Image : capture d'écran de la Campagne de lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants (2023). Pour signaler les violences sexuelles faites aux enfants : composez le 119.
Actus

Commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales commises contre les enfants et la situation des parents protecteurs, notamment des mères protectrices

2025 : Les Nations unies s’en mêlent En mai 2025, le Comité contre la torture de l’Organisation des Nations unis (ONU) rend ses observations sur la France. Le rapport Inceste paternel et torture institutionnelle en France porté par Incesticide France et trois co-auteurs, a été entendu. Verdict : la torture infligée aux enfants victimes d’inceste paternel et à leur mère protectrice est officiellement reconnue. L’instance onusienne dénonce le placement d’enfants chez leur père agresseur présumé et la pénalisation des mères qui tentent de les protéger. 2026 : Commission d’enquête de l’Assemblée nationale  La gorge nouée par l’émotion, Sihem Ghars, présidente du collectif Incesticide, égrène les défaillances institutionnelles et juridiques dans le traitement de l’inceste parental : « J’ai cru que le policier allait faire son travail, il ne l’a pas fait.J’ai cru que le juge allait faire son travail, il ne l’a pas fait. J’ai cru, comme beaucoup d’ailleurs, que les enquêteurs sociaux feraient leur travail, ils ne l’ont pas fait. J’ai cru que les experts psychologues allaient faire leur travail, ils ne l’ont pas fait. J’ai cru que l’expertise médicopsychiatrique allait faire son travail, elle ne l’a pas fait. J’ai cru que mon avocat allait faire le travail, il ne l’a pas fait. J’ai cru que les associations allaient faire leur travail, elles ne l’ont pas fait. J’ai cru que les fondations allaient le faire, elles ne l’ont pas fait. J’ai cru à la Ciivise, j’ai cru au Comité contre la torture des Nations unies et maintenant je crois en vous, Messieurs les députés et je continue de croire, car le désespoir est l’ennemi de la justice. »  La Commission a besoin de témoignages et en appelle aux victimes et témoins, qui voudraient recommander des personnes à auditionner ou signaler des dysfonctionnements . Les formulaires sont là (date limite, 15 mai 2026) Témoignage de Sihem […]

Actus

Nuit de panique à l’hôpital d’Oxford (Royaume-Uni)

Selon le témoignage de Jordan et Matthew Gray, la naissance de leur quatrième enfant prend un tour inattendu après le remplacement de la première sage-femme. La professionnelle arrivée en renfort semble peu expérimentée et s’inquiète des variations du rythme cardiaque fœtal. Elle instille un climat d’angoisse délétère dans la salle de naissance. Alors que l’accouchement est imminent, prise de panique, la sage-femme se volatilise purement et simplement. Matt Gray, ancien ambulancier, affirme avoir accompagné seul la naissance de sa fille et dégagé le cordon enroulé autour de son cou,  avant l’arrivée d’autres soignants. Saisi d’une plainte du couple, l’Oxford University Hospitals Trust a présenté ses excuses et ouvert une enquête.

Actus

Hantavirus : un cas confirmé et 22 contacts suivis en France

Un risque évalué comme faible pour la population générale Selon le point de situation gouvernemental modifié le 21 mai 2026, une passagère a été testée positive et 22 personnes contacts ont été identifiées et sont suivies. Selon les autorités, « le risque global pour la santé publique demeure faible » et modéré pour les croisiéristes. Les hantavirus se transmettent à l’homme par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés. La souche Andes se distingue par la possibilité d’une transmission interhumaine. Ni traitement spécifique ni vaccin Il n’existe pas de traitement spécifique ni de prophylaxie vaccinale contre l’hantavirus. La ministre de la Santé a précisé, le 11 mai 2026, que la France est prête à faire face à la situation « en termes de masques, en termes de tests PCR notamment, en termes aussi de médicaments ».  Source : www.info.gouv.fr, 21 mai 2026

Actus

L’ANSFL lance « Assistance Sages-Femmes » pour soutenir les libérales

Compréhension des appels de cotisations, gestion et comptabilité, évaluation de la rentabilité du cabinet, choix entre association et collaboration, organisation administrative ou difficultés rencontrées avec une collègue ou une patiente, etc. : le dispositif entend apporter un soutien aux sages-femmes confrontées aux multiples enjeux de l’exercice libéral. L’ANSFL précise que son nouveau service n’a pas vocation à remplacer les outils ou les accompagnements déjà proposés par les organisations existantes, notamment les syndicats, le CNOSF ou les associations spécialisées. Il doit permettre de conseiller les sages-femmes et de les orienter vers les structures compétentes selon les situations rencontrées. Assistance Sages-Femmes est un service gratuit, exclusivement réservé aux adhérentes et adhérents de -l’ANSFL à jour de leur cotisation.

Actus

Le SOPK devient le SMOP : un nouveau nom pour mieux refléter la complexité de la maladie

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément », affirmait Nicolas Boileau.  Longtemps appelé syndrome des ovaires polykystiques, le trouble était associé, jusque dans son nom, à l’idée de « kystes » ovariens. Or cette représentation est inexacte : les personnes concernées ne présentent pas une augmentation des kystes pathologiques sur les ovaires. Si une morphologie ovarienne particulière peut être observée, elle correspond notamment à la présence de follicules immatures dont le développement est inachevé et non de kystes. Cette confusion n’est pas anodine. Selon l’article publié dans The Lancet, l’ancienne appellation masquait la diversité des manifestations endocriniennes et métaboliques de la maladie, tout en contribuant aux retards diagnostiques, à la fragmentation des soins et à la stigmatisation. Le nouveau nom, SMOP, abandonne donc la référence aux « kystes » pour mettre en avant trois dimensions centrales du syndrome : son caractère métabolique, ovarien et polyendocrinien Bien plus qu’un trouble ovarien Le changement de nom traduit une évolution de la compréhension scientifique de la maladie. Le SOPK, désormais SMOP, ne peut plus être considéré comme un trouble limité aux ovaires ou à la fertilité. Il est associé à des perturbations hormonales impliquant notamment les androgènes, l’insuline, les hormones ovariennes et certains mécanismes neuroendocriniens. Sur le plan gynécologique et reproductif, le syndrome peut se manifester par des cycles menstruels irréguliers ou une absence de règles, des troubles de l’ovulation, une infertilité ou des complications de grossesse. Une hyperandrogénie peut également entraîner une hyperpilosité, de l’acné ou une alopécie. Mais le syndrome comporte aussi une dimension métabolique importante : l’insulinorésistance, le diabète de type 2, l’obésité, l’hypertension, l’hypercholestérolémie, les maladies cardiovasculaires, les apnées du sommeil et la stéatohépatite métabolique. Des répercussions psychologiques sont également rapportées, notamment une anxiété, une dépression, une altération de la qualité de vie ou des troubles du comportement alimentaire. Une […]

Actus

Dengue, chikungunya, Zika : quels risques pendant la grossesse ?

Dengue : des complications obstétricales possibles La transmission de la dengue de la femme enceinte au fœtus est possible. Selon l’ARS Martinique, l’infection n’entraîne pas de malformations fœtales, mais peut être à l’origine d’une fausse couche au premier trimestre, d’un décès fœtal, d’un accouchement prématuré ou d’un retard de croissance fœtale. Le risque d’hémorragie à l’accouchement est également augmenté. Chikungunya : un risque néonatal surtout autour de l’accouchement Selon l’ARS La Réunion, le chikungunya n’est généralement pas plus grave chez la femme enceinte que chez une autre personne et n’entraîne pas de malformations chez le bébé ni d’augmentation des risques de complications pendant la grossesse. La transmission au fœtus est rare, mais possible ; dans des cas exceptionnels, le virus peut infecter le fœtus, voire entraîner une fausse couche. Le risque est surtout important lorsque la mère est infectée dans la semaine précédant l’accouchement ou juste après celui-ci : environ un nouveau-né sur deux peut alors être contaminé. L’infection néonatale peut être sévère, avec fièvre élevée, troubles neurologiques (inflammation du cerveau) ou complications graves comme un état de choc.  Zika : un risque congénital spécifique Le virus Zika peut être transmis de la mère au fœtus pendant la grossesse, ainsi que par voie sexuelle. L’OMS indique que l’infection pendant la grossesse peut provoquer une microcéphalie et d’autres malformations congénitales, notamment des contractures des membres, un tonus musculaire élevé, des anomalies oculaires ou une perte auditive. Ce tableau clinique est désigné sous le terme de syndrome de Zika congénital. L’infection à Zika pendant la grossesse peut également entraîner une fausse couche, une perte fœtale, une mortinaissance ou une naissance prématurée. Selon l’OMS, entre 5 et 15 % des nourrissons nés de femmes infectées pendant la grossesse présenteraient des signes de complications liées à la maladie à virus Zika. L’infection à virus Zika peut également provoquer le syndrome […]

Actus

SAMa : Soutien Accompagnement Maternité. À Villeneuve-Saint-Georges, un accompagnement sur mesure pour les femmes les plus vulnérables 

Un besoin né du terrain « Chez certaines femmes qui arrivaient aux urgences, quelque chose ne tournait pas rond. Je me sentais désarmée », relate Maud Bérardier, sage-femme au CHIV. « À l’école de sages-femmes, on nous apprend à être de bonnes techniciennes, mais pas tellement à communiquer. » Partant de ce constat, elle suit d’abord le DU Violences faites aux femmes (VFF), puis un DU Précarité, Santé maternelle et périnatale. De son côté, Solène Cottin, sage-femme de PMI dans le Val-de-Marne, est inscrite au même diplôme universitaire et s’apprête à prendre le poste de sage-femme PMI de liaison à la maternité. La rencontre de ces deux professionnelles engagées se révèle décisive. « L’ARS voulait faire baisser les taux de mortalité dans le 94. Fortes de son soutien, nous avons monté le projet et l’unité SAMa a ouvert en 2025 », précisent-elles. Une unité pensée pour son territoire Le SAMa s’inscrit dans le sillage des UAP (unités d’accompagnement personnalisé), déjà implantées en Seine-Saint-Denis. « On a regardé ce qui existait ailleurs, notamment dans le 93, et on s’est dit que notre territoire avait des besoins très comparables. » Le SAMa constitue ainsi la première UAP du sud de l’Île-de-France. Implantée à la frontière du Val-de-Marne et de l’Essonne, la maternité rayonne sur deux bassins de population. « Les profils diffèrent légèrement selon les départements, mais les besoins existent des deux côtés », soulignent les deux sages-femmes. « Du premier rendez-vous à aujourd’hui, je ne me suis jamais sentie seule » Des vulnérabilités multiples Parcours migratoires, isolement, troubles psychiatriques, violences, deuils périnataux, dénis de grossesse, parcours en aide sociale à l’enfance… les vulnérabilités sont multiples, s’additionnent et s’entrecroisent.En ce moment, les violences conjugales à elles seules concernent près d’une femme sur trois au sein de l’unité SAMa. Repérer et orienter L’adressage des patientes à l’unité SAMa intervient après l’échographie du premier […]

Actus

Les sages-femmes reconnues comme indispensables à la santé des femmes par le Parlement européen

Une reconnaissance inédite Cette résolution reconnaît que la qualité des soins de pratique sage-femme :  Elle invite la Commission européenne à élaborer des standards communs à l’échelle de l’Union pour les soins anténatals, l’accouchement, le postnatal, ainsi que pour la santé maternelle et néonatale. Il demande aussi une mise à jour de la directive européenne sur la maïeutique, afin de l’aligner sur les standards internationaux et de faciliter le partage de bonnes pratiques entre pays. Des demandes concrètes pour la santé des femmes La résolution parlementaire s’inscrit dans un texte plus large consacré aux inégalités de santé qui touchent les femmes. Le Parlement appelle la Commission à développer une approche « sensible au genre » en matière de santé, en ciblant notamment la santé maternelle, la santé mentale, le cancer et l’endométriose. Il demande également un cadre européen sur l’usage sûr des médicaments pendant la grossesse et l’allaitement, ainsi qu’un accès complet à des soins sexuels et reproductifs de qualité, comprenant des soins obstétricaux et de maïeutique respectueux. Un signal politique fort, mais non contraignant Cette résolution n’a pas de valeur juridiquement contraignante, mais elle fixe une orientation politique claire pour les travaux à venir de la Commission en vue de la stratégie 2026-2030. L’ICM rappelle avoir pris part à la consultation publique préalable et avoir mobilisé ses partenaires européens pour faire reconnaître explicitement le rôle des sages-femmes dans ce cadre stratégique. À l’échelle européenne, la maïeutique est désormais explicitement inscrite dans le débat sur la santé des femmes et sur l’égalité de genre. Reste à voir comment cette reconnaissance politique se traduira concrètement dans les futurs textes européens. Source : International Confederation of Midwives, 14 avril 2026

Actus

Les Pays de la Loire, seule région à tenir le cap des naissances

L’exception ligérienne 35 400 naissances. Ni une de plus, ni une de moins qu’en 2024. Dans un contexte de recul généralisé de la natalité en France métropolitaine, les Pays de la Loire font figure d’anomalie statistique. L’Insee, dans une étude flash publiée début avril, qualifie lui-même le phénomène d’« exception ligérienne ». La région cumule en effet deux facteurs favorables : une attractivité toujours forte de la façade atlantique, et une proportion de femmes en âge de procréer en hausse de 0,7 %, reflet direct des flux migratoires qui alimentent sa croissance démographique — la population régionale a bondi de 6,1 % entre 2016 et 2026 pour atteindre 3,965 millions d’habitants. Un répit, pas un rebond Mais gare à l’emballement. « Il est beaucoup trop tôt pour extrapoler une dynamique plus large à partir de ce palier », tempère Arnaud Fizzala, chef des projets d’études à l’Insee et co-auteur de l’étude. Et les premiers chiffres de 2026 refroidissent déjà les espoirs : janvier et février semblent pointer vers une reprise de la baisse. La stabilité de 2025 résulte en réalité de deux forces contraires qui se neutralisent : d’un côté, une fécondité en léger recul (l’indicateur conjoncturel tombe à 1,59 contre 1,60 en 2024) ; de l’autre, un nombre croissant de femmes dans la tranche des 20-40 ans. Équilibre précaire. Le solde naturel, lui, continue de se dégrader Les naissances ont beau tenir, les décès progressent : 38 000 en 2025, soit 700 de plus qu’en 2024, notamment sous l’effet d’une sévère épidémie de grippe hivernale. Résultat, le solde naturel régional accuse un déficit de 2 600 personnes — contre 1 900 un an plus tôt. La Loire-Atlantique reste le seul département à afficher un solde positif ; le Maine-et-Loire bascule dans le rouge pour la première fois. C’est le vieillissement des générations du baby-boom qui, structurellement, tire les décès vers le haut. La natalité, un défi […]

Actus

Inauguration du « jardin du souvenir » de l’Hôpital Bicêtre, lieu mémoriel dédié au deuil périnatal

Depuis plus d’un an, une équipe pluridisciplinaire de la maternité de Bicêtre s’est mobilisée pour améliorer la prise en charge du deuil périnatal par différentes actions concrètes dont le « jardin du souvenir » était le point d’orgue. Cet espace, à l’abri de l’agitation de l’hôpital, se veut être un lieu où les familles peuvent venir se recueillir et accrocher un ruban aux bambous, en souvenir de leur bébé parti trop tôt. Il contribue enfin à rendre visible le deuil périnatal qui est trop longtemps resté un tabou.