L’ordonnance, signée par une sage-femme, un médecin ou un autre professionnel de santé, sert à attester la grossesse et à ouvrir l’accès au programme. Entendons-nous, il ne s’agit pas d’un traitement médical ni d’une prestation remboursée par l’Assurance Maladie. En l’absence de programme national, les ordonnances vertes demeurent dépendantes des budgets et des choix politiques locaux. Chaque collectivité adapte librement le contenu, la durée et la tarification. L’objectif est de limiter, pendant une période sensible du développement fœtal, l’exposition à certaines substances présentes notamment dans les pesticides, les plastiques, les cosmétiques ou les produits ménagers. Les ordonnances vertes visent aussi à améliorer l’accès à une alimentation fraîche et de qualité, tout en soutenant les producteurs biologiques locaux. Né à Strasbourg en 2022, le modèle a depuis inspiré de nombreuses collectivités, mais son déploiement reste très inégal….
