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Non, l’Ozempic ne fait pas grandir le pénis !

Les plus modestes revendiquent « 2,5 cm de gain », les plus enthousiastes carrément « près de 4 cm en sept mois ». Côté experts, la douche est plus froide : l’Ozempic n’allonge pas le pénis. Niet. Nada. Il s’agit d’une illusion d’optique.  Usage détourné En ralentissant la vidange de l’estomac, l’Ozempic diminue l’appétit, favorisant la perte de poids. D’où son usage détourné chez des personnes non diabétiques, dans un but d’amincissement. C’est là que se trouve la clé du troublant mystère de l’allongement du pénis…  Le sexologue ­Wilfrid Pavageau ­dévoile le pot aux roses sur Doctissimo : « La raison principale de cet agrandissement est la diminution de la masse graisseuse. » Chez certains hommes obèses, la graisse pubienne peut recouvrir la base du pénis. Lorsqu’ils perdent du poids, cette graisse fond, et la partie enfouie du sexe ressort, donnant l’impression que le pénis est plus grand. En réalité, seule sa visibilité augmente. En revanche, l’amincissement permet effectivement un meilleur flux sanguin vers le pénis, ce qui signifie des érections plus fermes et rigides....

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«Nous sommes venues vous dire que nous partons »

Fondée en 1964, la maternité des Lilas fut pionnière en France dans la pratique de l’accouchement sans douleur, inspirée des méthodes soviétiques, et l’un des premiers établissements à militer pour la légalisation de l’IVG avant la loi Veil. Pour des générations de femmes, elle a incarné une autre manière d’envisager la naissance. Chantal Birman, ex-sage-femme arrivée en 1970, s’exprime ainsi au micro du Huffington Post : « Je suis en colère contre le fait qu’on n’ait pas pensé que ce lieu était fondamental dans notre histoire de femmes françaises » D’après elle, cette fermeture résulte de « formes de pensée de la santé extrêmement protocolarisées, médicalisées » qui ne laissent pas de place à la physiologie.Dans ce lieu où l’on pouvait accoucher sur le dos, sur le côté, debout, à quatre pattes ou dans l’eau, le choix et la liberté restaient au centre de la prise en charge. Une fermeture sur fond de logique économique Depuis plusieurs années, l’établissement, indépendant de tout hôpital, faisait face à une vétusté croissante et à un déficit estimé à six millions d’euros par an. L’Agence régionale de santé d’Île-de-France, qui comblait jusque-là ce manque, a refusé de renouveler la certification, actant la fermeture. Les soignantes dénoncent une décision symptomatique d’une dérive gestionnaire du système de santé : « Un accouchement physiologique, ça demande beaucoup de temps, ce n’est pas rentable. Et la santé, maintenant, ça doit être rentable, malheureusement », témoigne Mélanie, sage-femme à la maternité des Lilas. Sa collègue Marion enchérit : « ce que l’on propose [aux Lilas], c’est ce qui est demandé par les patients, c’est ce qui est demandé par les soignants : un rythme plus doux, plus que de gros protocoles […]. Et pourtant, on ferme sur des questions budgétaires. » Dans une région déjà frappée par un manque criant de structures de soins, –la disparition des Lilas illustre, pour beaucoup...

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Censurée pour avoir parlé d’IVG 

« Une demi-heure après le partage, tout avait disparu », raconte-t-elle. Elle soupçonne un signalement massif de la part de militants ­antiavortement, ayant reçu concomitamment de nombreux messages haineux de leur part.  En dépit de sa contestation auprès de Meta, elle se voit notifier la suppression définitive de ses comptes, pour avoir enfreint les « standards de la communauté », sans plus de précisions.  Une procédure opaque et contestable Selon la réglementation européenne, Meta aurait dû informer l’utilisatrice du motif exact de la suspension et lui offrir la possibilité de se défendre. Rien de tout cela ne s’est produit. Pauline Dens-Arsène n’a pu qu’envoyer un recours automatique, sans pouvoir argumenter. « Je ne suis pas militante, je suis juste une professionnelle de santé qui accompagne les femmes », souligne-t-elle. Cette exclusion brutale l’empêchait de communiquer sur son activité et sur les droits liés à l’avortement. Ce type d’incident n’est pas isolé : des associations comme le Planning familial ont déjà vu leurs contenus bloqués ou supprimés après des campagnes coordonnées d’opposants à l’IVG. Une mobilisation jusqu’au Gouvernement L’affaire a suscité un large mouvement de soutien, relayé par d’autres sages-femmes et associations féministes. Aurore Bergé, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, est intervenue directement auprès de Meta France. Trois jours plus tard, l’entreprise a reconnu son erreur et réactivé les comptes de la sage-femme. « Meta a réexaminé mon dossier, reconnu son erreur et m’a présenté ses excuses », a annoncé Pauline Dens-Arsène, soulagée, sur sa page tout juste rétablie. Un débat toujours d’actualité Malgré cette issue favorable, l’épisode interroge : comment un droit fondamental, inscrit dans la Constitution, peut-il être fragilisé par les mécanismes opaques d’une entreprise privée étrangère ? ...

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Avortement en Europe : Amnesty International alerte sur les obstacles persistants et les dangers de régression

Dans un rapport publié le 6 novembre 2025, Amnesty International appelle les gouvernements européens, et notamment la Belgique, à garantir un accès égal et universel à l’avortement, face aux restrictions persistantes et aux tentatives croissantes de régression. Intitulé Quand les droits ne sont pas une réalité pour tout le monde. La lutte pour l’accès à l’avortement en Europe, le rapport met en lumière la persistance d’obstacles « dangereux et préjudiciables » qui compromettent ce droit fondamental, dans un contexte marqué par la montée en puissance de groupes anti-droits « disposant de moyens considérables » et usant de « peur et de désinformation ». « La dure réalité, c’est que malgré d’importants progrès réalisés en Europe, l’accès à l’avortement est toujours restreint par un ensemble perturbant d’obstacles visibles et invisibles », souligne Monica Costa Riba, responsable du travail de campagne sur les droits des femmes à Amnesty International. Selon elle, « des victoires durement acquises en matière de droits reproductifs courent un risque grave d’être compromises » par des politiques régressives et des pratiques autoritaires. Le rapport recense divers freins à l’accès effectif à l’avortement : exigences médicales injustifiées, refus de soins pour raisons de conscience, manque de professionnel·le·s formé·e·s, délais légaux trop courts et coûts élevés, autant de contraintes qui touchent particulièrement les populations les plus vulnérables — femmes précaires, mineures, personnes en situation de handicap, LGBTIQ+, migrantes ou demandeuses d’asile. Un appel à dépénaliser et à agir « L’avortement est un soin de santé essentiel et un droit humain », rappelle Monica Costa Riba. L’organisation appelle les gouvernements européens à « dépénaliser la procédure, éliminer les obstacles existants et résister aux attaques des groupes -anti-droits ». https://www.amnesty.be/IMG/pdf/20251106_rapport_europe_avortement_fr.pdf...

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Europe : l’OMS alerte sur la dépendance aux soignants formés à l’étranger

La majorité de ces soignants viennent désormais de pays situés hors d’Europe : 60 % des médecins et 72 % des infirmiers recrutés en 2023 ont été formés dans des États tiers. Cette tendance, portée par la recherche de meilleures conditions de vie et de travail, crée un déséquilibre : tandis que les pays d’Europe de l’Ouest attirent massivement ces professionnels, certains États de l’Est voient leurs effectifs s’effondrer. Dans des pays comme la Roumanie ou la République de Moldavie, les départs massifs aggravent la pénurie de soignants. À l’inverse, des pays comme l’Irlande comptent aujourd’hui plus de la moitié de leurs infirmiers et 43 % de leurs médecins formés à l’étranger. Avec une pénurie estimée à 950 000 professionnels de santé d’ici 2030, l’OMS appelle à de meilleures conditions dans les pays d’origine et plus d’autosuffisance dans les pays d’accueil, sous peine d’aggraver les inégalités de santé. ...

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Mois de sensibilisation à l’infertilité, dixième édition – Collectif Bamp

Alors qu’un couple sur quatre fait face à l’infertilité aujourd’hui, le Collectif Bamp lance un mouvement de mobilisation nationale, avec son Mois de sensibilisation à l’infertilité.  Conférences avec des experts médicaux et en sciences sociales, des tables rondes avec des personnes concernées, des webinaires informatifs, des capsules vidéo sur différents sujets, un festival de théâtre, des actions en entreprise ainsi que des initiatives festives et artistiques… Des évènements auront lieu partout en France du 2 au 30 novembre 2025, en ligne comme en présentiel. ...

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Paracétamol et grossesse : une vaste étude écarte tout lien causal avec l’autisme ou le TDAH

Une alerte controversée Le débat autour du paracétamol en période prénatale a été ravivé à la suite d’une alerte émise par la Food and Drug Administration (FDA) en septembre 2024, évoquant un risque neurologique potentiel chez l’enfant. Cette mise en garde a été relayée et amplifiée par le président américain Donald Trump qui a livré ses prescriptions de santé avec l’aplomb d’un médecin de famille : « N’en prenez pas ! N’en prenez pas ! » Inquiétude et confusion se sont emparées des patientes et de la communauté médicale, alors même que le paracétamol reste le seul antipyrétique en vente libre recommandé pendant la grossesse.  Une cohorte de 2,5 millions d’enfants suivis sur vingt ans L’étude dirigée par le Pr Brian Lee (université Drexel, Philadelphie) s’appuie sur les registres nationaux suédois couvrant la période 1995–2019. Les chercheurs ont examiné les données de plus de 2,5 millions de naissances et ont comparé le devenir neurodéveloppemental des enfants selon que leur mère avait ou non utilisé du paracétamol pendant la grossesse. Les analyses ont d’abord mis en évidence une association statistique apparente entre l’exposition prénatale et les diagnostics d’autisme, de TDAH ou de déficience intellectuelle. Des biais méthodologiques évités Le résultat initial montrait une association statistique entre exposition prénatale et troubles neurodéveloppementaux. Mais en utilisant une analyse intrafamiliale sur fratries, les chercheurs ont contrôlé les facteurs génétiques et environnementaux susceptibles de biaiser l’interprétation. Cette méthode, considérée comme l’une des plus robustes pour les études observationnelles, a fait disparaître toute association : les enfants exposés in utero au paracétamol ne présentaient aucun risque accru de trouble du neurodéveloppement comparés à leurs frères et sœurs non exposés. Prudence clinique usuelle, mais pas d’inquiétude fondée Interrogé par la rédactrice adjointe du JAMA, la Dr Linda Brubaker, le Pr Lee rappelle que les principes de prescription demeurent inchangés : « Comme pour tout médicament...

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Échographies « plaisir » : une pratique désormais illégale

Quand l’échographie devient une « expérience » Depuis quelques années, les échographies « plaisir », « souvenir » ou « affectives » s’étaient multipliées sur internet et dans certaines boutiques. Présentées comme des moments d’émotion, ces séances permettaient aux futurs parents de découvrir leur bébé en 3D ou 4D, parfois entourés de proches, hors du cadre médical.  Proposées comme de véritables prestations commerciales — avec formules, options et effets visuels ou sonores — elles promettaient une « expérience magique » et même de voir « grandir son bébé en temps réel ». Les images pouvaient être retouchées par intelligence artificielle et remises sur clé USB, pour un coût atteignant parfois 200 euros, intégralement à la charge des parents. Mais derrière cette offre séduisante, le monde médical alertait depuis longtemps sur les risques d’une telle dérive. Des alertes sur les risques pour le fœtus Dès 2004, l’Académie de médecine soulignait les dangers potentiels d’une exposition prolongée du fœtus aux ultrasons, recommandant de réserver ces examens à un usage strictement médical. L’année suivante, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) mettait en garde contre les échographies réalisées à des fins purement esthétiques : pour obtenir des images nettes, les praticiens prolongeaient les séances et concentraient les ultrasons sur des zones précises (profil, visage, organes génitaux), sans justification médicale. Bien qu’aucun effet nocif n’ait été démontré à ce jour, ces pratiques faisaient courir un risque inutile au fœtus, sans finalité diagnostique ni thérapeutique. Un encadrement juridique désormais clair Le rapport de la Haute Autorité de santé (HAS) publié en 2012 marque un tournant. Il qualifie les échographies « plaisir » de prestations commerciales, étrangères à tout objectif médical, et appelle à un encadrement législatif. Ce cadre a été établi en 2017, avec le décret n° 2017-91, interdisant formellement l’utilisation d’échographes destinés à l’imagerie fœtale par toute personne n’exerçant pas la profession de médecin ou de sage-femme. Cette interdiction...

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Une sage-femme sanctionnée pour avoir délivré un certificat de virginité

Une démarche « par empathie », mais illégale En 2022, une sage-femme engagée auprès d’associations de défense des droits des femmes rédige un certificat de virginité destiné à permettre à une patiente de se marier. Elle ignore alors que la loi du 24 août 2021, inscrite à l’article L.1110-2-1 du Code de la santé publique, interdit formellement à tout professionnel de santé d’établir un tel document. La chambre disciplinaire de première instance de l’Ordre des sages-femmes la condamne à trois mois d’interdiction d’exercice, sans sursis. Estimant avoir agi sans mauvaise intention, la professionnelle conteste la décision devant la Chambre disciplinaire nationale, invoquant la méconnaissance d’un texte encore récent. « Nul n’est censé ignorer la loi » La juridiction nationale confirme néanmoins la sanction, ramenée à trois mois d’interdiction assortis d’un sursis. Elle rappelle qu’un professionnel de santé ne peut établir de certificat visant à attester la virginité d’une personne, en application de l’article L.1110-2-1 du Code de la santé publique, et ne saurait se prévaloir de son ignorance de la loi. Certes, le site de l’Ordre des sages-femmes ne mentionnait pas encore cette interdiction au moment des faits. Mais la publication de la loi avait fait l’objet d’une couverture médiatique suffisante pour que les professionnels concernés s’en informent. La Chambre souligne en outre que la sage-femme aurait dû, « en toutes hypothèses, garder une certaine distance à l’endroit d’une telle demande », et rappelle qu’un praticien ne peut établir un certificat de complaisance ni rédiger un rapport tendancieux, conformément à l’article R.4127-335 du Code de la santé publique. Une infraction aux conséquences multiples Cette affaire illustre la portée disciplinaire, mais aussi civile et pénale, de l’établissement d’un certificat de virginité. Outre les sanctions prononcées par l’Ordre, la délivrance d’un tel document expose à des poursuites judiciaires : L’infraction commise peut également déboucher sur des sanctions civiles, avec...

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54es Journées de la Société française de médecine périnatale (Sfmp)

Du nouveau pour l’Odon device (marquage CE) © Avanti Santé (image AI) Depuis le test de ce nouveau dispositif d’accouchement par voie basse instrumental (VBI) soutenu par l’OMS et déployé au CHU de Besançon en 2019, OdonAssist™ fait son entrée au CHU Grenoble Alpes cet automne. C’est un manchon souple et gonflable qui se place autour de la tête du bébé afin de l’accompagner dans sa sortie, sans pression excessive sur le crâne ni sur le périnée. Il réduit les risques de lésions de la tête du nouveau-né, protège le périnée et représente une alternative révolutionnaire, simple et sécurisée aux autres instruments d’accouchement par VBI.  L’Odon device va être testé sur un an et environ 60 accouchements. Les résultats de cette étude multicentrique, si concluants, influenceront les perspectives d’une large diffusion.  18,3 % des femmes n’ont pas recours à la visite à domicile (VAD) post-partum par les sages-femmes  En se basant sur les données de l’Enquête nationale -périnatale 2021 (ENP-2021) auprès de femmes à deux mois post-partum et accouchées à terme de nouveau-né bien-portant (n=7 872), Santé publique France a découvert que près d’un cinquième de ces femmes (18,3%) n’avait pas eu recours à la VAD. Le non-recours était associé à des facteurs socio-économiques (faible niveau d’étude, précarité), et/ou individuels et organisationnels :  Le non-recours était particulièrement élevé en Normandie (45,8%), Centre-Val-de-Loire (32,0%), et Île-de-France (25,4%) Ces résultats soulignent la nécessité de l’établissement de liens précoces avec une sage-femme libérale, lors du suivi per partum, de la préparation à la naissance, ou en s’appuyant sur des stratégies type Prado.  Le Newborn Behavorial Observation (NBO), un nouvel outil pour améliorer la relation au nouveau-né  Le Newborn Behavorial Observation (NBO) est un outil dérivé de l’échelle de Brazelton (NBAS), validé cliniquement. Ce n’est pas un outil d’évaluation, mais relationnel : à l’aide d’une ou plusieurs séances...

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