Une situation courante qui ne doit pas être tue Depuis son retour de couches il y a un an et demi, Amélia souffre de règles très abondantes. « C’est de pire en pire au fil du temps et depuis quelques mois je me pose des questions, je me dis que ce n’est peut-être pas normal. » Cette situation handicape la jeune femme au quotidien. Elle doit cumuler le port d’un tampon et d’une serviette et les changer sans cesse. « La nuit, les protections maxi ne suffisent pas, je suis systématiquement tachée le matin. Je suis obligée d’aller me doucher avant même de m’occuper de ma fille qui m’appelle en pleurant. » Amélia regrette que sa charge mentale soit alourdie par ces règles abondantes, et constate également que le coût financier des menstruations n’en est que plus important. Comme elle, de nombreuses femmes sont touchées par les ménorragies, parfois accompagnées de dysménorrhées. Camille, qui souffre de règles abondantes depuis son adolescence, trouve que cela la fatigue beaucoup. Julie, qui est également concernée depuis ses premières règles, n’a pris conscience que son flux était très abondant il y a quelques années seulement.« Utiliser une cup m’a permis de constater que je perdais bien plus de sang que le fond de verre dont on parle généralement. » Cela impacte sa vie professionnelle, sa vie sociale, sa vie sexuelle mais aussi sa santé. « Je fais des anémies à répétition à cause de ça. » « Je fais des anémies à répétition à cause de ça » Julie, patiente souffrant de ménorragies depuis ses premières règles En effet, si un flux normal correspond à une perte de moins de 80 ml de sang pendant les menstruations, des règles hémorragiques peuvent atteindre un volume allant jusqu’à 150 ml de sang écoulé. Pour s’en rendre compte, il existe un outil médical de mesure : le...