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Infertilité primaire : une ménopause légèrement plus précoce

Dans l’ensemble, les femmes ayant connu une infertilité primaire ont atteint la ménopause environ un an plus tôt que celles sans antécédent d’infertilité. L’analyse met plus particulièrement en évidence un risque accru de ménopause précoce — avant 45 ans — chez les femmes présentant une infertilité inexpliquée ou des antécédents d’endométriose. En revanche, aucune association n’a été observée avec la ménopause prématurée, définie par sa survenue avant 40 ans. Ces résultats ne permettent pas d’affirmer que l’infertilité provoque une ménopause plus précoce. La relation de causalité n’est pas établie, infertilité et diminution anticipée de la fonction ovarienne pouvant partager certains déterminants génétiques, hormonaux, environnementaux ou liés au mode de vie. L’enjeu est néanmoins clinique. Une ménopause précoce est associée à un risque accru, à long terme, de maladies cardiovasculaires, d’ostéoporose et de troubles neurocognitifs. Selon les auteurs, les femmes ayant connu une infertilité primaire pourraient donc bénéficier d’une information spécifique sur ce risque et d’une évaluation médicale en cas d’arrêt nouveau ou inhabituel des menstruations. Pour la Dre Stephanie Faubion, directrice médicale de The Menopause Society, cette vigilance permettrait de repérer plus tôt l’entrée en ménopause et, lorsque cela est indiqué, de discuter d’une prise en charge hormonale adaptée.

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Santé sexuelle et gynécologique des femmes en addictologie : le rôle de la sage-femme

Même si elles consomment globalement moins de substances psychoactives que les hommes, les femmes peuvent développer plus rapidement certaines complications. Le tabac affecte notamment la fertilité et les cycles menstruels. L’alcool expose davantage aux maladies hépatiques, à l’ostéoporose ou au cancer du sein. Les consommations peuvent également perturber les règles et favoriser les rapports non protégés, les grossesses non planifiées et les violences. Pour ne rien arranger, la précarité, les traumatismes et la peur du jugement compliquent l’accès aux soins.  L’hypothèse des chercheuses était que le suivi gynécologique des femmes en situation d’addiction est insuffisant au regard des recommandations de la HAS. Restait à le démontrer.  55 patientes passées à la loupe L’étude, observationnelle, descriptive et rétrospective, portait sur 55 femmes majeures ayant rencontré la sage-femme du CSAPA entre le 1er septembre 2023 et le 1er septembre 2024. Les dossiers ont été analysés afin de recueillir des informations sur leurs conditions de vie, leurs consommations, leur contraception, leurs dépistages et leurs antécédents gynécologiques et obstétricaux. Des besoins importants Les participantes avaient en moyenne 36 ans et 31 % vivaient dans une situation de précarité. La principale substance consommée était l’alcool, pour 38 % des femmes, devant la cocaïne — 20 % —, le cannabis — 16 % — et les opiacés — 9 %. Près de la moitié, soit 47 %, n’avaient jamais eu de suivi gynécologique ou n’avaient pas consulté depuis plus de cinq ans. Parmi les femmes en âge de procréer, 42 % n’utilisaient aucune contraception. Au total, 67 % des participantes avaient déjà été enceintes. Parmi elles, 58 % avaient eu recours au moins une fois à une IVG et 24 % avaient connu au moins une fausse couche. La moitié seulement des femmes étaient à jour du dépistage du cancer du col de l’utérus. Parmi celles interrogées sur les violences, 77 % déclaraient avoir subi des violences sexuelles, […]

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L’ANESF* publie son Enquête bien-être des étudiant·e·ssages-femmes 2026

Un bien-être étudiant toujours fragilisé Dans son enquête bien-être publiée en mai 2026, deux ans après la réforme de la formation, l’Association nationale des étudiant·e·s sages-femmes alerte sur plusieurs aspects toujours préoccupants de la situation des étudiant·e·s sages-femmes. Selon l’ANESF, 84 % d’entre elles et eux sont soumis·e·s à un stress chronique. Plus de la moitié ne sont pas satisfait·e·s de leur sommeil et 30 % renoncent aux soins, principalement en raison d’emplois du temps surchargés et de contraintes financières. Le sentiment d’isolement, ressenti par 15,2 % des étudiant·e·s, apparaît également comme un facteur préoccupant, puisqu’il est associé à un risque deux fois plus élevé de développer un état de stress. La précarité financière, un facteur aggravant La précarité financière demeure un autre point d’alerte. Plus d’un quart des étudiant·e·s jugent leur situation financière mauvaise à très mauvaise, tandis que 95 % se disent dépendant·e·s financièrement. Frais de transport, matériel obligatoire, faibles indemnisations de stage : ces contraintes conduisent 27 % des étudiant·e·s à exercer une activité rémunérée en parallèle de leur formation, avec des répercussions directes sur leur santé et leur bien-être. Des stages encore marqués par la maltraitance Le vécu en stage constitue le point le plus alarmant de l’enquête. 55 % des étudiant·e·s déclarent avoir subi de la maltraitance lors de leurs stages, un chiffre en légère baisse par rapport à 2023 (61 %), mais qui concerne encore plus d’un·e étudiant·e sur deux. L’ANESF rapporte également que 2,8 % des étudiant·e·s ont subi des violences sexistes et sexuelles en stage, et que 6,4 % ne disposent d’aucun espace pour exprimer leur vécu. Des conditions de formation qui pèsent sur l’attractivité Ces conditions pèsent sur l’attractivité de la filière : 27,1 % des étudiant·e·s envisagent d’arrêter leurs études et 16 % pensent exercer moins de quinze ans après leur diplôme. Face à ces constats, l’ANESF appelle notamment à créer un statut de […]

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Exposition prénatale aux opioïdes : différences de maturation corticale chez le nouveau-né

Une étude par IRM menée chez 259 nouveau-nés L’étude de cohorte inclut 259 nouveau-nés nés à terme, recrutés dans quatre sites américains : 164 ont été exposés aux opioïdes pendant la grossesse et 95 constituent le groupe témoin non exposé. Les nouveau-nés ont bénéficié d’une IRM cérébrale sans sédation. Des différences de plissement cortical Comparés aux nouveau-nés non exposés, les nouveau-nés exposés aux opioïdes présentent une profondeur -significativement moindre des sillons corticaux dans les régions frontale et pariétale, ainsi qu’à l’échelle globale. Leur surface corticale est également plus faible dans les régions frontale, pariétale, temporale et occipitale, ainsi qu’au niveau global. Des variations selon les expositions Les réductions de surface corticale observées sont plus importantes chez les nouveau-nés exposés à la méthadone que chez ceux exposés à la buprénorphine.Les nouveau-nés exposés aux opioïdes associés à d’autres substances présentaient également des différences plus étendues que ceux exposés aux seuls opioïdes. Une portée clinique encore à déterminer Ces résultats mettent en évidence une association entre l’exposition prénatale aux opioïdes et des différences précoces de maturation corticale. Ils ne permettent toutefois pas d’en déterminer les conséquences sur le développement ultérieur de l’enfant : le suivi est en cours. Les auteurs soulignent également la possibilité de facteurs de confusion résiduels et l’absence de données détaillées sur les doses et la durée d’exposition. Source : Jama, 22 mai 2026

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Prééclampsie sévère : aphérèse à l’étude

L’aphérèse consiste à faire circuler le sang hors de l’organisme pour en retirer certains composants, avant de réinjecter le reste au patient. Dans cette étude, elle a réduit d’environ 50 % les taux de sFlt-1 chez des femelles babouins gestantes. Chez seize femmes présentant une prééclampsie très précoce, elle a été associée à une baisse de sFlt-1, à une légère diminution de la pression artérielle et à une prolongation médiane de la grossesse de dix jours après l’admission, contre quatre jours chez les femmes non traitées. Les effets indésirables rapportés étaient bénins. Des essais contrôlés de plus grande ampleur seront nécessaires pour confirmer l’efficacité et la sécurité de cette stratégie.

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Bouger, moins rester assis et mieux dormir, trois leviers pour prévenir la démence ?

Une réduction du risque associée à l’activité physique Les données les plus nombreuses concernent l’activité physique : 49 études, portant sur plus de 2,85 millions de participants. Une pratique régulière, définie par au moins 150 minutes d’activité physique par semaine, était associée à une réduction de 25 % du risque de démence. Les auteurs signalent toutefois une hétérogénéité substantielle entre les études. La sédentarité associée à un sur-risque À l’inverse, rester assis huit heures ou plus par jour était associé à une augmentation de 27 % du risque de démence. Ce résultat repose sur trois études, réunissant 295 809 participants. Il doit être considéré avec prudence, les auteurs relevant un risque de biais élevé. Un sommeil trop court ou trop long également concerné Les analyses portant sur le sommeil, menées auprès de plus de 1,34 million de personnes, montrent elles aussi une association avec le risque de démence. Une durée de sommeil inférieure à sept heures par nuit était associée à une augmentation du risque de 18 %. À l’inverse, un sommeil supérieur à huit heures était associé à une augmentation du risque encore plus marquée, à 28 %. Des résultats à prendre avec prudence Les auteurs de l’étude incitent toutefois à la prudence : les comportements étudiés étaient principalement autodéclarés et une causalité inverse ne peut être exclue. En effet, la phase préclinique de la démence peut précéder les symptômes de plusieurs décennies et influer sur le niveau d’activité, le temps passé assis ou le sommeil. Les auteurs estiment néanmoins qu’un quotidien combinant activité physique régulière, réduction de la sédentarité et sommeil de sept à huit heures pourrait contribuer à retarder l’apparition de la démence.  Source : Démence et mode de vie : et si on changeait les mauvaises habitudes ? – JIM – 13 mai 2026.

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Participation au dépistage du cancer du col de l’utérus : analyse des disparités

Plus de huit femmes sur dix déclarent être à jour À partir des données de l’enquête Contexte des sexualités en France (CSF-2023), les auteurs ont analysé la participation au dépistage de 3 481 femmes âgées de 25 à 65 ans ayant déjà eu des rapports sexuels. Au total, 81,9 % déclaraient avoir réalisé un test de dépistage au cours des trois années précédentes. Après ajustement, la participation au dépistage variait selon plusieurs caractéristiques sociodémographiques (âge, niveau d’études, situation de couple, etc.), mais aussi selon les comportements sexuels. Elle était plus élevée chez les femmes ayant eu un partenaire sexuel dans les douze derniers mois (85 % contre 67 %) et chez celles déclarant des pratiques bucco-génitales. À l’inverse, elle était plus faible chez les femmes homosexuelles (58 % contre 83 % chez les femmes hétérosexuelles) et chez celles ayant subi des violences sexuelles (79 % contre 84 %). Adapter le dépistage aux parcours des femmes Les auteurs soulignent que ces dimensions intimes sont encore peu étudiées en France. Ils appellent à diffuser des messages rappelant qu’aucune orientation ni pratique sexuelle ne dispense du dépistage, à mieux prendre en compte les femmes ayant des rapports avec des femmes ou n’ayant pas de sexualité active, et à développer des approches attentives aux antécédents de violences afin de sécuriser le parcours de dépistage. Source : Inégalités de participation au dépistage du cancer du col de l’utérus en France, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 2026

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Grossesse et maladies cardiovasculaires : complications maternelles et fœtales fréquentes

Une prévalence faible, mais en augmentation Parmi les 320 902 femmes enceintes suivies entre 2010 et 2021, 763, soit 0,24 %, présentaient une maladie cardiovasculaire cliniquement significative. Les cardiopathies congénitales représentaient 71,5 % des cas.Sur la période étudiée, la prévalence de ces pathologies est passée de 0,19 % à 0,34 %. Des risques obstétricaux et fœtaux élevés L’accouchement est survenu avant terme dans 19,5 % des cas et par césarienne dans 29,5 % des cas. Une prééclampsie ou une éclampsie a été rapportée chez 20,8 % des patientes, et une hémorragie du post-partum chez 9,7 %. Une perte fœtale après le premier trimestre est survenue dans 7,1 % des grossesses. Un pronostic maternel altéré Un événement maternel défavorable a concerné 55 patientes, soit 7,2 % de la cohorte, principalement en raison d’hospitalisations pour insuffisance cardiaque. Quatre décès maternels, soit 0,5 %, sont survenus pendant la grossesse ou dans l’année suivant l’accouchement. Ces résultats confirment que, bien que rares au cours de la grossesse, les maladies cardiovasculaires sont associées à une morbidité maternelle et fœtale importante. Source : Grossesse et maladies cardiovasculaires: une situation rare mais grave – JIM – 12 mars 2026.

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Hygiène alimentaire : l’ANSES fait parler les aliments

Des gestes simples, une vigilance accrue pendant la grossesse L’Agence rappelle plusieurs gestes de prévention : se laver les mains avant et pendant la préparation des repas, réfrigérer les plats cuisinés dans les deux heures et prévenir les contaminations croisées en utilisant des ustensiles distincts pour le cru et le cuit, ou en les nettoyant soigneusement entre chaque étape. Pour les publics les plus sensibles, dont les femmes enceintes, l’ANSES recommande de consommer la viande, les œufs et le poisson bien cuits, et d’éviter les fromages au lait cru. Comprendre les risques pour mieux les prévenir Conservation inadaptée, cuisson insuffisante ou contact entre aliments crus et aliments prêts à consommer peuvent favoriser la transmission ou la multiplication d’agents pathogènes tels que Salmonella, Listeria, Campylobacter ou certaines souches d’Escherichia coli. Avec cette campagne, l’Anses entend transformer les recommandations sanitaires en habitudes concrètes du quotidien. En savoir plus Télécharger l’infographie

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Désaffection pour la contraception médicale en France : quels déterminants sociaux ?

Une analyse menée auprès de 4 420 femmes À partir de l’enquête Contexte des sexualités en France (CSF-2023), les auteurs ont analysé les pratiques contraceptives de 4 420 femmes âgées de 18 à 49 ans, exposées au risque de grossesse non prévue. En 2023, 8,3 % des femmes exposées au risque de grossesse non prévue n’utilisent aucune contraception. Parmi les utilisatrices d’une contraception, 28,3 % recourent à une méthode non médicalisée et 8,0 % utilisent spécifiquement une méthode naturelle. Des pratiques associées à des profils différents L’absence de contraception et le recours aux méthodes non médicalisées sont associés à une faible activité sexuelle et à des souhaits de maternité nuancés. Ces pratiques sont plus fréquentes chez les femmes nées hors de France hexagonale. Elles diffèrent également selon le niveau de diplôme : l’absence de contraception concerne davantage les moins diplômées, tandis que les méthodes non médicalisées sont plus fréquemment utilisées par les plus diplômées. Pour les auteurs, le recul de la couverture contraceptive médicalisée ne peut être interprété de façon uniforme : l’absence de contraception s’inscrit dans des inégalités sociales persistantes, tandis que le recours aux méthodes non médicalisées, particulièrement naturelles, renvoie à des logiques plus complexes. Source : Bulletin épidémiologique hebdomadaire n°12-13, Les enjeux de la désaffection pour la contraception médicale en France,  26 mai 2026