Désaffection pour la contraception médicale en France : quels déterminants sociaux ?

En France, les pratiques contraceptives se sont diversifiées et partiellement démédicalisées au cours des vingt dernières années. Une étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire met en évidence des pratiques associées à des situations sociales et reproductives distinctes.

Une analyse menée auprès de 4 420 femmes À partir de l’enquête Contexte des sexualités en France (CSF-2023), les auteurs ont analysé les pratiques contraceptives de 4 420 femmes âgées de 18 à 49 ans, exposées au risque de grossesse non prévue. En 2023, 8,3 % des femmes exposées au risque de grossesse non prévue n’utilisent aucune contraception. Parmi les utilisatrices d’une contraception, 28,3 % recourent à une méthode non médicalisée et 8,0 % utilisent spécifiquement une méthode naturelle. Des pratiques associées à des profils différents L’absence de contraception et le recours aux méthodes non médicalisées sont associés à une faible activité sexuelle et à des souhaits de maternité nuancés. Ces pratiques sont plus fréquentes chez les femmes nées hors de France hexagonale. Elles diffèrent également selon le niveau de diplôme : l’absence de contraception concerne davantage les moins diplômées, tandis que les méthodes non médicalisées sont plus fréquemment utilisées par les plus diplômées. Pour les auteurs, le recul de la couverture contraceptive médicalisée ne peut être interprété de façon uniforme : l’absence de contraception s’inscrit dans des inégalités sociales persistantes, tandis que le recours aux méthodes non médicalisées, particulièrement naturelles, renvoie à des logiques plus complexes. Source : Bulletin épidémiologique hebdomadaire n°12-13, Les enjeux de la désaffection pour la contraception médicale en France,  26 mai 2026…

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