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Dengue, chikungunya, Zika : quels risques pendant la grossesse ?

Dengue : des complications obstétricales possibles La transmission de la dengue de la femme enceinte au fœtus est possible. Selon l’ARS Martinique, l’infection n’entraîne pas de malformations fœtales, mais peut être à l’origine d’une fausse couche au premier trimestre, d’un décès fœtal, d’un accouchement prématuré ou d’un retard de croissance fœtale. Le risque d’hémorragie à l’accouchement est également augmenté. Chikungunya : un risque néonatal surtout autour de l’accouchement Selon l’ARS La Réunion, le chikungunya n’est généralement pas plus grave chez la femme enceinte que chez une autre personne et n’entraîne pas de malformations chez le bébé ni d’augmentation des risques de complications pendant la grossesse. La transmission au fœtus est rare, mais possible ; dans des cas exceptionnels, le virus peut infecter le fœtus, voire entraîner une fausse couche. Le risque est surtout important lorsque la mère est infectée dans la semaine précédant l’accouchement ou juste après celui-ci : environ un nouveau-né sur deux peut alors être contaminé. L’infection néonatale peut être sévère, avec fièvre élevée, troubles neurologiques (inflammation du cerveau) ou complications graves comme un état de choc.  Zika : un risque congénital spécifique Le virus Zika peut être transmis de la mère au fœtus pendant la grossesse, ainsi que par voie sexuelle. L’OMS indique que l’infection pendant la grossesse peut provoquer une microcéphalie et d’autres malformations congénitales, notamment des contractures des membres, un tonus musculaire élevé, des anomalies oculaires ou une perte auditive. Ce tableau clinique est désigné sous le terme de syndrome de Zika congénital. L’infection à Zika pendant la grossesse peut également entraîner une fausse couche, une perte fœtale, une mortinaissance ou une naissance prématurée. Selon l’OMS, entre 5 et 15 % des nourrissons nés de femmes infectées pendant la grossesse présenteraient des signes de complications liées à la maladie à virus Zika. L’infection à virus Zika peut également provoquer le syndrome […]

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SAMa : Soutien Accompagnement Maternité. À Villeneuve-Saint-Georges, un accompagnement sur mesure pour les femmes les plus vulnérables 

Un besoin né du terrain « Chez certaines femmes qui arrivaient aux urgences, quelque chose ne tournait pas rond. Je me sentais désarmée », relate Maud Bérardier, sage-femme au CHIV. « À l’école de sages-femmes, on nous apprend à être de bonnes techniciennes, mais pas tellement à communiquer. » Partant de ce constat, elle suit d’abord le DU Violences faites aux femmes (VFF), puis un DU Précarité, Santé maternelle et périnatale. De son côté, Solène Cottin, sage-femme de PMI dans le Val-de-Marne, est inscrite au même diplôme universitaire et s’apprête à prendre le poste de sage-femme PMI de liaison à la maternité. La rencontre de ces deux professionnelles engagées se révèle décisive. « L’ARS voulait faire baisser les taux de mortalité dans le 94. Fortes de son soutien, nous avons monté le projet et l’unité SAMa a ouvert en 2025 », précisent-elles. Une unité pensée pour son territoire Le SAMa s’inscrit dans le sillage des UAP (unités d’accompagnement personnalisé), déjà implantées en Seine-Saint-Denis. « On a regardé ce qui existait ailleurs, notamment dans le 93, et on s’est dit que notre territoire avait des besoins très comparables. » Le SAMa constitue ainsi la première UAP du sud de l’Île-de-France. Implantée à la frontière du Val-de-Marne et de l’Essonne, la maternité rayonne sur deux bassins de population. « Les profils diffèrent légèrement selon les départements, mais les besoins existent des deux côtés », soulignent les deux sages-femmes. « Du premier rendez-vous à aujourd’hui, je ne me suis jamais sentie seule » Des vulnérabilités multiples Parcours migratoires, isolement, troubles psychiatriques, violences, deuils périnataux, dénis de grossesse, parcours en aide sociale à l’enfance… les vulnérabilités sont multiples, s’additionnent et s’entrecroisent.En ce moment, les violences conjugales à elles seules concernent près d’une femme sur trois au sein de l’unité SAMa. Repérer et orienter L’adressage des patientes à l’unité SAMa intervient après l’échographie du premier […]

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Les sages-femmes reconnues comme indispensables à la santé des femmes par le Parlement européen

Une reconnaissance inédite Cette résolution reconnaît que la qualité des soins de pratique sage-femme :  Elle invite la Commission européenne à élaborer des standards communs à l’échelle de l’Union pour les soins anténatals, l’accouchement, le postnatal, ainsi que pour la santé maternelle et néonatale. Il demande aussi une mise à jour de la directive européenne sur la maïeutique, afin de l’aligner sur les standards internationaux et de faciliter le partage de bonnes pratiques entre pays. Des demandes concrètes pour la santé des femmes La résolution parlementaire s’inscrit dans un texte plus large consacré aux inégalités de santé qui touchent les femmes. Le Parlement appelle la Commission à développer une approche « sensible au genre » en matière de santé, en ciblant notamment la santé maternelle, la santé mentale, le cancer et l’endométriose. Il demande également un cadre européen sur l’usage sûr des médicaments pendant la grossesse et l’allaitement, ainsi qu’un accès complet à des soins sexuels et reproductifs de qualité, comprenant des soins obstétricaux et de maïeutique respectueux. Un signal politique fort, mais non contraignant Cette résolution n’a pas de valeur juridiquement contraignante, mais elle fixe une orientation politique claire pour les travaux à venir de la Commission en vue de la stratégie 2026-2030. L’ICM rappelle avoir pris part à la consultation publique préalable et avoir mobilisé ses partenaires européens pour faire reconnaître explicitement le rôle des sages-femmes dans ce cadre stratégique. À l’échelle européenne, la maïeutique est désormais explicitement inscrite dans le débat sur la santé des femmes et sur l’égalité de genre. Reste à voir comment cette reconnaissance politique se traduira concrètement dans les futurs textes européens. Source : International Confederation of Midwives, 14 avril 2026

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Les Pays de la Loire, seule région à tenir le cap des naissances

L’exception ligérienne 35 400 naissances. Ni une de plus, ni une de moins qu’en 2024. Dans un contexte de recul généralisé de la natalité en France métropolitaine, les Pays de la Loire font figure d’anomalie statistique. L’Insee, dans une étude flash publiée début avril, qualifie lui-même le phénomène d’« exception ligérienne ». La région cumule en effet deux facteurs favorables : une attractivité toujours forte de la façade atlantique, et une proportion de femmes en âge de procréer en hausse de 0,7 %, reflet direct des flux migratoires qui alimentent sa croissance démographique — la population régionale a bondi de 6,1 % entre 2016 et 2026 pour atteindre 3,965 millions d’habitants. Un répit, pas un rebond Mais gare à l’emballement. « Il est beaucoup trop tôt pour extrapoler une dynamique plus large à partir de ce palier », tempère Arnaud Fizzala, chef des projets d’études à l’Insee et co-auteur de l’étude. Et les premiers chiffres de 2026 refroidissent déjà les espoirs : janvier et février semblent pointer vers une reprise de la baisse. La stabilité de 2025 résulte en réalité de deux forces contraires qui se neutralisent : d’un côté, une fécondité en léger recul (l’indicateur conjoncturel tombe à 1,59 contre 1,60 en 2024) ; de l’autre, un nombre croissant de femmes dans la tranche des 20-40 ans. Équilibre précaire. Le solde naturel, lui, continue de se dégrader Les naissances ont beau tenir, les décès progressent : 38 000 en 2025, soit 700 de plus qu’en 2024, notamment sous l’effet d’une sévère épidémie de grippe hivernale. Résultat, le solde naturel régional accuse un déficit de 2 600 personnes — contre 1 900 un an plus tôt. La Loire-Atlantique reste le seul département à afficher un solde positif ; le Maine-et-Loire bascule dans le rouge pour la première fois. C’est le vieillissement des générations du baby-boom qui, structurellement, tire les décès vers le haut. La natalité, un défi […]

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Inauguration du « jardin du souvenir » de l’Hôpital Bicêtre, lieu mémoriel dédié au deuil périnatal

Depuis plus d’un an, une équipe pluridisciplinaire de la maternité de Bicêtre s’est mobilisée pour améliorer la prise en charge du deuil périnatal par différentes actions concrètes dont le « jardin du souvenir » était le point d’orgue. Cet espace, à l’abri de l’agitation de l’hôpital, se veut être un lieu où les familles peuvent venir se recueillir et accrocher un ruban aux bambous, en souvenir de leur bébé parti trop tôt. Il contribue enfin à rendre visible le deuil périnatal qui est trop longtemps resté un tabou.

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NOUVEAU CODE NAF* POUR LES SAGES-FEMMES : 86.94H 

Au 1er janvier 2027, les sages-femmes changent de code NAF (Nomenclature des activités françaises ). Adieu 86.90D (activités des infirmiers et des sages-femmes), les sages-femmes ont désormais un code spécifique 86.94H (activités de maïeutique).  Chaque sage-femme peut dès maintenant s’assurer sur le site Sirene que son code a bien été modifié. https://sirene.gouv.fr * Attribué par l’Insee, le code APE permet d’identifier l’activité principale d’une entreprise ou d’un établissement.

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Le Gouvernement annonce le remboursement des protections périodiques réutilisables

À la rentrée universitaire, les protections périodiques réutilisables seront remboursées pour toutes les femmes de moins de 26 ans, ainsi que pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire. Cette mesure devrait concerner 6,7 millions de personnes.  Lutter contre la précarité menstruelle Elle répond à un triple objectif : lutter contre la précarité menstruelle, soutenir le pouvoir d’achat et favoriser l’usage de protections plus durables, jugées plus respectueuses de l’environnement et sans danger pour la santé. Elle traduit la volonté du Gouvernement de garantir à chacune « un accès simple, concret et effectif à des protections essentielles pour la santé, l’autonomie et la dignité ».

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La Cour des comptes publie un rapport alarmant sur la qualité des soins dans les hôpitaux

Des coûts humains et financiers élevés Chaque année, 13 millions de patients sont pris en charge dans 2 965 établissements de santé en France. Or, selon la Cour des comptes, la « non-qualité » des soins représente un « enjeu majeur ». La réparation des préjudices évitables — réhospitalisations, indemnisations, complications — coûterait plus de 11 milliards d’euros par an. Les soins « inutiles ou à faible valeur » représenteraient, eux, 22 milliards d’euros. Le rapport rappelle aussi que les infections nosocomiales provoqueraient au moins 4 000 décès par an, soit davantage que les accidents de la route, pour un coût estimé entre 2,2 et 5,2 milliards d’euros en réparation des préjudices. Des incidents trop peu déclarés La Cour déplore une forte sous-déclaration des événements indésirables graves, pourtant obligatoire. En 2024, un peu plus de 7 000 déclarations ont été recensées, alors que le nombre réel d’événements serait 20 à 50 fois supérieur. Erreurs médicamenteuses, objets oubliés au bloc, infections liées aux soins ou complications graves restent donc insuffisamment analysés. Pour y remédier, l’institution recommande des sanctions financières contre les établissements qui ne respecteraient pas leurs obligations, ainsi qu’une meilleure formation à la sécurité des soins. Mieux évaluer les résultats La juridiction financière, dont la fonction est de contrôler la régularité des comptes publics, critique enfin des indicateurs trop centrés sur les procédures hospitalières, et trop peu sur les résultats réels pour les patients. Elle appelle à mieux suivre les complications, le ressenti des patients et les résultats des établissements, notamment au niveau régional, afin de passer d’une logique administrative à une véritable culture de la qualité et de la sécurité des soins.

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Eliette Bruneau, présidente de l’ANSFL, missionnée pour copiloter des travaux sur la santé périnatale et maternelle

En février, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist attribuait cette mission à quatre experts : un gynécologue–obstétricien, une pédiatre, une anesthésiste et Eliette Bruneau, sage-femme libérale exerçant dans un cabinet rural en Maine-et-Loire et présidente de l’Association nationale des sages-femmes libérales (ANSFL) depuis cinq ans.« Dans ce court délai, on doit analyser les pistes qui permettraient une amélioration de la santé des femmes et des enfants dans la période périnatale en France, à savoir qu’actuellement, on a des chiffres préoccupants, notamment sur les morts infantiles, puisqu’on est passés de la troisième place en 1996-2000, à la 23e sur 27 États de l’Union européenne en 2022 », précise-t-elle. Comment se déroulent ces travaux ?  Auditions de professionnels de la périnatalité, mais également d’usagers, analyse de la littérature scientifique, travail de synthèse puis émission d’une feuille de route, in fine.Avec pour première piste, tout ce qui est en lien avec la prévention : « D’où l’intérêt d’être là en tant que sage-femme, puisque cela fait vraiment partie de notre cœur de pratique », observe la présidente de l’ANSFL.  Les autres pistes que la maïeuticienne voit déjà se dessiner sont :  Et Eliette Bruneau de conclure : « Le but est de coordonner nos actions entre professionnels pour pouvoir sécuriser cette période de la vie des femmes et des nouveau-nés. » 

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UFML-S & Syngof : aux sources de la polémique

Dans deux communiqués sortis début avril, l’UFML-S (Union française pour une médecine libre-Syndicat) et le Syngof (Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France) affirment que le gynécologue doit être reconnu comme le [seul] référent médical global de la santé des femmes, au centre du parcours de soins féminin. Dénonçant l’usage de la terminologie de « sage-femme référente », notamment dans les courriers adressés directement aux patientes par la CPAM pour les inciter à consulter une sage-femme référente, les deux organismes estiment qu’elle est source d’une « ambigüité majeure », allant jusqu’à évoquer un « risque de perte de chance pour les patientes ».  Dans son communiqué, l’UFML-S semble faire le lien entre l’évolution en cours et les mauvais chiffres de la mortalité périnatale : « En obstétrique, cette question est encore plus critique. 60 % des décès maternels sont jugés évitables, le plus souvent en lien avec des retards de diagnostics ou des défauts de coordination. La mortalité périnatale est en hausse : depuis 2011, le taux de mortalité infantile a augmenté de façon continue, passant de 3,5 à 4,1 décès pour 1 000 enfants nés vivants en 2024, soit 2 700 enfants décédés avant un an (Insee). Dans un contexte de complexification des profils maternels, aucune grossesse ne peut être considérée comme durablement « à bas risque ».Un parcours sans référent médical clairement identifié fragilise nécessairement la sécurité des patientes. »  S’il juge nécessaire une réorganisation du système de santé, le Syngof souligne toutefois que la redéfinition des rôles des professionnels ne peut se faire sans « garantir une adéquation stricte entre niveau de compétences et niveau de responsabilité médicale. » Selon le syndicat, « Cette terminologie [sage-femme référente] est de nature à induire les patientes en erreur sur le niveau d’expertise requis pour l’identification et la prise en charge des situations pathologiques ou à risque ».  Cette passe d’armes intervient au lendemain de la refonte […]