Exposition prénatale aux opioïdes : différences de maturation corticale chez le nouveau-né

Chez des nouveau-nés nés à terme, l’exposition prénatale aux opioïdes est associée à une moindre profondeur de certains sillons corticaux et à une surface corticale plus faible. Ces résultats sont issus d’une étude publiée dans le JAMA Network Open.

Opioïdes © Getty Images

Une étude par IRM menée chez 259 nouveau-nés L’étude de cohorte inclut 259 nouveau-nés nés à terme, recrutés dans quatre sites américains : 164 ont été exposés aux opioïdes pendant la grossesse et 95 constituent le groupe témoin non exposé. Les nouveau-nés ont bénéficié d’une IRM cérébrale sans sédation. Des différences de plissement cortical Comparés aux nouveau-nés non exposés, les nouveau-nés exposés aux opioïdes présentent une profondeur -significativement moindre des sillons corticaux dans les régions frontale et pariétale, ainsi qu’à l’échelle globale. Leur surface corticale est également plus faible dans les régions frontale, pariétale, temporale et occipitale, ainsi qu’au niveau global. Des variations selon les expositions Les réductions de surface corticale observées sont plus importantes chez les nouveau-nés exposés à la méthadone que chez ceux exposés à la buprénorphine.Les nouveau-nés exposés aux opioïdes associés à d’autres substances présentaient également des différences plus étendues que ceux exposés aux seuls opioïdes. Une portée clinique encore à déterminer Ces résultats mettent en évidence une association entre l’exposition prénatale aux opioïdes et des différences précoces de maturation corticale. Ils ne permettent toutefois pas d’en déterminer les conséquences sur le développement ultérieur de l’enfant : le suivi est en cours. Les auteurs soulignent également la possibilité de facteurs de confusion résiduels et l’absence de données détaillées sur les doses et la durée d’exposition. Source : Jama, 22 mai 2026…

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