Interdiction des PFAS
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Interdiction des PFAS : un enjeu majeur pour la femme enceinte et le fœtus

Grossesse : ce que montre une étude relayée par l’Inserm  Des scientifiques ont observé que certains PFAS semblent affecter l’intégrité des villosités placentaires, structures impliquées dans les échanges entre le sang maternel et le réseau vasculaire fœtal. Ces altérations suggèrent une perfusion placentaire moins bonne et une diminution des échanges mère-fœtus, pouvant entraîner une baisse des apports en oxygène et en nutriments. L’étude relève aussi une association entre des concentrations maternelles plus élevées de PFAS et un poids placentaire plus faible. Ce signal pourrait évoquer des fonctions placentaires compromises, associées notamment au retard de croissance intra-utérin et à la prééclampsie. Multiples risques sanitaires Les risques engendrés par les polluants éternels ne se limitent évidemment pas aux femmes enceintes et à leur fœtus. Les PFAS seraient toxiques pour les reins et le foie et liés à une augmentation du taux de cholestérol. Suspectés d’agir comme perturbateurs endocriniens, ils impacteraient les fonctions immunitaires et hormonales, provoquant notamment des maladies de la thyroïde et des troubles reproductifs.Par ailleurs, ils sont classés cancérogènes depuis fin 2023. Un pedigree impressionnant ! Interdiction progressive des PFAS : ce qui change en France En France, la loi du 27 février 2025 organise une interdiction progressive de certains produits contenant des PFAS. Depuis le 1er janvier 2026, sont interdits à la fabrication, à l’importation, à l’exportation et à la mise sur le marché, les cosmétiques, les produits de fart, ainsi que les vêtements, chaussures et leurs imperméabilisants, avec des exceptions notamment pour certains vêtements et chaussures de protection. Cette interdiction doit s’étendre au 1er janvier 2030 à tous les textiles contenant des PFAS, avec des exceptions prévues, dont les textiles techniques à usage industriel listés par décret. La loi prévoit aussi des seuils de concentration résiduelle, avec une tolérance pour les produits ne contenant que des « traces » de PFAS.

Soins maternels « irrespectueux » et symptômes de dépression post-partum à deux mois
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Soins maternels « irrespectueux » et symptômes de dépression post-partum à deux mois

En 2021, l’Enquête nationale périnatale (ENP) incluait un questionnaire proposé aux femmes deux mois après leur accouchement. Les questions portaient sur leur santé mentale post-partum et sur leur vécu des soins reçus en maternité.  Ce que l’enquête a révélé Sur 7189 participantes à l’enquête, près d’un quart (24,9 %) ont déclaré  des soins maternels vécus comme  irrespectueux — c’est-à-dire avoir été choquées, blessées ou s’être senties mal à l’aise lors des soins reçus en maternité. Parmi ces femmes, les épisodes étaient rapportés pour 20,6 % des cas lors de la péridurale, 37,6 % pendant le travail/accouchement et 71,9 % pendant le séjour post-partum ; 3,7 % rapportaient des expériences sur les trois périodes.  L’enquête révèle également que certaines femmes seraient plus souvent ciblées par ces attitudes ou paroles irrespectueuses, notamment celles ayant des antécédents psychiatriques ou des difficultés psychologiques. Soins maternels irrespectueux Le concept de soins maternels irrespectueux ne fait pas l’objet d’un consensus clair. Selon la définition utilisée, ce terme peut englober un éventail de comportements inappropriés de la part des professionnels de la santé, notamment« les violences physiques, verbales ou sexuelles, les procédures médicales coercitives ou non consenties, le non-respect de la confidentialité, le défaut de prise en compte de la douleur, les atteintes à la vie privée, le refus de soins, la négligence, le langage infantilisant, le chantage ou le défaut de participation à la prise de décision ».  Symptômes de DPP plus fréquents La proportion de femmes présentant des symptômes de dépression du post-partum à deux mois est de 16,6 % dans l’ensemble des accouchées, mais elle atteint 21,8 % chez celles qui rapportent des soins irrespectueux.  Après prise en compte de nombreux facteurs de vulnérabilité, le fait de rapporter des soins vécus comme irrespectueux reste associé à un surrisque de symptômes dépressifs à deux mois : +37 %. Même si l’étude ne prouve pas un lien de […]

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Ménopause : une vaste étude danoise ne retrouve pas de surmortalité associée au THM

Prescrits pour atténuer les symptômes de la ménopause, les THM ont vu leur image durablement altérée au début des années 2000, après la publication en 2002 d’une étude américaine très médiatisée suggérant une hausse du risque de cancer du sein et d’événements cardiovasculaires chez les femmes traitées. Pas de surmortalité associée au THM Fondée sur le suivi d’une génération entière, l’étude ne met pas en évidence d’excès de mortalité chez les utilisatrices, y compris en cas d’usage prolongé, et ne retrouve pas de différence nette pour les mortalités spécifiques (cardiovasculaire, cancer, autres). Ces résultats vont dans le sens des recommandations internationales encadrant l’usage du THM chez les femmes symptomatiques sans contre-indications. Une exception ressort toutefois : chez les femmes ayant eu une ovariectomie bilatérale entre 45 et 54 ans, l’utilisation d’un THM est associée à une baisse d’environ un tiers de la mortalité (-27 à -34 %). Source : BMJ, Menopausal hormone therapy and long term mortality : nationwide, register based cohort study, 18 février 2026

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Naissance par césarienne : impacts sur le microbiote en fonction du sexe

En grandissant, les trajectoires des deux sexes divergent nettement. À l’âge adulte, seuls les mâles nés par césarienne présentent une sensibilité accrue à la colite, une inflammation du côlon. Cette vulnérabilité s’accompagne de modifications spécifiques du microbiote intestinal, avec notamment des variations de bactéries productrices de butyrate, un métabolite bactérien jouant un rôle important dans l’équilibre intestinal. Une barrière intestinale plus fragile chez les mâles Les chercheurs observent également, chez ces mâles nés par césarienne, une altération de la résistance épithéliale, signe d’une barrière intestinale plus perméable. Autrement dit, le mode de naissance pourrait programmer très précocement des trajectoires microbiennes et immunitaires différentes selon le sexe, avec des conséquences qui ne deviennent visibles que bien plus tard. Ces résultats invitent à mettre en place des stratégies de prévention qui prennent en compte à la fois le sexe et l’état de la flore intestinale à la naissance. Ils rappellent aussi que les effets d’une césarienne ne peuvent être envisagés de manière uniforme. Des probiotiques à l’étude La suite de ces travaux s’annonce déjà. Une nouvelle étude, portant sur l’identification de probiotiques adaptés aux naissances par césarienne, doit prochainement être publiée. D’autres pathologies, comme l’asthme, feront également l’objet de futurs travaux, afin de mieux comprendre comment le mode d’accouchement et le sexe peuvent influer, à plus long terme, sur le risque de développer certaines maladies. Source : Sex modulates the long-term effects of delivery mode on microbiota-gut barrier crosstalk and colitis susceptibility in mice, Gut Microbes, DOI: https://doi.org/10.1080/19490976.2026.2658276, 2026

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Grossesse : quand le stress maternel atténue les effets bénéfiques de l’activité physique

Un effet modulé par le stress Les chercheurs montrent toutefois que ces bénéfices pourraient être réduits, voire annulés, en cas de stress maternel important pendant la grossesse. Même lorsqu’une activité physique est maintenue, un niveau élevé de stress semble en effet limiter les effets positifs observés chez l’enfant. Autre constat : ces résultats diffèrent selon le sexe. Dans cette étude, les effets du sport et du stress ont surtout été mis en évidence chez les petits garçons, tandis qu’aucun impact significatif sur la tolérance au glucose n’a été retrouvé chez les filles. Ces différences pourraient reposer sur des mécanismes biologiques encore mal élucidés. Source : The Faseb Journal, Distinct Effects of Maternal Stress and Exercise on Offspring Metabolic Health, 22 avril 2026

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Le vélo, une pratique encore inégalitaire entre femmes et hommes 

Selon une enquête Flashs pour Materiel-velo.com menée auprès d’un panel représentatif de Françaises et de Français, la pratique du vélo reste nettement genrée : 54 % des hommes déclarent l’utiliser pour leurs déplacements, contre 38 % des femmes. Ces dernières déclarent aussi davantage de freins liés à l’insécurité, qu’il s’agisse de la peur du trafic ou du comportement des autres usagers. Plus spécifiquement, 41 % des femmes interrogées disent avoir déjà été confrontées à des comportements agressifs ou déplacés à vélo ; parmi elles, 57 % ont cessé de faire du vélo, temporairement ou définitivement. Source : www.materiel-velo.com, enquête réalisée par Flashs pour Materiel-velo.com, enquête réalisée sur un panel de 2000 personnes entre le 18 et le 21 novembre 2025

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Santé mentale : jeunes et femmes en danger

Hausse des hospitalisations pour tentative de suicide Les données hospitalières confirment cette dégradation. Entre 2019 et 2024, les hospitalisations pour tentative de suicide ont augmenté de 16,6 % au niveau national et constituent l’indicateur le plus préoccupant. La hausse est beaucoup plus marquée chez les femmes (+25,4 %, contre +2,5 % chez les hommes). Les femmes représentent désormais 66 % des hospitalisations liées à une tentative de suicide. La progression atteint des niveaux particulièrement élevés chez les filles de 10 à 14 ans (+118 %) et chez les jeunes femmes de 20 à 24 ans (+76 %) : ces données exigent une mobilisation nationale immédiate. Derrière ces chiffres, ce sont des enfants, des adolescents et de jeunes adultes en grande souffrance, pris en charge quotidiennement par les équipes hospitalières, dans un contexte de moyens insuffisants. La FHF tire le signal d’alarme Cette crise est aggravée par les difficultés d’accès aux soins. Près d’un Français sur deux concerné par un trouble de santé mentale déclare rencontrer des obstacles dans sa prise en charge ; cette proportion monte à 79 % chez les 18-24 ans. Délais d’attente, impossibilité d’obtenir un rendez-vous et renoncement aux soins par crainte du diagnostic dessinent, selon la Fédération hospitalière de France (FHF) une urgence de santé publique. Son président Arnaud Robinet met en garde : « À force de détourner le regard de la santé mentale, nous faisons le lit d’une crise de santé publique sans précédent, en particulier au détriment des jeunes et des femmes. » Et de conclure : « La situation est grave. Ne laissons pas notre jeunesse, en particulier les jeunes filles, sombrer dans une souffrance silencieuse. »

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Lithium : un perturbateur endocrinien « extrêmement préoccupant » selon l’anses

Des toxicités avérées, d’autres présumées En 2020, l’Agence a proposé de classer trois sels de lithium comme toxiques pour la reproduction, en raison d’une toxicité avérée pour le développement fœtal et d’une toxicité présumée pour la fertilité. Des effets sur la thyroïde ont été mis en évidence, relevant d’un effet perturbateur endocrinien pour la santé humaine. Les espèces animales et végétales ne sont pas épargnées : les données disponibles montrent en effet une toxicité du lithium pour plusieurs organismes aquatiques, notamment les poissons, les invertébrés, les algues et les amphibiens. Quid de l’exposition environnementale ? À ce stade, les principaux effets ont été mis en évidence dans des études portant sur le lithium utilisé comme médicament, donc à des doses supérieures à celles rencontrées dans l’environnement. L’ANSES recommande de poursuivre les recherches afin de mieux caractériser les effets du lithium à doses environnementales. Les évaluations des risques devront intégrer à la fois ses effets reprotoxiques et perturbateurs endocriniens pour la santé humaine, ainsi que ses effets toxiques pour les espèces de l’environnement. Cela concerne notamment la fabrication et l’usage des batteries, mais aussi la gestion des déchets qui en sont issus. Principe de précaution Dans cette attente, l’ANSES recommande d’examiner l’identification du lithium comme « substance extrêmement préoccupante ». L’objectif est d’inciter les industriels à fournir des données plus précises sur ses usages et sur les expositions, afin de renforcer la protection des travailleurs exposés et, plus largement, celle du vivant.

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Changer sa routine cosmétique

Quelques jours suffisent pour mesurer les effets « Ce qui est intéressant, c’est la rapidité avec laquelle on observe ces diminutions, en seulement cinq jours », explique Nicolas Jovanovic, chercheur. Menée auprès d’une centaine d’étudiantes âgées de 18 à 30 ans, cette étude conduite par l’Inserm, l’université Grenoble Alpes et le CNRS montre qu’en réduisant, pendant seulement cinq jours, l’usage des cosmétiques et en remplaçant certains produits d’hygiène par des alternatives exemptes de substances suspectées d’effets nocifs, l’exposition à plusieurs composés diminue rapidement. L’exemple du bisphénol A En comparant les dosages urinaires avant et après cette modification de la routine cosmétique, les auteurs ont notamment observé une baisse de 39 % du bisphénol A.Cette substance, identifiée comme « très préoccupante », est classée comme perturbateur endocrinien avéré et reprotoxique présumé par les autorités sanitaires.Bien qu’interdite dans les cosmétiques en France depuis 2005, elle pourrait encore provenir du processus de fabrication ou des emballages. « S’il est fortement restreint dans les matériaux en contact avec les aliments en Europe, ce n’est pas le cas des matériaux utilisés pour les contenants de produits de soin, cosmétiques et d’hygiène », précise Claire Philippat, chercheuse Inserm. Changer la réglementation reste essentiel Les auteurs estiment qu’une réduction de l’exposition aura des bénéfices sanitaires et économiques à l’échelle collective, notamment en diminuant certains risques pour l’enfant exposé in utero. Remy Slama, directeur de recherche à l’Inserm, donne l’exemple de l’asthme : « En se concentrant sur le bisphénol A, nous avons estimé que ce changement de routine cosmétique pourrait prévenir environ 4 % des cas d’asthme chez les enfants exposés in utero. » Les chercheurs soulignent qu’une réglementation plus stricte sur la composition des produits et de leur contenant est essentielle pour protéger durablement la population. Elle pourrait passer par l’apposition d’un logo spécifique indiquant la présence de substances préoccupantes.

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Allaitement : l’alimentation maternelle jouerait un rôle clé dans la santé future du bébé

Un dialogue entre l’intestin maternel et le sein  Cette hypothèse repose notamment sur l’idée d’une « voie entéro-mammaire » : certaines bactéries de l’intestin maternel pourraient migrer vers la glande mammaire, puis être transmises à l’enfant par le lait. Si ce mécanisme se confirme pleinement, il renforcerait l’idée que le microbiote intestinal maternel influence celui du nourrisson. L’alimentation maternelle en question Les données disponibles montrent qu’une alimentation riche en fibres, fruits, légumes et légumineuses favorise une plus grande diversité microbienne et la production d’acides gras à chaîne courte, associés à des effets anti-inflammatoires. À l’inverse, les régimes riches en sucres raffinés et en graisses sont associés à un microbiote moins favorable. Certaines études suggèrent ainsi un lien entre la qualité de l’alimentation maternelle, la composition bactérienne du lait et certains profils métaboliques ou immunomodulateurs transmis au nourrisson. Des effets possibles à long terme Dans ce contexte, l’alimentation de la mère ne se limiterait pas à ses seuls effets nutritionnels. Elle pourrait aussi façonner le premier écosystème intestinal du nourrisson et, par ce biais, influencer son développement ainsi que sa santé à long terme. La colonisation intestinale précoce est en effet susceptible d’influencer plus tard le risque d’allergies, d’obésité, de maladies métaboliques ou encore de troubles neurocomportementaux. Les auteurs rappellent toutefois que l’allaitement n’est qu’un facteur parmi d’autres : mode d’accouchement, antibiothérapie, environnement familial et déterminants sociaux de santé interviennent aussi. Des données à traduire en soutien concret Le message central de cette étude de 2025 remise en lumière ce mois-ci par The Conversation, n’est donc pas de faire peser une responsabilité supplémentaire sur les mères, mais d’inviter à mieux soutenir leur santé et leur nutrition. Si ces résultats se confirment, ils plaident moins pour une injonction individuelle que pour des politiques publiques favorisant l’accès à une alimentation de qualité, le soutien à l’allaitement et […]