L’heure des partiels a sonné à la faculté de médecine de Brest ! En cette matinée de début janvier, les futurs médecins s’agglutinent devant les salles d’examen du rez-de–chaussée. Un étage plus haut, les couloirs de la première faculté de maïeutique française sont, eux, bien silencieux. Seules des voix proviennent de la salle de cours de Maï Le Du, enseignante-chercheuse en maïeutique. Les étudiantes de quatrième année y discutent de leur sujet de mémoire de recherches. Faustine aimerait questionner les différences de pratiques des sages-femmes face à une déchirure superficielle. « Les sages-femmes en milieu hospitalier ont-elles davantage tendance à recoudre que celles qui exercent en maison de naissance ou à domicile ? », se demande la jeune étudiante. La question suscite un échange sur les expériences vécues en stage des futures professionnelles. Maï Le Du écoute attentivement. D’après les étudiantes, la suture semble prévaloir à l’hôpital, plutôt qu’en maison de naissance. « Peut-être parce que les femmes sont sous péridurale ? », avance une des étudiantes. « Pourtant, d’après une étude, les femmes avec sutures vont avoir plus de douleurs dans les premiers jours contrairement à celles qui ne sont pas suturées », répond Faustine. Mais alors comment expliquer une telle différence entre pratique et théorie ? « Là ça devient intéressant, sourit Maï Le Du. Votre sujet de mémoire Faustine sera d’essayer d’expliquer cette contradiction. » Questionner les pratiques des sages-femmes, ce qui les guide et ainsi, les faire évoluer sont les objectifs de ces travaux dirigés de recherche donnés aux quatrièmes et cinquièmes années en préparation de leur mémoire. L’ancienne école de maïeutique est devenue une unité de formation et de recherche (UFR) en 2024 : la première faculté de maïeutique en France. Le passage à l’UFR Ces missions deviennent d’autant plus importantes que l’ancienne école de maïeutique est devenue une unité de formation et de recherche en 2024 : la…
