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Nouveau modèle du carnet de maternité

Le nouveau modèle du carnet de grossesse entrera en application le 1er mars 2026.  Il inclut désormais des sections renforcées sur la prévention environnementale et la santé mentale post-partum. https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/pdf_specimen-carnet_de_maternite.pdf...

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Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (LFSS), qu’est-ce qui change pour les femmes et les sages-femmes ?

• La création d’une consultation longue consacrée à la ménopause, entièrement remboursée et réservée aux femmes de 45 à 65 ans, acte un changement majeur. Le nouveau dispositif prévoit un temps médical pour parler bouffées de chaleur, troubles du sommeil, fluctuations de poids, libido, moral en berne, fatigue ou questions autour des traitements hormonaux. L’objectif est de repérer plus précocement les risques cardiovasculaires, osseux ou métaboliques. • La mise en place du congé de naissance rémunéré d’une durée de deux mois. Ce nouveau droit, effectif à partir de juillet 2026, s’ajoute aux dispositifs existants de congés de maternité, de paternité et d’adoption. L’objectif de cette mesure est triple : soutenir la natalité, optimiser l’équilibre entre vie professionnelle et responsabilités parentales, promouvoir un partage équitable des tâches entre les parents. • Les sages-femmes libérales disposent désormais de la capacité de s’approvisionner directement en vaccins et de les administrer conformément au calendrier vaccinal officiel, simplifiant ainsi le parcours de soin des patientes et de leurs nouveau-nés tout en désengorgeant les cabinets de médecine générale. Caroline Combot, présidente de l’ONSSF, regrette toutefois l’insuffisance des mesures annoncées : « Des réformes structurelles sont nécessaires pour inscrire pleinement la profession de sage- femme dans le champ médical, avec une reconnaissance financière, réglementaire et symbolique équivalente à celle des autres professions. » ...

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Rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France : la menace masculiniste

Le baromètre 2026 repose sur une enquête Toluna Harris Interactive menée auprès de 3 061 personnes de 15 ans et plus, avec des questions spécifiques sur l’adhésion aux thèses masculinistes. Deux formes de sexisme Le HCE distingue le sexisme paternaliste — en apparence bienveillant, mais fondé sur une hiérarchie entre femmes et hommes — et le sexisme hostile — plus violent et ouvertement agressif. En France, environ 7,5 millions d’hommes et cinq millions de femmes adhèrent au sexisme paternaliste ; 17 % des Français de 15 ans et plus, soit près de dix millions de personnes, adhèrent au sexisme hostile. Le rapport souligne le rôle central des réseaux sociaux dans l’amplification des discriminations et des violences : le cybersexisme est identifié comme la première forme de haine en ligne, avec 84 % de victimes femmes. Le masculinisme : menace sur l’ordre public Le HCE définit le masculinisme comme une idéologie structurée diffusée massivement par les contenus numériques, touchant les jeunes comme les adultes, pouvant banaliser les violences et, dans ses formes extrêmes, aller jusqu’à l’apologie du viol et du meurtre. Il y voit une menace d’ordre public et un enjeu de sécurité nationale. Le rapport formule 25 recommandations, dont : rendre les séances d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (Evars) obligatoires, renforcer les contrôles de l’Arcom et de Pharos avec un signalement spécifique au masculinisme, garantir la transparence des algorithmes, intégrer le terrorisme misogyne dans les doctrines de sécurité, et confier au HCE la mission d’Observatoire national du masculinisme, avec des moyens dédiés....

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L’Anesf alerte : « précarité dès la première année » en maïeutique

L’Anesf cite notamment près de 3 500 km parcourus en troisième année, plus de 2 000 € dépensés (soit 174 €/mois), et 200 à 250 €/mois pour les étudiants d’outre-mer (quatrième et cinquième années). Elle pointe des indemnisations insuffisantes (indemnités kilométriques plafonnées à 130 €) et un statut d’étudiant hospitalier accessible seulement à partir de la quatrième année, conduisant à une précarité qui pèse sur la santé mentale et l’attractivité de la formation.  Côté hébergement, seuls 18 % des logements de stage seraient « mis à disposition », dont 10 % seulement à titre gratuit. Ils sont parfois insalubres et difficiles d’accès.  Les revendications de l’Anesf sont les suivantes : indemnisation kilométrique dès le premier cycle, à frais réels, mise à disposition gratuite d’une chambre de garde pour les étudiants sages-femmes, accès aux logements Crous pour les stages courts lorsque le stage est éloigné du domicile, création d’une indemnité d’hébergement de 150 € pour tout stage situé à plus de 15 km du domicile. Communiqué de presse de l’Anesf, 28 janvier 2026 : Les étudiants sages-femmes mis à l’épreuve dès la première année https://anesf.com/wp-content/uploads/2026/01/CdP20-20Les20eCC81tudiantC2B7eC2B7s20sages-femmes20misC2B7es20aCC8020leCC81preuve20deCC80s20la20premieCC80re20anneCC81e20.pdf...

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Quatre nouvelles maternités obtiennent le label IHAB (Initiative hôpital ami des bébés) 

En décembre ont été labellisées IHAB : • Maternité et néonatologie, Centre hospitalier de Laon (02). Type 2A, 697 naissances en 2024 • Maternité et néonatologie, Centre hospitalier de Cholet (49). Type 2B, 2 148 naissances en 2024 • Maternité, Centre hospitalier de Sainte-Foy-lès-Lyon (69). Type 1, 963 naissances en 2024 • Maternité, Clinique de l’Yvette, Longjumeau (91). Type 1, 747 naissances en 2024 La prochaine formation IHAB se tiendra à Paris les 5 et 6 mars 2026. Pour celles et ceux qui s’intéressent à la démarche IHAB, ces sessions sont un premier pas pour s’informer, échanger et faciliter le chemin vers la labellisation d’un service....

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Le Code de déontologie des sages-femmes fait peau neuve

Pourquoi une refonte ?  Le Code de déontologie des sages-femmes avait besoin d’une sérieuse mise à jour. Depuis 1991, année de son élaboration, les prérogatives et les compétences des intéressées se sont nettement élargies : IVG médicamenteuse puis instrumentale, vaccination, dépistage et traitement des IST auprès des partenaires… Les modes d’exercice aussi, ont profondément évolué : essor massif du libéral depuis 2010 (de 3 412 sages-femmes en libéral ou mixte en 2011 à 12 389 en 2025), développement de l’exercice mixte, diminution du nombre de sages-femmes hospitalières, et aspiration croissante à exercer en société ou dans un cadre coordonné. Au-delà de cette adaptation structurelle, la réforme du Code de déontologie répond à des exigences juridiques et sociétales fortes. Elle permet, d’une part, de mettre la déontologie en conformité avec le droit européen — garantissant ainsi la liberté d’installation et une concurrence saine — et d’autre part de renforcer les droits des patients, sous l’impulsion de la société civile et du Haut Conseil à l’égalité. Les points clés de la réforme Quatre axes majeurs se distinguent : • Alignement statutaire et éthique : En cohérence avec le statut de profession médicale, les listes d’actes et de compétences sont supprimées du Code (celles-ci relevant de la loi). La « triple clause de conscience », jugée redondante et stigmatisante, est également supprimée. • Renforcement des droits des patients : Le nouveau texte sanctuarise les dispositions relatives au consentement, à la qualité et la sécurité des soins, ainsi qu’à la lutte contre les violences et le charlatanisme. • Libéralisation de l’exercice : Les barrières structurelles sont levées avec l’autorisation du salariat et de la collaboration libérale sans limitation numérique. La liberté d’installation est accrue par la suppression de la clause de non-concurrence après remplacement et de l’interdiction de proximité géographique entre consœurs. • Simplification administrative : Le régime d’autorisation pour l’exercice multisite est remplacé par une...

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Les difficultés d’accès aux soins persistent sur tout le territoire

Dans un contexte de fortes tensions sur l’offre de soins, la Fédération hospitalière de France (FHF), avec Verian et la Fondation Jean-Jaurès, alerte : les difficultés d’accès et le renoncement aux soins restent une réalité dans tous les territoires et appellent des réponses « concrètes, coordonnées et visibles » à l’échelle locale. L’an dernier, 80 % des Français ont été touchés par le renoncement au moins une fois, et 81 % déclarent avoir renoncé à consulter un professionnel de santé au cours des douze derniers mois. Les chiffres décrivent un système sous pression : 40 % des Français jugent difficile l’accès aux soins là où ils vivent — un sentiment qui grimpe à 53 % en communes rurales et 52 % dans les agglomérations de moins de 20 000 habitants — et 36 % estiment vivre dans un « désert médical ». Les raisons du renoncement sont connues : délais trop longs (65 %), absence de spécialistes à proximité (60 %, jusqu’à 70 % en zone rurale), coûts trop élevés / remboursements insuffisants (47 %).  Dans ce paysage, l’enquête rappelle le rôle structurant de l’hôpital public, auquel 71 % des Français se disent attachés, et qui assure notamment 75 % des accouchements. Si la périnatalité reste largement portée par l’hôpital, l’attente d’actions territoriales monte — 70 % des Français attribuent un rôle à leur commune en matière de santé, alors que seuls 42 % estiment qu’elle agit réellement. Source : Fédération hospitalière de France, 21 janv. 2026...

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Formations de sages-femmes en 2024 : effectifs en hausse, mais nombre de diplômés stable

En 2024, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) recense 181 130 élèves (83 % sont des femmes) inscrits dans 1 425 formations aux professions de santé non médicales (dont 75 % d’étudiants infirmiers et aide-soignants) et à la profession de sage-femme (France métropolitaine et Drom). Le nombre d’inscrits en première année progresse de 2 % sur un an (93 300). Côté sorties, 67 800 étudiants ont obtenu leur diplôme en 2024, un volume stable par rapport à 2023, tandis que le taux de réussite global recule légèrement (92 % des présentés, contre 93 % en 2023). Pour la maïeutique, les données 2024 font apparaître 4 031 inscrits en formation de sage-femme (3 938 femmes et 93 hommes. Sur l’année, 1 087 candidats se sont présentés aux épreuves diplômantes et 901 ont été reçus (dont 881 femmes et 20 hommes). La filière sage-femme compte 33 établissements : 32 publics, 1 privé non lucratif, 0 privé à caractère commercial.  Au sein des formations suivies par la Drees, la maïeutique s’inscrit dans une dynamique contrastée : davantage d’entrants, mais une diplomation qui ne décolle pas nettement. En 2024, on compte 4 031 étudiants sages-femmes au total, 1 046 inscrits en première année et 901 diplômés (contre 921 en 2023), ce qui traduit une filière globalement stable en sorties malgré un flux d’entrée soutenu. Dans ce contexte, l’enjeu n’est donc pas tant d’ouvrir la porte — elle l’est — que de sécuriser les parcours et la réussite pour transformer durablement la hausse des inscriptions en renouvellement effectif de la profession. Sources : Drees, La Veille Acteurs de Santé, Santé.gouv...

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Création d’un congé supplémentaire de naissance 

La mesure vise à améliorer la conciliation vie familiale/vie professionnelle ainsi qu’à renforcer l’égalité femmes-hommes à l’arrivée d’un enfant.Ce congé viendra s’ajouter aux congés existants (maternité, paternité/accueil, adoption) ; il pourra être pris simultanément ou en alternance, et fractionné en deux périodes d’un mois. Le dispositif sera accessible à partir du 1er juillet 2026, après publication des décrets d’application. Il concernera l’ensemble des assurés actifs (salariés, indépendants, non-salariés agricoles, fonctionnaires, militaires, contractuels, régimes spéciaux), à condition d’avoir d’abord pris les congés légaux.  Il sera valable aussi pour les parents d’enfants nés après le 1erjanvier 2026 (ou nés prématurément alors que la date prévue était à partir de cette date) et aux parents adoptants dont l’enfant est arrivé au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026. Ce congé de naissance supplémentaire pourra être pris dans un délai maximal de neuf mois. L’indemnisation des salariés sera dégressive : 70 % du salaire net antérieur pour le premier mois puis 60 % pour le deuxième, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale (mêmes proportions dans la fonction publique ; modalités spécifiques pour indépendants et non-salariés agricoles). Les parents devront prévenir leur employeur un mois à l’avance (ramené à quinze jours dans certains cas)....

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80 % des pères prennent désormais le congé de paternité, au moins partiellement

Selon une enquête récente de l’Institut national d’études démographiques (Ined), 81 % des pères prennent aujourd’hui tout ou partie de leur congé de paternité, en plus des jours de naissance obligatoires. Une progression réelle, même si des inégalités marquées subsistent selon les situations professionnelles. D’une avancée récente à une pratique installée Jusqu’au début des années 2000, les pères ne disposaient que de trois jours de congé de naissance. La création du congé de paternité en 2002 marque un tournant, avec un dispositif de onze jours facultatifs, indemnisés par la Sécurité sociale, visant à renforcer le lien père-enfant et à réduire les inégalités au sein du couple. La réforme de 2021 constitue une nouvelle étape : le congé est porté à 25 jours, dont quatre obligatoires et 21 facultatifs, fractionnables. Une hausse mesurée mais significative L’enquête de l’Ined, portant sur plusieurs milliers de naissances entre 2002 et 2024, montre une augmentation du recours au congé : 75 % des pères le prenaient avant la réforme, contre 81 % aujourd’hui. Parmi eux, 59 % utilisent l’intégralité des 25 jours, tandis qu’un tiers fractionne désormais son congé, une possibilité introduite en 2021. Fait notable, 8 % des pères prennent leur congé après la reprise du travail de la mère, soulignant une évolution des organisations familiales. De fortes disparités sociales Derrière cette progression globale, les écarts restent importants. Le congé de paternité est quasi systématique chez les fonctionnaires et concerne 88 % des salariés en CDI. En revanche, il n’est pris que par 59 % des pères en CDD, 40 % des indépendants et 30 % des chômeurs, malgré une légère amélioration dans ces catégories. Ces chiffres rappellent le poids des contraintes économiques et professionnelles. Des freins qui évoluent La crainte d’être mal perçu par la hiérarchie est désormais moins fréquemment citée par les pères qui renoncent au congé, signe d’une meilleure acceptation sociale de la...

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