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À Grenoble, la maternité de La Mut’ innove avec champ opératoire révolutionnaire et césarienne participative

Trop souvent, la césarienne est vécue comme « une intervention chirurgicale froide, où la maman est séparée de son enfant par un rideau opaque, sans pouvoir le voir ni le toucher au moment de la naissance », dixit le communiqué. Heureusement, une équipe pluridisciplinaire (gynécologues, anesthésistes, sages-femmes) du groupe hospitalier mutualiste de Grenoble (La Mut’), a choisi de repenser ce moment.  Après avoir développé la césarienne participative, l’équipe vient d’annoncer fièrement la conception d’un champ opératoire innovant, conçu en partenariat avec Medline et soutenu par l’ARS. Ce dispositif permet une connexion visuelle immédiate, les parents assistant en temps réel à la naissance de leur bébé. Il permet aussi un contact précoce grâce à des manchons stériles intégrés, autorisant la mère à toucher, porter et rassurer son nouveau-né dès les premières secondes. Enfin, il reconnecte émotionnellement le personnel médical et les parents durant l’intervention. Cette innovation marque une évolution décisive, en faisant de la césarienne un véritable accouchement, porteur d’émotions et de douceur. Dans une France où une femme sur cinq accouche par césarienne, son impact potentiel est considérable. Mais l’aventure ne s’arrête pas aux frontières de l’Hexagone : en cours de commercialisation, ce nouveau dispositif pourrait transformer durablement l’expérience de naissance de millions de parents à travers le monde....

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À Tenon, un parcours physiologique pour donner naissance autrement

Depuis janvier 2026, la maternité de l’hôpital Tenon (AP-HP) propose un parcours de naissance physiologique destiné aux femmes présentant une grossesse sans risque. Objectif : permettre un accouchement plus naturel, centré sur les besoins de la mère et du nouveau-né, tout en garantissant la sécurité d’une maternité de type 2. Ce parcours repose sur un accompagnement personnalisé, assuré par une sage-femme de ville ou de la maternité, avec un dossier médical partagé pour assurer la continuité des soins.  Les patientes bénéficient d’un espace dédié favorisant la mobilité (baignoire de dilatation, lianes, canapé) et l’implication du coparent. La sécurité reste pleinement assurée, avec la présence continue d’un obstétricien, d’un anesthésiste et d’un pédiatre, ainsi que l’accès immédiat au bloc opératoire et à la néonatologie. Après la naissance, dix lits sont réservés à ce parcours pour un séjour postnatal moins médicalisé, axé sur le repos et la rencontre avec son bébé, dans un cadre propice à la construction du lien familial....

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EVAR/EVARS, Éducation à la vie affective, relationnelle… et à la sexualité(à partir du secondaire) : les sages-femmes ont aussi un rôle à jouer

Les sages-femmes dans tout ça ?  C’est là que les sages-femmes ont leur rôle à jouer, selon Ludivine Caslot : « Parler d’intimité, c’est quelque chose qu’on sait faire, en plus de la maîtrise de la physiologie et de l’anatomie. Nous sommes aussi des figures de confiance des familles. Et des actrices de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) ». Elle encourage ainsi les sages-femmes intéressées à se tourner vers des établissements scolaires qui auraient besoin de renforts externes : « De mon expérience, il est plus facile de devenir animatrice de séances d’éducation à la vie affective, relationnelle (et sexuelle) en milieu scolaire dans le privé, car les écoles publiques vont moins ou pas avoir recours à une intervention extérieure, ayant déjà une infirmière scolaire qui coordonne les programmes ».  Dès la maternelle La sage-femme précise que ces séances ne sont pas bénévoles : il faut les facturer. Elle souligne l’importance de cette éducation, adaptée à chaque étape du développement de l’enfant.En maternelle, par exemple, on aborde les émotions et le consentement : « Savoir qu’apprendre à dire non à un bisou, c’est différent de la politesse », mais aussi « apprendre les bons termes : “vulve” et “pénis”, ce qui n’est pas de la sexualité, mais un apprentissage important pour verbaliser des choses en cas de VSS, à des âges – de 2 à 6 ans – auxquels les enfants ont de toute façon une curiosité pour les parties génitales ». Les séances sont très courtes – en moyenne vingt minutes – car après, on perd l’attention des élèves.  Ces enseignements nécessitent donc de maîtriser les grandes étapes du développement psycho-sexuel et sont un outil de repérage essentiel des comportements problématiques d’enfants, derrière lesquels se terrent parfois des violences.  Ressources :  • Site du ministère de l’Éducation nationale  • Respectomètre de l’Enfant bleu pour les enfants  • Violentomètre pour les...

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Endométriose : un nouveau test de cinq minutes pour réduire l’errance diagnostique.
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Endométriose : un nouveau test de cinq minutes pour réduire l’errance diagnostique.

Le Safe score : un outil simple en cinq minutes  Destiné aux adolescentes et jeunes femmes et réalisable en environ cinq minutes, il repose sur six questions ciblées : – présence de douleurs pelviennes fréquentes – recours à une consultation médicale pour ces douleurs  – prise régulière d’antalgiques  – règles très douloureuses  – règles très abondantes  – antécédents familiaux d’endométriose Chaque réponse positive attribue un point, pour un score total de 0 à 6. Plus le score est élevé, plus le risque de présenter une endométriose est important, justifiant une évaluation approfondie. Un objectif : orienter plus tôt les patientes Développé à partir des données de plus de 9 000 participantes et publié en mars 2026 dans eClinicalMedicine, cet outil ne constitue pas un test diagnostique à lui seul. Il vise avant tout à identifier précocement les patientes à risque afin d’accélérer leur orientation vers des structures spécialisées. Les auteurs soulignent que de nombreuses femmes sont diagnostiquées tardivement, souvent à la fin de la vingtaine, notamment lors de difficultés à concevoir. Un repérage plus précoce pourrait ainsi améliorer la prise en charge et limiter les conséquences à long terme. Vers une utilisation en pratique clinique Les prochaines étapes consistent à évaluer l’outil Safe Score en contexte clinique, notamment en médecine générale et dans des cliniques d’endométriose et de douleurs pelviennes à Brisbane. Le développement d’une application est également envisagé....

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À Brest, la première faculté de maïeutique en France travaille à améliorer la prise en charge de la santé des femmes

L’heure des partiels a sonné à la faculté de médecine de Brest ! En cette matinée de début janvier, les futurs médecins s’agglutinent devant les salles d’examen du rez-de–chaussée. Un étage plus haut, les couloirs de la première faculté de maïeutique française sont, eux, bien silencieux. Seules des voix proviennent de la salle de cours de Maï Le Du, enseignante-chercheuse en maïeutique. Les étudiantes de quatrième année y discutent de leur sujet de mémoire de recherches.  Faustine aimerait questionner les différences de pratiques des sages-femmes face à une déchirure superficielle. « Les sages-femmes en milieu hospitalier ont-elles davantage tendance à recoudre que celles qui exercent en maison de naissance ou à domicile ? », se demande la jeune étudiante. La question suscite un échange sur les expériences vécues en stage des futures professionnelles. Maï Le Du écoute attentivement. D’après les étudiantes, la suture semble prévaloir à l’hôpital, plutôt qu’en maison de naissance. « Peut-être parce que les femmes sont sous péridurale ? », avance une des étudiantes. « Pourtant, d’après une étude, les femmes avec sutures vont avoir plus de douleurs dans les premiers jours contrairement à celles qui ne sont pas suturées », répond Faustine. Mais alors comment expliquer une telle différence entre pratique et théorie ? « Là ça devient intéressant, sourit Maï Le Du. Votre sujet de mémoire Faustine sera d’essayer d’expliquer cette contradiction. » Questionner les pratiques des sages-femmes, ce qui les guide et ainsi, les faire évoluer sont les objectifs de ces travaux dirigés de recherche donnés aux quatrièmes et cinquièmes années en préparation de leur mémoire. L’ancienne école de maïeutique est devenue une unité de formation et de recherche (UFR) en 2024 : la première faculté de maïeutique en France.  Le passage à l’UFR Ces missions deviennent d’autant plus importantes que l’ancienne école de maïeutique est devenue une unité de formation et de recherche en 2024 : la...

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Ce temps d’échange s’inscrit dans une démarche plus large : prévenir les violences obstétricales et gynécologiques. Photos : © Charlotte Hervot
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À Rennes, un « Café papote » pour repenser le vécu du déclenchement 

Jus d’orange, café, cookies… Autour de la table, l’ambiance se veut conviviale. Pourtant, dans ce café du centre-ville de Rennes (Ille-et-Vilaine), c’est une rencontre inédite. Trois patientes, toutes déclenchées pour dépassement de terme, échangent avec trois professionnelles du CHU : Marie Gourdel-Gautier, sage-femme coordinatrice en maïeutique du pôle Femme-Enfant ; la gynécologue Louise Jacquot-Thierry et l’interne Bertille Canton. Ensemble, elles participent au premier « Café papote » consacré au déclenchement. « À quoi vous fait penser le mot déclenchement ? », lance l’interne. Sur les post-it s’affichent : « douleur », « peur de l’échec », « possible sans péri ? » Peu à peu, la parole se libère.Bérangère Dréno se souvient : « La grossesse se passait bien. À J+1, je suis allée au CHU pour un monitoring et j’ai été prise de stress. » Elle s’interrompt. « Je peux tout entendre, c’est même important que vous puissiez vous exprimer », l’encourage Marie Gourdel-Gautier. Alors la jeune femme poursuit : « D’un coup, tout est devenu médicalisé, des femmes branchées partout… » Justine Lebrun acquiesce : « Le premier rendez-vous m’a rassurée, mais je suis sortie du suivant en pleurant. » Identifier les zones grises Pour l’équipe, il s’agit d’identifier ce qui, dans les mots, les gestes ou les procédures, peut générer stress, incompréhension ou sentiment de dépossession.« Le manque d’explications, les temps d’attente, les protocoles perçus comme imposés peuvent être vécus comme une violence, même sans intention », observe Louise Jacquot-Thierry. Ce temps d’échange s’inscrit dans une démarche plus large : prévenir les violences obstétricales et gynécologiques. Dresser un état des lieux du vécu du déclenchement pour ajuster l’information donnée aux femmes en est un levier. « On part souvent du postulat qu’un accouchement “naturel” serait forcément bien vécu, tandis qu’un déclenchement le serait moins. Ce n’est pas si simple », souligne la sage-femme. Des pratiques qui évoluent L’initiative intervient alors que les déclenchements augmentent : près d’un accouchement sur quatre en France, et « entre 25 et 30 % des naissances » au...

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Football féminin : un risque de blessure accru en début de cycle ?

Le football féminin de haut niveau s’est considérablement développé ces vingt dernières années. Pourtant, un facteur biologique majeur reste encore peu exploré : le cycle menstruel. Les fluctuations hormonales ­— notamment des œstrogènes et de la progestérone —sont pourtant connues pour influencer la stabilité articulaire, la proprioception* et le contrôle neuromusculaire. Dans un sport marqué par des accélérations, décélérations et contacts répétés, ces variations pourraient peser sur le risque de blessure. Une étude brésilienne menée auprès de 53 footballeuses professionnelles (âge moyen 21,7 ans) apporte des éléments nouveaux. Au cours des douze derniers mois, vingt joueuses (37,7 %) ont déclaré au moins une blessure. Les lésions concernaient principalement le genou (65 %), puis la hanche (20 %), la cheville (10 %) et l’épaule (5 %). Elles survenaient majoritairement à l’entraînement (80 %) et à la suite d’un contact (75 %). Plus ou moins vulnérable selon la phase du cycle ? L’analyse montre une association significative entre la survenue des blessures et la phase du cycle menstruel : la phase folliculaire précoce (jours 1 à 4) concentrait la proportion la plus élevée de lésions (35 %, p < 0,001), tandis que la phase ovulatoire en comptait le moins (15 %).En début de cycle, les blessures étaient majoritairement des traumatismes de contact, localisés au genou. Les auteurs évoquent le rôle possible de la baisse des œstrogènes en phase folliculaire précoce, combinée aux contraintes biomécaniques du football. Ils appellent toutefois à des études prospectives pour confirmer ces résultats avant d’envisager une adaptation des charges d’entraînement selon le cycle. Source : Santos WR, Júnior FC, Barbosa D, et al. Injuries in Female Soccer Athletes: Risk of Injury Across Different Phases of the Menstrual Cycle * La proprioception est la capacité du corps à percevoir sa propre position dans l’espace, sans avoir besoin de la vue...

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Biathlon et cycle menstruel : Dorothea Wierer fait mouche

Arrivée cinquième de l’individuel, à seulement 29 secondes du podium, la quadruple championne du monde a justifié son déficit de puissance sur les skis par sa phase de cycle. En zone mixte, l’athlète a partagé une analyse lucide de sa condition physique : « J’ai beaucoup peiné sur mes skis, ce n’était pas très agréable physiquement. Malheureusement, pour nous les femmes, c’est comme ça une fois par mois ; il faut faire avec. » Treizième temps de ski, Wierer a précisé avoir ressenti une dégradation nette de son état au fil de l’épreuve : « J’ai eu du mal physiquement sur mes skis, surtout à partir du troisième tour. » Malgré cette contrainte physiologique, la biathlète a souligné la résilience nécessaire au sport d’élite : « Ça aurait pu être pire : une cinquième place à mon âge, en fin de carrière et dans cette condition physique, ce n’est pas négligeable. » Ce témoignage, s’ajoutant à celui d’Amber Glenn, confirme l’importance pour la médecine du sport d’intégrer les fluctuations hormonales comme un paramètre de santé et de performance à part entière, au même titre que la nutrition ou la récupération. Photo : © Christian Bier...

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Sport de haut niveau et cycle menstruel : le témoignage d’Amber Glenn aux JO 2026

Une vulnérabilité exacerbée par les contraintes vestimentaires  Interrogée par France Télévisions en zone mixte, l’athlète de 26 ans a souligné l’inconfort spécifique lié aux tenues de compétition : « J’ai mes règles en ce moment, c’est vraiment difficile, surtout quand on doit porter ce genre de vêtements et qu’on doit être performante devant le monde entier. » Au-delà de l’aspect pratique lié aux tenues moulantes, l’athlète a insisté sur la charge mentale et émotionnelle induite par cette phase du cycle : « C’est dur et personne n’en parle. C’est vraiment difficile et effrayant, et vous êtes bouleversée. C’est quelque chose dont on ne parle pas beaucoup concernant les athlètes féminines, alors que ça devrait être un sujet de discussion. » L’influence sur la performance L’intervention de la patineuse ne s’est pas limitée à une réaction post-compétition. Elle avait déjà amorcé une réflexion sur ses réseaux sociaux deux jours plus tôt, après le programme court, détaillant les mécanismes par lesquels le cycle interfère avec les exigences du haut niveau.Selon elle : « Les cycles menstruels peuvent influencer les performances féminines de manière subtile, affectant l’énergie, la concentration, l’humeur et le confort physique à différentes phases du cycle. » Perspectives : vers une prise en considération du cycle hormonal Le témoignage d’Amber Glenn impose de rompre avec les modèles d’entraînement linéaires pour adopter une approche tenant compte de la cyclicité hormonale. Moduler les charges d’entraînement selon les phases du cycle permet de prévenir les risques de blessures (laxité ligamentaire accrue sous l’effet des œstrogènes) et d’optimiser la gestion de l’énergie et de la thermorégulation. Parallèlement, il convient de réduire la charge mentale des athlètes en repensant les tenues de compétition (couleurs, coupes) et en garantissant un accès immédiat à des soins gynécologiques sur les lieux de performance. Enfin, l’abolition de la « charge de discrétion » nécessite de former les staffs techniques à une...

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Cabotégravir : « une avancée majeure » contre le VIH,  d’après l’association Aides

Un nouveau traitement préventif contre le VIH est désormais disponible en France : le cabotégravir. Administré par injection tous les deux mois, il offre une protection prolongée contre l’infection : on parle de PrEP, pour « prophylaxie pré-exposition ». Des médicaments fonctionnant sur le même principe existent déjà en France, mais le protocole impose la prise d’un comprimé chaque jour ou bien avant et après un rapport sexuel. Un schéma parfois contraignant et exposé au risque de mauvaise observance.  Le cabotégravir, développé par le laboratoire britannique GSK, simplifie ce protocole grâce à son action longue durée. Il sera intégralement remboursé, malgré un coût de plusieurs centaines d’euros par injection. Un autre traitement injectable, le lénacapavir (Gilead), actuellement évalué par la Haute Autorité de santé, pourrait aller plus loin encore, avec une injection tous les six mois....

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