correspond à une perte de moins de 80 ml de sang pendant les menstruations, des règles hémorragiques peuvent atteindre un volume allant jusqu’à 150 ml de sang écoulé. Pour s’en rendre compte, il existe un outil médical de mesure : le...

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Grand Angle

Que deviennent les maternités après leur fermeture ? L’exemple du CPP de Falaise.

« Au CPP, on fait TOUT, sauf l’accouchement ! »… s’exclame Élisabeth Onnée, sage-femme du Réseau de périnatalité de Normandie (RPN) et membre de la dream team des cinq sages-femmes du CPP de Falaise, ville du Calvados de 7 680 habitants. L’avantage d’un CPP ? Tout est sur place ! C’est une chance pour les patientes, à une époque où de plus en plus de maternités leur demandent d’aller se débrouiller ailleurs pour l’entretien prénatal, le projet et la préparation à la naissance… La maïeuticienne se souvient du coup dur lorsque sa maternité a fermé, il y a onze ans, le 30 septembre 2015 : « On s’est dit qu’il resterait derrière un service de consultation, mais on n’avait aucune visibilité sur sa pérennité, c’était violent. Malgré la mobilisation de la population et des professionnels de santé, on ne nous a même pas donné six mois pour laisser accoucher nos patientes qui étaient au milieu de leur grossesse. Du jour au lendemain, c’était fini. » Mais désormais, quand une maternité devient un CPP, elle suit un cahier des charges précis, établi par les ARS en 2023.  « Tout le monde est choyé, vraiment ! » Témoignage de Sarah, 37 ans, patiente du CPP Sarah est la maman d’un petit Noah de deux mois et d’une grande Théa de 2 ans et demi : « J’ai été suivie au CPP et j’ai accouché de mes deux enfants à la maternité d’Argentan. Ce qui est chouette, c’est qu’une partie de l’équipe de Falaise est aussi à Argentan. Dans nos entourages, on fait une grosse promo du CPP comme de la maternité, parce qu’on s’y est vraiment sentis bien à chaque fois, avec mon partenaire. Je me suis posé plein de questions avec l’arrivée du deuxième… Pour l’ainée, ce n’est pas évident d’accueillir un petit frère. J’étais très contente de savoir que j’allais bénéficier d’écoute à ce sujet,...

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Vita Krasnova, sage-femme de l'Union lors d'un déplacement pour une formation © Vita Krasnova
A la Une

En Ukraine,une association de sages-femmes forme les populations civiles aux accouchements d’urgence

En cette matinée d’avril, Anna Viktorivna a rendez–vous à l’hôpital régional de Kyiv, au nord de la ville, où elle est attendue pour dispenser une journée de formation à 22 volontaires qui vivent dans l’oblast de la capitale. Anna est sage-femme depuis 2014 mais elle est aussi membre de l’Union ukrainienne des sages-femmes depuis la création de l’ONG en 2023. Une fois par mois, elle se rend autour de Kyiv ou dans des communautés à l’est du pays pour former les populations civiles aux accouchements d’urgence.  La nouvelle réalité de la grossesse des femmes ukrainiennes  Depuis le début de l’invasion russe en février 2022, la guerre a bouleversé l’expérience de la maternité pour les femmes ukrainiennes.L’exposition des populations civiles au conflit a non seulement fragmenté le parcours de grossesse des femmes enceintes mais elle a aussi rendu incertain le bon déroulé des accouchements et le suivi des jeunes mères. Le blocage des routes et les bombardements quotidiens empêchent régulièrement leurs déplacements vers les maisons de santé, les hôpitaux ou les maternités.  Les risques pour les femmes enceintes sont d’autant plus grands que les bâtiments civils, et notamment les maternités, ont fait l’objet de nombreuses frappes depuis quatre ans. En mars 2022, le service de maternité de Marioupol a été directement touché par un missile russe qui a tué deux femmes enceintes et un nouveau-né. En 2024, un hôpital pédiatrique de Kyiv et une maternité privée attenante ont été visés par un missile russe qui a tué 27 personnes, dont plusieurs enfants.  Les effets du conflit sur la natalité et la santé des femmes enceintes se sont vite fait ressentir. Alors que l’Ukraine comptait déjà l’un des taux de natalité parmi les plus faibles d’Europe avant 2022, celui-ci a encore diminué depuis le début de la guerre, passant de 1,15 enfant par...

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Portrait

Éloïse Lequet : « En devenant sage-femme, on découvre la vulnérabilité des femmes, mais surtout leur force  »

Sage-femme, était-ce une vocation ? Pas vraiment. J’ai toujours été passionnée par la périnatalité, la grossesse, l’accouchement, les bébés… Mais quand j’étais petite, ce que je voulais, c’était être juge des enfants, ou avocate. Le problème, c’était que je ne voulais défendre que les « gentils », pas les « méchants ». On m’a expliqué qu’une avocate ne défend pas que les victimes, mais aussi les coupables. Ma carrière au barreau s’est arrêtée là. « Quand j’étais petite, ce que je voulais, c’est être juge des enfants, ou avocate » Parmi les bébés que vous mettez au monde, certains deviendront peut-être de grands criminels… Ah ah, c’est sûr. Mais l’avantage, c’est qu’on ne le sait pas encore ! Ils viennent au monde sans casier judiciaire… Pour conclure sur le droit, ça m’aurait sans doute plu, notamment ce qui touche aux violences faites aux femmes ou à la défense des enfants. Ce sont des sujets que l’on retrouve dans nos vies de sages-femmes, particulièrement en PMI.  Pour ma part, c’est seulement au moment de choisir mon orientation — l’année de ParcourSup — que j’ai choisi de devenir sage-femme. Je me suis renseignée comme j’ai pu et j’ai été séduite. Je n’imaginais même pas y trouver une telle richesse. Dans mon livre, je raconte ce moment où l’on doit choisir alors qu’on ne sait pas encore très bien ce qu’il y a derrière les intitulés de formation. C’est pour cela que je l’ai écrit : donner de la visibilité aux étudiants, un aperçu réaliste, sans filtre, de ce que sont les études et le métier. Vous avez été diplômée en juin 2025 ? Oui, le 20 juin 2025. Et j’ai pris mon poste le 1er juillet, au CHU Amiens-Picardie. Amiens est la ville où j’ai fait mes études. J’avais signé un contrat d’allocation d’études (CAE) avec eux.Le principe, c’est que l’établissement […]

Actus

Dengue, chikungunya, Zika : quels risques pendant la grossesse ?

Dengue : des complications obstétricales possibles La transmission de la dengue de la femme enceinte au fœtus est possible. Selon l’ARS Martinique, l’infection n’entraîne pas de malformations fœtales, mais peut être à l’origine d’une fausse couche au premier trimestre, d’un décès fœtal, d’un accouchement prématuré ou d’un retard de croissance fœtale. Le risque d’hémorragie à l’accouchement est également augmenté. Chikungunya : un risque néonatal surtout autour de l’accouchement Selon l’ARS La Réunion, le chikungunya n’est généralement pas plus grave chez la femme enceinte que chez une autre personne et n’entraîne pas de malformations chez le bébé ni d’augmentation des risques de complications pendant la grossesse. La transmission au fœtus est rare, mais possible ; dans des cas exceptionnels, le virus peut infecter le fœtus, voire entraîner une fausse couche. Le risque est surtout important lorsque la mère est infectée dans la semaine précédant l’accouchement ou juste après celui-ci : environ un nouveau-né sur deux peut alors être contaminé. L’infection néonatale peut être sévère, avec fièvre élevée, troubles neurologiques (inflammation du cerveau) ou complications graves comme un état de choc.  Zika : un risque congénital spécifique Le virus Zika peut être transmis de la mère au fœtus pendant la grossesse, ainsi que par voie sexuelle. L’OMS indique que l’infection pendant la grossesse peut provoquer une microcéphalie et d’autres malformations congénitales, notamment des contractures des membres, un tonus musculaire élevé, des anomalies oculaires ou une perte auditive. Ce tableau clinique est désigné sous le terme de syndrome de Zika congénital. L’infection à Zika pendant la grossesse peut également entraîner une fausse couche, une perte fœtale, une mortinaissance ou une naissance prématurée. Selon l’OMS, entre 5 et 15 % des nourrissons nés de femmes infectées pendant la grossesse présenteraient des signes de complications liées à la maladie à virus Zika. L’infection à virus Zika peut également provoquer le syndrome...

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