Bouger, moins rester assis et mieux dormir, trois leviers pour prévenir la démence ?

Activité physique, temps passé assis, durée du sommeil : ces trois comportements du quotidien sont associés au risque de démence, selon une vaste revue systématique avec méta-analyse menée par des chercheurs de l’université York, à Toronto. 69 études de cohorte prospectives ont été retenues, regroupant près de 4,5 millions d’adultes âgés de 35 ans et plus, vivant à domicile et sans démence à l’inclusion.

Vélo de bureau © Avanti Santé

Une réduction du risque associée à l’activité physique Les données les plus nombreuses concernent l’activité physique : 49 études, portant sur plus de 2,85 millions de participants. Une pratique régulière, définie par au moins 150 minutes d’activité physique par semaine, était associée à une réduction de 25 % du risque de démence. Les auteurs signalent toutefois une hétérogénéité substantielle entre les études. La sédentarité associée à un sur-risque À l’inverse, rester assis huit heures ou plus par jour était associé à une augmentation de 27 % du risque de démence. Ce résultat repose sur trois études, réunissant 295 809 participants. Il doit être considéré avec prudence, les auteurs relevant un risque de biais élevé. Un sommeil trop court ou trop long également concerné Les analyses portant sur le sommeil, menées auprès de plus de 1,34 million de personnes, montrent elles aussi une association avec le risque de démence. Une durée de sommeil inférieure à sept heures par nuit était associée à une augmentation du risque de 18 %. À l’inverse, un sommeil supérieur à huit heures était associé à une augmentation du risque encore plus marquée, à 28 %. Des résultats à prendre avec prudence Les auteurs de l’étude incitent toutefois à la prudence : les comportements étudiés étaient principalement autodéclarés et une causalité inverse ne peut être exclue. En effet, la phase préclinique de la démence peut précéder les symptômes de plusieurs décennies et influer sur le niveau d’activité, le temps passé assis ou le sommeil. Les auteurs estiment néanmoins qu’un quotidien combinant activité physique régulière, réduction de la sédentarité et sommeil de sept à huit heures pourrait contribuer à retarder l’apparition de la démence.  Source : Démence et mode de vie : et si on changeait les mauvaises habitudes ? – JIM – 13 mai 2026….

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