Prévention cardiovasculaire : la grossesse, une occasion manquée

Dans un rapport publié le 21 avril dans Jama, les National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine rappellent que plus de 80 % des décès cardiovasculaires maternels liés à la grossesse pourraient être évités, et que plus de la moitié surviennent après l’accouchement.

Si le risque est maximal dans les six semaines suivant la naissance, environ un quart des décès liés à la grossesse surviennent entre six semaines et un an après l’accouchement. Ces données mettent en évidence un décalage entre le risque cardiovasculaire et le suivi préventif avant, pendant, après et entre les grossesses. Un « stress-test » cardiovasculaire La grossesse est de plus en plus considérée comme un stress test cardiovasculaire, capable de révéler des pathologies jusque-là méconnues et d’accélérer certains processus physiopathologiques, avec des conséquences à court et à long terme. Elle reste pourtant une fenêtre de repérage encore insuffisamment exploitée. Deux mesures prioritaires  La première consiste, chez les femmes présentant une hypertension chronique avant la grossesse, à viser une pression artérielle inférieure à 140/90 mm Hg à l’aide d’un traitement compatible avec la grossesse. La seconde repose sur un renforcement de la prise en charge de l’hypertension après l’accouchement, notamment grâce à l’automesure ou à la télésurveillance tensionnelle associée à une réponse clinique rapide. Le rapport considère que la morbidité et la mortalité cardiovasculaires liées à la grossesse traduisent avant tout des occasions manquées de prévention, avant, pendant, après et entre les grossesses. Il plaide pour que l’histoire obstétricale soit pleinement intégrée aux données cardiovasculaires de routine….

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