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NOUVEAU CODE NAF* POUR LES SAGES-FEMMES : 86.94H 

Au 1er janvier 2027, les sages-femmes changent de code NAF (Nomenclature des activités françaises ). Adieu 86.90D (activités des infirmiers et des sages-femmes), les sages-femmes ont désormais un code spécifique 86.94H (activités de maïeutique).  Chaque sage-femme peut dès maintenant s’assurer sur le site Sirene que son code a bien été modifié. https://sirene.gouv.fr * Attribué par l’Insee, le code APE permet d’identifier l’activité principale d’une entreprise ou d’un établissement.

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Le Gouvernement annonce le remboursement des protections périodiques réutilisables

À la rentrée universitaire, les protections périodiques réutilisables seront remboursées pour toutes les femmes de moins de 26 ans, ainsi que pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire. Cette mesure devrait concerner 6,7 millions de personnes.  Lutter contre la précarité menstruelle Elle répond à un triple objectif : lutter contre la précarité menstruelle, soutenir le pouvoir d’achat et favoriser l’usage de protections plus durables, jugées plus respectueuses de l’environnement et sans danger pour la santé. Elle traduit la volonté du Gouvernement de garantir à chacune « un accès simple, concret et effectif à des protections essentielles pour la santé, l’autonomie et la dignité ».

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La Cour des comptes publie un rapport alarmant sur la qualité des soins dans les hôpitaux

Des coûts humains et financiers élevés Chaque année, 13 millions de patients sont pris en charge dans 2 965 établissements de santé en France. Or, selon la Cour des comptes, la « non-qualité » des soins représente un « enjeu majeur ». La réparation des préjudices évitables — réhospitalisations, indemnisations, complications — coûterait plus de 11 milliards d’euros par an. Les soins « inutiles ou à faible valeur » représenteraient, eux, 22 milliards d’euros. Le rapport rappelle aussi que les infections nosocomiales provoqueraient au moins 4 000 décès par an, soit davantage que les accidents de la route, pour un coût estimé entre 2,2 et 5,2 milliards d’euros en réparation des préjudices. Des incidents trop peu déclarés La Cour déplore une forte sous-déclaration des événements indésirables graves, pourtant obligatoire. En 2024, un peu plus de 7 000 déclarations ont été recensées, alors que le nombre réel d’événements serait 20 à 50 fois supérieur. Erreurs médicamenteuses, objets oubliés au bloc, infections liées aux soins ou complications graves restent donc insuffisamment analysés. Pour y remédier, l’institution recommande des sanctions financières contre les établissements qui ne respecteraient pas leurs obligations, ainsi qu’une meilleure formation à la sécurité des soins. Mieux évaluer les résultats La juridiction financière, dont la fonction est de contrôler la régularité des comptes publics, critique enfin des indicateurs trop centrés sur les procédures hospitalières, et trop peu sur les résultats réels pour les patients. Elle appelle à mieux suivre les complications, le ressenti des patients et les résultats des établissements, notamment au niveau régional, afin de passer d’une logique administrative à une véritable culture de la qualité et de la sécurité des soins.

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Eliette Bruneau, présidente de l’ANSFL, missionnée pour copiloter des travaux sur la santé périnatale et maternelle

En février, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist attribuait cette mission à quatre experts : un gynécologue–obstétricien, une pédiatre, une anesthésiste et Eliette Bruneau, sage-femme libérale exerçant dans un cabinet rural en Maine-et-Loire et présidente de l’Association nationale des sages-femmes libérales (ANSFL) depuis cinq ans.« Dans ce court délai, on doit analyser les pistes qui permettraient une amélioration de la santé des femmes et des enfants dans la période périnatale en France, à savoir qu’actuellement, on a des chiffres préoccupants, notamment sur les morts infantiles, puisqu’on est passés de la troisième place en 1996-2000, à la 23e sur 27 États de l’Union européenne en 2022 », précise-t-elle. Comment se déroulent ces travaux ?  Auditions de professionnels de la périnatalité, mais également d’usagers, analyse de la littérature scientifique, travail de synthèse puis émission d’une feuille de route, in fine.Avec pour première piste, tout ce qui est en lien avec la prévention : « D’où l’intérêt d’être là en tant que sage-femme, puisque cela fait vraiment partie de notre cœur de pratique », observe la présidente de l’ANSFL.  Les autres pistes que la maïeuticienne voit déjà se dessiner sont :  Et Eliette Bruneau de conclure : « Le but est de coordonner nos actions entre professionnels pour pouvoir sécuriser cette période de la vie des femmes et des nouveau-nés. » 

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UFML-S & Syngof : aux sources de la polémique

Dans deux communiqués sortis début avril, l’UFML-S (Union française pour une médecine libre-Syndicat) et le Syngof (Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France) affirment que le gynécologue doit être reconnu comme le [seul] référent médical global de la santé des femmes, au centre du parcours de soins féminin. Dénonçant l’usage de la terminologie de « sage-femme référente », notamment dans les courriers adressés directement aux patientes par la CPAM pour les inciter à consulter une sage-femme référente, les deux organismes estiment qu’elle est source d’une « ambigüité majeure », allant jusqu’à évoquer un « risque de perte de chance pour les patientes ».  Dans son communiqué, l’UFML-S semble faire le lien entre l’évolution en cours et les mauvais chiffres de la mortalité périnatale : « En obstétrique, cette question est encore plus critique. 60 % des décès maternels sont jugés évitables, le plus souvent en lien avec des retards de diagnostics ou des défauts de coordination. La mortalité périnatale est en hausse : depuis 2011, le taux de mortalité infantile a augmenté de façon continue, passant de 3,5 à 4,1 décès pour 1 000 enfants nés vivants en 2024, soit 2 700 enfants décédés avant un an (Insee). Dans un contexte de complexification des profils maternels, aucune grossesse ne peut être considérée comme durablement « à bas risque ».Un parcours sans référent médical clairement identifié fragilise nécessairement la sécurité des patientes. »  S’il juge nécessaire une réorganisation du système de santé, le Syngof souligne toutefois que la redéfinition des rôles des professionnels ne peut se faire sans « garantir une adéquation stricte entre niveau de compétences et niveau de responsabilité médicale. » Selon le syndicat, « Cette terminologie [sage-femme référente] est de nature à induire les patientes en erreur sur le niveau d’expertise requis pour l’identification et la prise en charge des situations pathologiques ou à risque ».  Cette passe d’armes intervient au lendemain de la refonte […]

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L’ONSSF présente son plan stratégique « Sages-femmes 2030 » 

Les dix mesures phares du plan 1. Reconnaissance médicale pleine et entière Le plan part du constat que la nature médicale de la profession est déjà établie en droit, dans la formation et dans l’éthique professionnelle, mais qu’elle reste freinée par une vision historiquement très médicalisée de la grossesse et par un déficit de culture de prévention. Il demande donc d’« affirmer et libérer » cette autonomie, tout en corrigeant les biais de classification statistique. 2. Intégrer pleinement le corps médical hospitalier L’obtention du statut de praticien hospitalier est présentée comme un « tournant structurel », permettant un accès complet aux droits, responsabilités et carrières médicales hospitalières, y compris en matière de rémunération. 3. Renforcer la place des sages-femmes dans le suivi gynécologique préventif des femmes à tout âge Le plan propose de consolider cette position par une classification clinique gynécologique, validée par la HAS, pour sécuriser les pratiques et clarifier les champs d’intervention, tout en ouvrant la voie à une « sage-femme augmentée » par une IA régulée au service de la prévention et du suivi. 4. Renforcer l’attractivité de l’hôpital  Intégrer les sages-femmes au corps médical hospitalier ne suffit pas, il faut aussi rendre les carrières hospitalières de nouveau attractives dans les domaines du soin, de la recherche et de l’enseignement, en permettant des activités mixtes ville-hôpital, en favorisant la mobilité professionnelle et en actualisant les décrets de 1998 sur l’organisation et les ratios d’effectifs. 5. Refondre la gestion de la périnatalité Le modèle doit être rééquilibré en faveur des grossesses à bas risque, avec plus d’autonomie pour les sages-femmes et un développement des alternatives à la maternité : maisons de naissance et accouchements à domicile. Le texte insiste sur le retard français en la matière et sur la forte demande des femmes. 6. Renforcer le rôle des sages-femmes dans le post-partum Le post-partum devient […]

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Russie : quand la politique nataliste passe par le cabinet du psychologue

Une natalité en berne, un enjeu stratégique La Russie fait face à une baisse prolongée de sa natalité, considérée comme un enjeu stratégique par les autorités. Le taux de fécondité est estimé à environ 1,4 enfant par femme, bien en dessous du seuil de renouvellement des générations (2,1). En 2023, le pays enregistrait également 8,6 naissances pour 1 000 habitants, confirmant une tendance à long terme. Cette situation s’est aggravée dans le contexte de la guerre en Ukraine, marquée par l’envoi de nombreux hommes en âge de procréer au front et par des départs à l’étranger. Entre incitations et contraintes Au-delà de l’accompagnement psychologique, plusieurs mesures ont été mises en place pour encourager les naissances. Certaines régions proposent ainsi des aides financières aux étudiantes enceintes afin de limiter le recours à l’avortement, dont la législation a été durcie. Si un chèque offert à la naissance de chaque enfant a permis de gonfler un peu les chiffres, l’effet de la mesure est « limité dans le temps : elle accélère le calendrier des naissances mais pas forcément le nombre d’enfants par famille », pointe la directrice du pôle Russie de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Il conviendrait plutôt, selon elle, de « créer de vraies conditions économiques et sociales comme des places en crèche ». Des raisons structurelles  Car le problème est structurel et ces dispositifs ne répondent pas aux déterminants sociaux plus larges de la fécondité. La diminution du nombre de femmes jeunes en âge de procréer, ainsi que le contexte économique et géopolitique anxiogène, limitent encore davantage l’impact des mesures incitatives.  L’Europe occidentale n’est pas à l’abri, loin s’en faut, de ces défis démographiques. En France, la natalité recule également, dans un contexte de transformation des modes de vie et des conditions économiques. Sans présager de trajectoires similaires avec celle de notre voisin […]

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À Grenoble, la maternité de La Mut’ innove avec champ opératoire révolutionnaire et césarienne participative

Trop souvent, la césarienne est vécue comme « une intervention chirurgicale froide, où la maman est séparée de son enfant par un rideau opaque, sans pouvoir le voir ni le toucher au moment de la naissance », dixit le communiqué. Heureusement, une équipe pluridisciplinaire (gynécologues, anesthésistes, sages-femmes) du groupe hospitalier mutualiste de Grenoble (La Mut’), a choisi de repenser ce moment.  Après avoir développé la césarienne participative, l’équipe vient d’annoncer fièrement la conception d’un champ opératoire innovant, conçu en partenariat avec Medline et soutenu par l’ARS. Ce dispositif permet une connexion visuelle immédiate, les parents assistant en temps réel à la naissance de leur bébé. Il permet aussi un contact précoce grâce à des manchons stériles intégrés, autorisant la mère à toucher, porter et rassurer son nouveau-né dès les premières secondes. Enfin, il reconnecte émotionnellement le personnel médical et les parents durant l’intervention. Cette innovation marque une évolution décisive, en faisant de la césarienne un véritable accouchement, porteur d’émotions et de douceur. Dans une France où une femme sur cinq accouche par césarienne, son impact potentiel est considérable. Mais l’aventure ne s’arrête pas aux frontières de l’Hexagone : en cours de commercialisation, ce nouveau dispositif pourrait transformer durablement l’expérience de naissance de millions de parents à travers le monde.

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À Tenon, un parcours physiologique pour donner naissance autrement

Depuis janvier 2026, la maternité de l’hôpital Tenon (AP-HP) propose un parcours de naissance physiologique destiné aux femmes présentant une grossesse sans risque. Objectif : permettre un accouchement plus naturel, centré sur les besoins de la mère et du nouveau-né, tout en garantissant la sécurité d’une maternité de type 2. Ce parcours repose sur un accompagnement personnalisé, assuré par une sage-femme de ville ou de la maternité, avec un dossier médical partagé pour assurer la continuité des soins.  Les patientes bénéficient d’un espace dédié favorisant la mobilité (baignoire de dilatation, lianes, canapé) et l’implication du coparent. La sécurité reste pleinement assurée, avec la présence continue d’un obstétricien, d’un anesthésiste et d’un pédiatre, ainsi que l’accès immédiat au bloc opératoire et à la néonatologie. Après la naissance, dix lits sont réservés à ce parcours pour un séjour postnatal moins médicalisé, axé sur le repos et la rencontre avec son bébé, dans un cadre propice à la construction du lien familial.

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EVAR/EVARS, Éducation à la vie affective, relationnelle… et à la sexualité(à partir du secondaire) : les sages-femmes ont aussi un rôle à jouer

Les sages-femmes dans tout ça ?  C’est là que les sages-femmes ont leur rôle à jouer, selon Ludivine Caslot : « Parler d’intimité, c’est quelque chose qu’on sait faire, en plus de la maîtrise de la physiologie et de l’anatomie. Nous sommes aussi des figures de confiance des familles. Et des actrices de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) ». Elle encourage ainsi les sages-femmes intéressées à se tourner vers des établissements scolaires qui auraient besoin de renforts externes : « De mon expérience, il est plus facile de devenir animatrice de séances d’éducation à la vie affective, relationnelle (et sexuelle) en milieu scolaire dans le privé, car les écoles publiques vont moins ou pas avoir recours à une intervention extérieure, ayant déjà une infirmière scolaire qui coordonne les programmes ».  Dès la maternelle La sage-femme précise que ces séances ne sont pas bénévoles : il faut les facturer. Elle souligne l’importance de cette éducation, adaptée à chaque étape du développement de l’enfant.En maternelle, par exemple, on aborde les émotions et le consentement : « Savoir qu’apprendre à dire non à un bisou, c’est différent de la politesse », mais aussi « apprendre les bons termes : “vulve” et “pénis”, ce qui n’est pas de la sexualité, mais un apprentissage important pour verbaliser des choses en cas de VSS, à des âges – de 2 à 6 ans – auxquels les enfants ont de toute façon une curiosité pour les parties génitales ». Les séances sont très courtes – en moyenne vingt minutes – car après, on perd l’attention des élèves.  Ces enseignements nécessitent donc de maîtriser les grandes étapes du développement psycho-sexuel et sont un outil de repérage essentiel des comportements problématiques d’enfants, derrière lesquels se terrent parfois des violences.  Ressources :  • Site du ministère de l’Éducation nationale  • Respectomètre de l’Enfant bleu pour les enfants  • Violentomètre pour les […]