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Santé des soignants : un plan national en treize mesures

Le plan s’articule autour de quatre priorités : mieux outiller et accompagner les professionnels, y compris les étudiants ; renforcer la prévention, notamment en santé mentale ; réduire les risques professionnels par un dialogue social accru ; et inscrire la santé des soignants comme une priorité durable des organisations de soins. Le comité chargé de ce plan doit poursuivre ses travaux, en particulier sur la parentalité, les conduites addictives, l’alimentation et la santé des jeunes professionnels. Reste que plusieurs analyses soulignent une limite importante : ces mesures n’abordent pas directement les questions de charge de travail, d’effectifs ou d’organisation quotidienne, pourtant centrales dans l’épuisement des soignants.

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Prévention cardiovasculaire : la grossesse, une occasion manquée

Si le risque est maximal dans les six semaines suivant la naissance, environ un quart des décès liés à la grossesse surviennent entre six semaines et un an après l’accouchement. Ces données mettent en évidence un décalage entre le risque cardiovasculaire et le suivi préventif avant, pendant, après et entre les grossesses. Un « stress-test » cardiovasculaire La grossesse est de plus en plus considérée comme un stress test cardiovasculaire, capable de révéler des pathologies jusque-là méconnues et d’accélérer certains processus physiopathologiques, avec des conséquences à court et à long terme. Elle reste pourtant une fenêtre de repérage encore insuffisamment exploitée. Deux mesures prioritaires  La première consiste, chez les femmes présentant une hypertension chronique avant la grossesse, à viser une pression artérielle inférieure à 140/90 mm Hg à l’aide d’un traitement compatible avec la grossesse. La seconde repose sur un renforcement de la prise en charge de l’hypertension après l’accouchement, notamment grâce à l’automesure ou à la télésurveillance tensionnelle associée à une réponse clinique rapide. Le rapport considère que la morbidité et la mortalité cardiovasculaires liées à la grossesse traduisent avant tout des occasions manquées de prévention, avant, pendant, après et entre les grossesses. Il plaide pour que l’histoire obstétricale soit pleinement intégrée aux données cardiovasculaires de routine.

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Endométriose : une douleur ancienne longtemps enfermée dans les représentations du féminin

Dans l’Antiquité grecque, ces douleurs étaient interprétées à travers la théorie de l’« utérus errant ». Selon cette conception, l’utérus d’une femme errait dans son corps jusqu’à ce que la grossesse le fixe à sa place. Cette mobilié dans le corps féminin pouvait provoquer des troubles très divers, physiques comme psychiques. Cette explication était erronée, mais elle montre une chose essentielle : les symptômes existaient, sans qu’ils soient reliés à une pathologie précise. Quand la douleur féminine devient un problème moral ou psychologique Au fil des siècles, cette lecture s’est prolongée sous d’autres formes. Les douleurs gynécologiques ont souvent été perçues comme une fatalité liée à la condition féminine, plutôt que comme un motif d’investigation médicale. C’est dans cette histoire que s’inscrit le terme d’« hystérie », dérivé du grec hystera, qui signifie « utérus ». Cette notion a durablement entretenu la confusion entre symptômes corporels et représentations sociales du féminin, nourrissant des interprétations psychologiques ou morales. Une reconnaissance médicale tardive Il faut attendre les années 1860 pour qu’un premier tournant s’opère grâce à Karl von Rokitansky.Ce pathologiste et philosophe autrichien est le premier à décrire des lésions contenant un tissu glandulaire ressemblant à la muqueuse utérine, localisé en dehors de l’utérus. Puis, entre 1921 et 1927, le gynécologue américain John A. Sampson introduit le terme d’« endométriose » et propose d’en faire une entité clinique distincte. Pourtant, cette avancée conceptuelle ne débouche pas immédiatement sur une meilleure prise en charge : durant une grande partie du XXe siècle, les douleurs menstruelles restent largement banalisées. Une histoire qui pèse encore  Si les connaissances ont progressé et si l’endométriose est aujourd’hui mieux reconnue, l’errance diagnostique encore fréquente, ne tient pas seulement à la complexité de cette maladie et à l’hétérogénéité de ses symptômes : elle s’inscrit aussi dans la persistance de représentations sociales et culturelles autour des règles et de la douleur […]

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Activité physique maternelle et neuro­développement de l’enfant

Cinq domaines du développement évalués L’activité physique des mères a été mesurée avant la grossesse puis en milieu de grossesse. Le neurodéveloppement des enfants a, lui, été évalué tous les six mois, de 6 mois à 3 ans, dans cinq domaines : communication, motricité globale, motricité fine, résolution de problèmes et compétences personnelles-sociales. Un effet surtout visible à 6 mois À 6 mois, une activité physique plus élevée avant la grossesse est associée à des résultats plus favorables dans l’ensemble des domaines explorés. Une activité physique plus importante en milieu de grossesse est, elle aussi, associée à des résultats plus favorables à cet âge, en particulier pour la motricité globale, la motricité fine et la résolution de problèmes. Des associations plus limitées à 3 ans À 3 ans, les associations sont beaucoup plus atténuées : seule l’activité physique avant la grossesse reste associée à des résultats plus favorables dans le domaine de la résolution de problèmes. Aucune association n’est retrouvée, à cet âge, avec l’activité physique mesurée en milieu de grossesse. Une piste intéressante pour la motricité précoce Au total, cette étude suggère que l’activité physique maternelle avant et pendant la grossesse pourrait être liée à un neurodéveloppement plus favorable de l’enfant, en particulier sur le plan moteur au cours de la première année de vie. Les auteurs soulignent toutefois que des travaux complémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes physiologiques en jeu. Source : Physical Activity Before and During Pregnancy and Neurodevelopment in Early Childhood, Jama, 3 mars 2026

Interdiction des PFAS
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Interdiction des PFAS : un enjeu majeur pour la femme enceinte et le fœtus

Grossesse : ce que montre une étude relayée par l’Inserm  Des scientifiques ont observé que certains PFAS semblent affecter l’intégrité des villosités placentaires, structures impliquées dans les échanges entre le sang maternel et le réseau vasculaire fœtal. Ces altérations suggèrent une perfusion placentaire moins bonne et une diminution des échanges mère-fœtus, pouvant entraîner une baisse des apports en oxygène et en nutriments. L’étude relève aussi une association entre des concentrations maternelles plus élevées de PFAS et un poids placentaire plus faible. Ce signal pourrait évoquer des fonctions placentaires compromises, associées notamment au retard de croissance intra-utérin et à la prééclampsie. Multiples risques sanitaires Les risques engendrés par les polluants éternels ne se limitent évidemment pas aux femmes enceintes et à leur fœtus. Les PFAS seraient toxiques pour les reins et le foie et liés à une augmentation du taux de cholestérol. Suspectés d’agir comme perturbateurs endocriniens, ils impacteraient les fonctions immunitaires et hormonales, provoquant notamment des maladies de la thyroïde et des troubles reproductifs.Par ailleurs, ils sont classés cancérogènes depuis fin 2023. Un pedigree impressionnant ! Interdiction progressive des PFAS : ce qui change en France En France, la loi du 27 février 2025 organise une interdiction progressive de certains produits contenant des PFAS. Depuis le 1er janvier 2026, sont interdits à la fabrication, à l’importation, à l’exportation et à la mise sur le marché, les cosmétiques, les produits de fart, ainsi que les vêtements, chaussures et leurs imperméabilisants, avec des exceptions notamment pour certains vêtements et chaussures de protection. Cette interdiction doit s’étendre au 1er janvier 2030 à tous les textiles contenant des PFAS, avec des exceptions prévues, dont les textiles techniques à usage industriel listés par décret. La loi prévoit aussi des seuils de concentration résiduelle, avec une tolérance pour les produits ne contenant que des « traces » de PFAS.

Soins maternels « irrespectueux » et symptômes de dépression post-partum à deux mois
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Soins maternels « irrespectueux » et symptômes de dépression post-partum à deux mois

En 2021, l’Enquête nationale périnatale (ENP) incluait un questionnaire proposé aux femmes deux mois après leur accouchement. Les questions portaient sur leur santé mentale post-partum et sur leur vécu des soins reçus en maternité.  Ce que l’enquête a révélé Sur 7189 participantes à l’enquête, près d’un quart (24,9 %) ont déclaré  des soins maternels vécus comme  irrespectueux — c’est-à-dire avoir été choquées, blessées ou s’être senties mal à l’aise lors des soins reçus en maternité. Parmi ces femmes, les épisodes étaient rapportés pour 20,6 % des cas lors de la péridurale, 37,6 % pendant le travail/accouchement et 71,9 % pendant le séjour post-partum ; 3,7 % rapportaient des expériences sur les trois périodes.  L’enquête révèle également que certaines femmes seraient plus souvent ciblées par ces attitudes ou paroles irrespectueuses, notamment celles ayant des antécédents psychiatriques ou des difficultés psychologiques. Soins maternels irrespectueux Le concept de soins maternels irrespectueux ne fait pas l’objet d’un consensus clair. Selon la définition utilisée, ce terme peut englober un éventail de comportements inappropriés de la part des professionnels de la santé, notamment« les violences physiques, verbales ou sexuelles, les procédures médicales coercitives ou non consenties, le non-respect de la confidentialité, le défaut de prise en compte de la douleur, les atteintes à la vie privée, le refus de soins, la négligence, le langage infantilisant, le chantage ou le défaut de participation à la prise de décision ».  Symptômes de DPP plus fréquents La proportion de femmes présentant des symptômes de dépression du post-partum à deux mois est de 16,6 % dans l’ensemble des accouchées, mais elle atteint 21,8 % chez celles qui rapportent des soins irrespectueux.  Après prise en compte de nombreux facteurs de vulnérabilité, le fait de rapporter des soins vécus comme irrespectueux reste associé à un surrisque de symptômes dépressifs à deux mois : +37 %. Même si l’étude ne prouve pas un lien de […]

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Ménopause : une vaste étude danoise ne retrouve pas de surmortalité associée au THM

Prescrits pour atténuer les symptômes de la ménopause, les THM ont vu leur image durablement altérée au début des années 2000, après la publication en 2002 d’une étude américaine très médiatisée suggérant une hausse du risque de cancer du sein et d’événements cardiovasculaires chez les femmes traitées. Pas de surmortalité associée au THM Fondée sur le suivi d’une génération entière, l’étude ne met pas en évidence d’excès de mortalité chez les utilisatrices, y compris en cas d’usage prolongé, et ne retrouve pas de différence nette pour les mortalités spécifiques (cardiovasculaire, cancer, autres). Ces résultats vont dans le sens des recommandations internationales encadrant l’usage du THM chez les femmes symptomatiques sans contre-indications. Une exception ressort toutefois : chez les femmes ayant eu une ovariectomie bilatérale entre 45 et 54 ans, l’utilisation d’un THM est associée à une baisse d’environ un tiers de la mortalité (-27 à -34 %). Source : BMJ, Menopausal hormone therapy and long term mortality : nationwide, register based cohort study, 18 février 2026

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Naissance par césarienne : impacts sur le microbiote en fonction du sexe

En grandissant, les trajectoires des deux sexes divergent nettement. À l’âge adulte, seuls les mâles nés par césarienne présentent une sensibilité accrue à la colite, une inflammation du côlon. Cette vulnérabilité s’accompagne de modifications spécifiques du microbiote intestinal, avec notamment des variations de bactéries productrices de butyrate, un métabolite bactérien jouant un rôle important dans l’équilibre intestinal. Une barrière intestinale plus fragile chez les mâles Les chercheurs observent également, chez ces mâles nés par césarienne, une altération de la résistance épithéliale, signe d’une barrière intestinale plus perméable. Autrement dit, le mode de naissance pourrait programmer très précocement des trajectoires microbiennes et immunitaires différentes selon le sexe, avec des conséquences qui ne deviennent visibles que bien plus tard. Ces résultats invitent à mettre en place des stratégies de prévention qui prennent en compte à la fois le sexe et l’état de la flore intestinale à la naissance. Ils rappellent aussi que les effets d’une césarienne ne peuvent être envisagés de manière uniforme. Des probiotiques à l’étude La suite de ces travaux s’annonce déjà. Une nouvelle étude, portant sur l’identification de probiotiques adaptés aux naissances par césarienne, doit prochainement être publiée. D’autres pathologies, comme l’asthme, feront également l’objet de futurs travaux, afin de mieux comprendre comment le mode d’accouchement et le sexe peuvent influer, à plus long terme, sur le risque de développer certaines maladies. Source : Sex modulates the long-term effects of delivery mode on microbiota-gut barrier crosstalk and colitis susceptibility in mice, Gut Microbes, DOI: https://doi.org/10.1080/19490976.2026.2658276, 2026

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Grossesse : quand le stress maternel atténue les effets bénéfiques de l’activité physique

Un effet modulé par le stress Les chercheurs montrent toutefois que ces bénéfices pourraient être réduits, voire annulés, en cas de stress maternel important pendant la grossesse. Même lorsqu’une activité physique est maintenue, un niveau élevé de stress semble en effet limiter les effets positifs observés chez l’enfant. Autre constat : ces résultats diffèrent selon le sexe. Dans cette étude, les effets du sport et du stress ont surtout été mis en évidence chez les petits garçons, tandis qu’aucun impact significatif sur la tolérance au glucose n’a été retrouvé chez les filles. Ces différences pourraient reposer sur des mécanismes biologiques encore mal élucidés. Source : The Faseb Journal, Distinct Effects of Maternal Stress and Exercise on Offspring Metabolic Health, 22 avril 2026

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Le vélo, une pratique encore inégalitaire entre femmes et hommes 

Selon une enquête Flashs pour Materiel-velo.com menée auprès d’un panel représentatif de Françaises et de Français, la pratique du vélo reste nettement genrée : 54 % des hommes déclarent l’utiliser pour leurs déplacements, contre 38 % des femmes. Ces dernières déclarent aussi davantage de freins liés à l’insécurité, qu’il s’agisse de la peur du trafic ou du comportement des autres usagers. Plus spécifiquement, 41 % des femmes interrogées disent avoir déjà été confrontées à des comportements agressifs ou déplacés à vélo ; parmi elles, 57 % ont cessé de faire du vélo, temporairement ou définitivement. Source : www.materiel-velo.com, enquête réalisée par Flashs pour Materiel-velo.com, enquête réalisée sur un panel de 2000 personnes entre le 18 et le 21 novembre 2025