Plus de huit femmes sur dix déclarent être à jour À partir des données de l’enquête Contexte des sexualités en France (CSF-2023), les auteurs ont analysé la participation au dépistage de 3 481 femmes âgées de 25 à 65 ans ayant déjà eu des rapports sexuels. Au total, 81,9 % déclaraient avoir réalisé un test de dépistage au cours des trois années précédentes. Après ajustement, la participation au dépistage variait selon plusieurs caractéristiques sociodémographiques (âge, niveau d’études, situation de couple, etc.), mais aussi selon les comportements sexuels. Elle était plus élevée chez les femmes ayant eu un partenaire sexuel dans les douze derniers mois (85 % contre 67 %) et chez celles déclarant des pratiques bucco-génitales. À l’inverse, elle était plus faible chez les femmes homosexuelles (58 % contre 83 % chez les femmes hétérosexuelles) et chez celles ayant subi des violences sexuelles (79 % contre 84 %). Adapter le dépistage aux parcours des femmes Les auteurs soulignent que ces dimensions intimes sont encore peu étudiées en France. Ils appellent à diffuser des messages rappelant qu’aucune orientation ni pratique sexuelle ne dispense du dépistage, à mieux prendre en compte les femmes ayant des rapports avec des femmes ou n’ayant pas de sexualité active, et à développer des approches attentives aux antécédents de violences afin de sécuriser le parcours de dépistage. Source : Inégalités de participation au dépistage du cancer du col de l’utérus en France, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 2026...