Dans l’ensemble, les femmes ayant connu une infertilité primaire ont atteint la ménopause environ un an plus tôt que celles sans antécédent d’infertilité. L’analyse met plus particulièrement en évidence un risque accru de ménopause précoce — avant 45 ans — chez les femmes présentant une infertilité inexpliquée ou des antécédents d’endométriose. En revanche, aucune association n’a été observée avec la ménopause prématurée, définie par sa survenue avant 40 ans. Ces résultats ne permettent pas d’affirmer que l’infertilité provoque une ménopause plus précoce. La relation de causalité n’est pas établie, infertilité et diminution anticipée de la fonction ovarienne pouvant partager certains déterminants génétiques, hormonaux, environnementaux ou liés au mode de vie. L’enjeu est néanmoins clinique. Une ménopause précoce est associée à un risque accru, à long terme, de maladies cardiovasculaires, d’ostéoporose et de troubles neurocognitifs. Selon les auteurs, les femmes ayant connu une infertilité primaire pourraient donc bénéficier d’une information spécifique sur ce risque et d’une évaluation médicale en cas d’arrêt nouveau ou inhabituel des menstruations. Pour la Dre Stephanie Faubion, directrice médicale de The Menopause Society, cette vigilance permettrait de repérer plus tôt l’entrée en ménopause et, lorsque cela est indiqué, de discuter d’une prise en charge hormonale adaptée….
