L’ANESF* publie son Enquête bien-être des étudiant·e·ssages-femmes 2026

Un bien-être étudiant toujours fragilisé © Getty Images

Un bien-être étudiant toujours fragilisé Dans son enquête bien-être publiée en mai 2026, deux ans après la réforme de la formation, l’Association nationale des étudiant·e·s sages-femmes alerte sur plusieurs aspects toujours préoccupants de la situation des étudiant·e·s sages-femmes. Selon l’ANESF, 84 % d’entre elles et eux sont soumis·e·s à un stress chronique. Plus de la moitié ne sont pas satisfait·e·s de leur sommeil et 30 % renoncent aux soins, principalement en raison d’emplois du temps surchargés et de contraintes financières. Le sentiment d’isolement, ressenti par 15,2 % des étudiant·e·s, apparaît également comme un facteur préoccupant, puisqu’il est associé à un risque deux fois plus élevé de développer un état de stress. La précarité financière, un facteur aggravant La précarité financière demeure un autre point d’alerte. Plus d’un quart des étudiant·e·s jugent leur situation financière mauvaise à très mauvaise, tandis que 95 % se disent dépendant·e·s financièrement. Frais de transport, matériel obligatoire, faibles indemnisations de stage : ces contraintes conduisent 27 % des étudiant·e·s à exercer une activité rémunérée en parallèle de leur formation, avec des répercussions directes sur leur santé et leur bien-être. Des stages encore marqués par la maltraitance Le vécu en stage constitue le point le plus alarmant de l’enquête. 55 % des étudiant·e·s déclarent avoir subi de la maltraitance lors de leurs stages, un chiffre en légère baisse par rapport à 2023 (61 %), mais qui concerne encore plus d’un·e étudiant·e sur deux. L’ANESF rapporte également que 2,8 % des étudiant·e·s ont subi des violences sexistes et sexuelles en stage, et que 6,4 % ne disposent d’aucun espace pour exprimer leur vécu. Des conditions de formation qui pèsent sur l’attractivité Ces conditions pèsent sur l’attractivité de la filière : 27,1 % des étudiant·e·s envisagent d’arrêter leurs études et 16 % pensent exercer moins de quinze ans après leur diplôme. Face à ces constats, l’ANESF appelle notamment à créer un statut de…

Ce contenu est réservé aux abonnés.
Je m’abonne
Déjà membre ? Connectez-vous ici