Une vulnérabilité exacerbée par les contraintes vestimentaires Interrogée par France Télévisions en zone mixte, l’athlète de 26 ans a souligné l’inconfort spécifique lié aux tenues de compétition : « J’ai mes règles en ce moment, c’est vraiment difficile, surtout quand on doit porter ce genre de vêtements et qu’on doit être performante devant le monde entier. » Au-delà de l’aspect pratique lié aux tenues moulantes, l’athlète a insisté sur la charge mentale et émotionnelle induite par cette phase du cycle : « C’est dur et personne n’en parle. C’est vraiment difficile et effrayant, et vous êtes bouleversée. C’est quelque chose dont on ne parle pas beaucoup concernant les athlètes féminines, alors que ça devrait être un sujet de discussion. » L’influence sur la performance L’intervention de la patineuse ne s’est pas limitée à une réaction post-compétition. Elle avait déjà amorcé une réflexion sur ses réseaux sociaux deux jours plus tôt, après le programme court, détaillant les mécanismes par lesquels le cycle interfère avec les exigences du haut niveau.Selon elle : « Les cycles menstruels peuvent influencer les performances féminines de manière subtile, affectant l’énergie, la concentration, l’humeur et le confort physique à différentes phases du cycle. » Perspectives : vers une prise en considération du cycle hormonal Le témoignage d’Amber Glenn impose de rompre avec les modèles d’entraînement linéaires pour adopter une approche tenant compte de la cyclicité hormonale. Moduler les charges d’entraînement selon les phases du cycle permet de prévenir les risques de blessures (laxité ligamentaire accrue sous l’effet des œstrogènes) et d’optimiser la gestion de l’énergie et de la thermorégulation. Parallèlement, il convient de réduire la charge mentale des athlètes en repensant les tenues de compétition (couleurs, coupes) et en garantissant un accès immédiat à des soins gynécologiques sur les lieux de performance. Enfin, l’abolition de la « charge de discrétion » nécessite de former les staffs techniques à une…
