« Ce que nous voulons, c’est inscrire les violences obstétricales et gynécologiques (VOG) dans le Code pénal, car, n’étant pas reconnues, il est difficile de les sanctionner derrière », martèle Grâce Mpondo, fondatrice de l’association Handi Femme épanouie. Tel est l’enjeu majeur de l’ajout du « volet santé »et plus spécifiquement « VOG »au projet de loi intégrale contre les Violences sexistes et sexuelles (VSS). “ Ce que nous voulons, c’est inscrire les violences obstétricales et gynécologiques (VOG) dans le Code pénal “ Grâce Mpondo, fondatrice de l’association Handi Femme Épanouie Ce combat s’inscrit dans une lutte plus large contre tout type de VSS. Pour ne donner qu’un exemple, en 2021, 94 % des affaires de viol étaient classées sans suite. Cette impunité massive est aussi prégnante dans le milieu médical pour plusieurs raisons : la figure d’autorité qu’incarne le soignant, les plaintes qui ne sont pas systématiquement relayées par l’Ordre des médecins et le défaut de recueil de consentement, qui est fréquent. Cet environnement crée la confusion chez les victimes, qui ont ensuite du mal à identifier et/ou faire reconnaître les violences médicales qu’elles subissent comme telles. Ces violences restent alors sous les radars de la justice, et même souvent complètement tues, alors qu’elles pourraient, selon une récente enquête, concerner plus d’une personne sur deux1. Des rassemblements à l’appel de la Coalition féministe ont lieu place Vendôme, à Paris – et devant les tribunaux de France – tous les lundis, pour interpeller le ministère de la Justice sur une « Loi intégrale maintenant, contre les violences sexistes et sexuelles ».© StopVOG Le mouvement pour une loi intégrale réussit à se faire entendre La mort de Lyhanna, début juin, a donné un nouvel élan, porté par la colère, et une visibilité sans précédent à l’action des citoyens, militants et politiciens qui œuvrent à cette nouvelle législation. Résultat : le Premier ministre…
