Ménopause au travail : un tabou qui pèse sur la carrière des femmes
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Ménopause au travail : un tabou qui pèse sur la carrière des femmes

Des symptômes qui perturbent la performance au travail  Selon l’enquête, près de sept femmes sur dix (69 %) déclarent que les symptômes de la ménopause affectent significativement leur productivité. Les symptômes les plus fréquemment cités sont : les sautes d’humeur ou l’anxiété (61 %) ; les difficultés de concentration ou la baisse de productivité (60 %) ; le brouillard cérébral ou les troubles de la mémoire (52 %) ; les troubles du sommeil et la fatigue (46 %) ; les bouffées de chaleur ou l’inconfort physique (17 %).  Ces manifestations contribuent à un sentiment de perte de confiance professionnelle. Un moment clé de la carrière féminine L’étude souligne également que les premiers symptômes apparaissent souvent à un moment stratégique de la vie professionnelle. Ainsi, 91 % des participantes ont commencé à ressentir des symptômes avant l’âge de 50 ans : 38 % avant 45 ans ; 53 % entre 45 et 49 ans ; 7 % entre 50 et 54 ans ; 2 % après 55 ans. Or, cette période correspond fréquemment à une phase de consolidation de carrière, où les femmes accèdent davantage à des fonctions d’encadrement ou à des postes de responsabilité. La ménopause survient donc au moment même où les enjeux de leadership et d’influence professionnelle sont les plus importants. Conséquences sur les trajectoires professionnelles Près d’un tiers des participantes (31 %) déclarent avoir envisagé de changer d’emploi, de poste ou de réduire leur temps de travail à cause des symptômes de la ménopause. Pour ces femmes, la ménopause pèse donc sur les choix professionnels, même après de nombreuses années d’expérience et d’investissement dans leur métier. Silence dans les entreprises Malgré l’impact de la ménopause sur leur quotidien, la grande majorité des femmes interrogées sont contraintes de garder le silence. 97 % d’entre elles disent ressentir une « pression » les incitant à cacher ou minimiser leurs symptômes au travail. D’où vient cette pression ressentie ? 61 % des sondées mettent en avant […]

Pratiques

Régurgitations répétées chez un nourrisson allaité : reflux pathologique ou physiologique

Cas clinique Lina* est âgée de six semaines lorsque je la reçois en consultation pour « reflux gastro-œsophagien ». Née à terme, eutrophe, sans antécédent particulier, elle est allaitée exclusivement. La prise de poids est satisfaisante, les tétées sont efficaces, sans douleur maternelle. Depuis la troisième semaine de vie, ses parents décrivent des régurgitations quotidiennes, parfois après chaque tétée. Il s’agit d’écoulements lactés, spontanés, sans effort, survenant peu de temps après la tétée. Lina ne pleure pas pendant l’épisode, ne présente ni toux persistante, ni cyanose, ni malaise. Son examen clinique est strictement normal. L’inquiétude des parents s’est majorée après plusieurs régurgitations « abondantes » et leurs recherches sur internet qui les a amenés à consulter en urgence craignant un « RGO ». Le médecin traitant évoque également un RGO et propose l’introduction d’ésoméprazole (Inexium®), sans réalisation de pH-métrie ni signe d’œsophagite. La mère, désireuse de poursuivre l’allaitement, s’interroge sur la pertinence du traitement car elle a lu que ce traitement n’était pas conseillé à cet âge. L’anamnèse détaillée retrouve un nourrisson tonique, avec une croissance harmonieuse, sans irritabilité particulière ni refus alimentaire. Les régurgitations sont indolores, sans retentissement staturopondéral. Le diagnostic retenu est celui d’un reflux gastro-œsophagien physiologique. Après avoir reçu des informations concernant la physiologie des régurgitations et des « RGO physiologiques » et après avoir compris que ces remontées de lait maternel dans les voies aériennes supérieures et dans les trompes d’Eustache avaient un rôle protecteur en tapissant tout le système ORL d’anticorps du lait maternel — c’est d’ailleurs l’une des explications de la diminution du risque d’otites et d’infections respiratoires chez les nourrissons allaités — la maman était rassurée et elle a d’elle-même, décidé de ne pas donner le traitement médicamenteux prescrit. Discussion Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est défini comme la remontée involontaire du contenu gastrique dans l’œsophage. Il est extrêmement fréquent chez le […]

Grand Angle

Accompagner les femmes enceintes et les mères à la rue : l’alliance entre le médical et le social (Partie 1). Immersion au sein de l’ESI Georgette-Agutte à Paris

« L’ESI Georgette-Agutte est réservé aux femmes enceintes et aux mères. L’accès à l’établissement est interdit aux hommes. » L’affiche est collée sur la porte du lieu d’accueil, situé dans le XVIIIème arrondissement de Paris. Le message est traduit en plusieurs langues.  Ce lieu d’accueil de jour, géré par une association, est autant un lieu de vie qu’un lieu de suivi social. L’équipe fixe se compose de trois accompagnantes éducatives et sociales, trois éducateurs spécialisés (au moment de la rédaction de cet article, ils sont en sous-effectif et sont seulement deux), et une psychologue à temps plein.  Des intervenantes extérieures de la PMI Hors les murs, viennent chaque semaine pour y faire des entretiens, dans une démarche « d’aller-vers » : deux sages-femmes pour les mères et une infirmière puéricultrice pour les enfants. Des bénévoles peuvent venir ponctuellement animer des ateliers. La structure est ouverte au public du mardi au samedi, de 9 h 15 à 16 h 30 et met à disposition pour ces familles une grande salle de vie collective, une cuisine, une laverie, une bagagerie, une salle de bains, une salle de repos, une cour extérieure… Les pièces sont spacieuses et lumineuses, adaptées pour accueillir les dizaines de femmes et enfants qui viennent s’y présenter. L’ESI Georgette Agutte est un lieu de vie accueillant, où les femmes et leurs enfants peuvent non seulement se (re)poser et créer des liens sociaux, mais aussi bénéficier d’un suivi psychomédicosocial avec l’équipe en place. Qui sont les femmes « à la rue » que vous accueillez ? Est-ce que « à la rue » signifie qu’elles sont dans la rue, sur le trottoir ?  Maud (infirmière) : Pour la grande majorité, ce sont des femmes exilées qui fuient un pays, une zone de conflit, ou des conditions de vie violentes (mariage forcé, excision, violences conjugales et familiales…). Durant leur parcours migratoire, elles peuvent subir des violences sexuelles. […]

Actus

À Brest, la première faculté de maïeutique en France travaille à améliorer la prise en charge de la santé des femmes

L’heure des partiels a sonné à la faculté de médecine de Brest ! En cette matinée de début janvier, les futurs médecins s’agglutinent devant les salles d’examen du rez-de–chaussée. Un étage plus haut, les couloirs de la première faculté de maïeutique française sont, eux, bien silencieux. Seules des voix proviennent de la salle de cours de Maï Le Du, enseignante-chercheuse en maïeutique. Les étudiantes de quatrième année y discutent de leur sujet de mémoire de recherches.  Faustine aimerait questionner les différences de pratiques des sages-femmes face à une déchirure superficielle. « Les sages-femmes en milieu hospitalier ont-elles davantage tendance à recoudre que celles qui exercent en maison de naissance ou à domicile ? », se demande la jeune étudiante. La question suscite un échange sur les expériences vécues en stage des futures professionnelles. Maï Le Du écoute attentivement. D’après les étudiantes, la suture semble prévaloir à l’hôpital, plutôt qu’en maison de naissance. « Peut-être parce que les femmes sont sous péridurale ? », avance une des étudiantes. « Pourtant, d’après une étude, les femmes avec sutures vont avoir plus de douleurs dans les premiers jours contrairement à celles qui ne sont pas suturées », répond Faustine. Mais alors comment expliquer une telle différence entre pratique et théorie ? « Là ça devient intéressant, sourit Maï Le Du. Votre sujet de mémoire Faustine sera d’essayer d’expliquer cette contradiction. » Questionner les pratiques des sages-femmes, ce qui les guide et ainsi, les faire évoluer sont les objectifs de ces travaux dirigés de recherche donnés aux quatrièmes et cinquièmes années en préparation de leur mémoire. L’ancienne école de maïeutique est devenue une unité de formation et de recherche (UFR) en 2024 : la première faculté de maïeutique en France.  Le passage à l’UFR Ces missions deviennent d’autant plus importantes que l’ancienne école de maïeutique est devenue une unité de formation et de recherche en 2024 : la […]

Accès libre

Hélène Saulnier, sage-femme, acupunctrice, hypnopraticienne

Pourquoi sage-femme ? À 7 ans, je suis tombée sur une revue Parents – je l’ai toujours (Cf. photo page 11) – où l’on voyait une naissance. À l’époque, les photos étaient moins timorées qu’aujourd’hui, on montrait des images très concrètes. On voyait ce qu’on appelle « le grand couronnement », ce moment où la tête du bébé sort et dilate complètement le périnée. Là ou plein d’autres petites filles auraient dit « beurk », j’ai dit : « C’est ça que je veux faire ! » Cette fascination ne m’a jamais quittée. Encore aujourd’hui, à chaque naissance, à chaque « couronnement », c’est une émotion très particulière. C’est comme si je perdais ma technicité, ou plutôt comme si je la dépassais. Un autre espace s’ouvre à moi, à chaque fois.  Comment avez-vous vécu vos études à l’école de sages-femmes ? Tout conspirait pour que je devienne sage-femme. Ou peut-être ai-je simplement été chanceuse ! J’ai eu le concours directement, dans ma ville, à Nantes. J’ai commencé l’école en 1989. Une brochure trouvée dans un centre d’orientation disait : « Sage-femme : se taire pour apprendre ! » Ça parait curieux aujourd’hui, mais ça me correspondait bien. J’étais un bon petit soldat, éduquée très tôt à l’abnégation.J’ai vu des copines sages-femmes se rebeller pendant leur cursus, face aux rigidités, contre la façon dont nous étions traitées… Moi ça m’allait, je ne connaissais pas autre chose. J’ai fait mes quatre ans sans difficulté, à un incident près : en salle d’accouchement, un duo de sages-femmes terrorisait les étudiantes. Leur réputation était épouvantable, pour rien au monde il ne fallait tomber sur elles. Quand j’ai su que ma première garde serait avec ce duo, j’en ai fait un zona. Je n’ai pas pu aller en salle d’accouchement avec elles. Mon corps m’a sauvé. À part ce hic de démarrage, j’ai apprécié mes études. J’ai surtout rencontré des sages-femmes extraordinaires, dont une […]

Actus

Le CNSF appelle à une réorganisation de la périnatalité centrée sur le niveau de risque 

Au cœur de cette proposition : adapter la prise en charge au niveau de risque, renforcer la prévention et redonner toute leur place aux sages-femmes dans le suivi des grossesses physiologiques. Des indicateurs en recul et un système fragmenté Le rapport s’ouvre sur un constat de dégradation des indicateurs périnataux, notamment avec une hausse de la mortalité infantile, estimée à 4,1 pour 1 000 naissances vivantes en 2024. Il décrit un système encore trop fragmenté, marqué par des parcours peu lisibles et une coordination insuffisante entre les acteurs. Il pointe également une surmédicalisation des accouchements, qui ne distingue pas suffisamment les situations physiologiques des situations à risque. Il suggère de mieux adapter les prises en charge aux besoins des patientes, en distinguant plus clairement les grossesses physiologiques des situations à risque. Trois parcours pour mieux coller aux besoins Pour répondre à ces limites, le rapport propose de structurer la périnatalité autour de trois parcours : bas risque, à risque et pathologique. Une approche pragmatique, fondée sur une réalité souvent rappelée mais peu traduite dans l’organisation des soins : environ 80 % des grossesses relèvent du bas risque. Dans ce modèle, les sages-femmes assureraient le suivi des grossesses physiologiques, dans des cadres variés — maternités, maisons de naissance et, selon les situations, domicile. Les situations à risque ou pathologiques seraient, elles, orientées vers des équipes pluridisciplinaires associant gynécologues-obstétriciens, pédiatres et anesthésistes-réanimateurs. Derrière cette organisation, un objectif clair : remettre de la cohérence dans les rôles professionnels, alors qu’aujourd’hui, les frontières restent floues, avec parfois des sages-femmes en première ligne sur des grossesses complexes et, à l’inverse, des obstétriciens mobilisés pour des suivis physiologiques. Prévention et post-partum : des axes à renforcer Autre axe fort du rapport : replacer la prévention au cœur du parcours périnatal. Le CNSF recommande notamment de rendre obligatoire le bilan prénatal et la déclaration […]

A la Une

Plateaux techniques, suivi global, le futur de la périnatalité ?

Bienvenue dans le futur de la périnatalité ! Un monde où les femmes peuvent choisir comment elles veulent accoucher. Parmi les différentes options : accoucher comme à la maison, avec la sécurité offerte par l’hôpital. C’est le plateau technique (PT), « soit le meilleur des deux mondes, puisqu’il donne la possibilité de faire de la physio à peu près complète, tout en ayant accès aux services de pointe de la maternité » aime à répéter Willy Belhassen, membre fondateur du groupe Naissances créé en 2006.  On est encore trèèèès loin de ce futur où les femmes auront d’autres choix que de « se faire prendre en charge à l’hôpital », puisque « aujourd’hui, l’accouchement en plateau technique (APT) et le suivi global, c’est moins de 1 % des naissances en France – une centaine de PT sur tout le territoire – même s’il y a une demande croissante », clarifie Anthony Bouvier, sage-femme au Nid’ Antibes, le premier PT des Alpes-Maritimes.  Et c’est ce qui peine Nezha Sahmi, autre membre historique du groupe Naissances, pour qui « on n’est pas censé prendre en charge une femme qui accouche, mais l’accompagner. Il n’y a pas que des accouchements physiologiques en PT. On peut accompagner des femmes qui ont eu des césariennes. Qui ont du cholestérol. Qui ont des bébés énormes ou de tout petits bébés ». Une notion qui va à l’encontre des idées reçues selon lesquelles le PT n’est que pour les accouchements physiologiques et sans complications. Beaucoup de professionnels s’imaginent encore que, « la physiologie, c’est de ne rien faire ».  Encore méconnu par les gynécologues, et même par les sages-femmes, le sujet monte tout de même parmi les libérales enthousiasmées par la perspective d’offrir du one-to-one à leurs patientes et de (re)faire de l’accouchement. Chez les patientes, le PT représente une alternative de suivi global intéressante à la maison de naissance […]

Actus

Football féminin : un risque de blessure accru en début de cycle ?

Le football féminin de haut niveau s’est considérablement développé ces vingt dernières années. Pourtant, un facteur biologique majeur reste encore peu exploré : le cycle menstruel. Les fluctuations hormonales ­— notamment des œstrogènes et de la progestérone —sont pourtant connues pour influencer la stabilité articulaire, la proprioception* et le contrôle neuromusculaire. Dans un sport marqué par des accélérations, décélérations et contacts répétés, ces variations pourraient peser sur le risque de blessure. Une étude brésilienne menée auprès de 53 footballeuses professionnelles (âge moyen 21,7 ans) apporte des éléments nouveaux. Au cours des douze derniers mois, vingt joueuses (37,7 %) ont déclaré au moins une blessure. Les lésions concernaient principalement le genou (65 %), puis la hanche (20 %), la cheville (10 %) et l’épaule (5 %). Elles survenaient majoritairement à l’entraînement (80 %) et à la suite d’un contact (75 %). Plus ou moins vulnérable selon la phase du cycle ? L’analyse montre une association significative entre la survenue des blessures et la phase du cycle menstruel : la phase folliculaire précoce (jours 1 à 4) concentrait la proportion la plus élevée de lésions (35 %, p < 0,001), tandis que la phase ovulatoire en comptait le moins (15 %).En début de cycle, les blessures étaient majoritairement des traumatismes de contact, localisés au genou. Les auteurs évoquent le rôle possible de la baisse des œstrogènes en phase folliculaire précoce, combinée aux contraintes biomécaniques du football. Ils appellent toutefois à des études prospectives pour confirmer ces résultats avant d’envisager une adaptation des charges d’entraînement selon le cycle. Source : Santos WR, Júnior FC, Barbosa D, et al. Injuries in Female Soccer Athletes: Risk of Injury Across Different Phases of the Menstrual Cycle * La proprioception est la capacité du corps à percevoir sa propre position dans l’espace, sans avoir besoin de la vue

Actus

Biathlon et cycle menstruel : Dorothea Wierer fait mouche

Arrivée cinquième de l’individuel, à seulement 29 secondes du podium, la quadruple championne du monde a justifié son déficit de puissance sur les skis par sa phase de cycle. En zone mixte, l’athlète a partagé une analyse lucide de sa condition physique : « J’ai beaucoup peiné sur mes skis, ce n’était pas très agréable physiquement. Malheureusement, pour nous les femmes, c’est comme ça une fois par mois ; il faut faire avec. » Treizième temps de ski, Wierer a précisé avoir ressenti une dégradation nette de son état au fil de l’épreuve : « J’ai eu du mal physiquement sur mes skis, surtout à partir du troisième tour. » Malgré cette contrainte physiologique, la biathlète a souligné la résilience nécessaire au sport d’élite : « Ça aurait pu être pire : une cinquième place à mon âge, en fin de carrière et dans cette condition physique, ce n’est pas négligeable. » Ce témoignage, s’ajoutant à celui d’Amber Glenn, confirme l’importance pour la médecine du sport d’intégrer les fluctuations hormonales comme un paramètre de santé et de performance à part entière, au même titre que la nutrition ou la récupération. Photo : © Christian Bier

Actus

Sport de haut niveau et cycle menstruel : le témoignage d’Amber Glenn aux JO 2026

Une vulnérabilité exacerbée par les contraintes vestimentaires  Interrogée par France Télévisions en zone mixte, l’athlète de 26 ans a souligné l’inconfort spécifique lié aux tenues de compétition : « J’ai mes règles en ce moment, c’est vraiment difficile, surtout quand on doit porter ce genre de vêtements et qu’on doit être performante devant le monde entier. » Au-delà de l’aspect pratique lié aux tenues moulantes, l’athlète a insisté sur la charge mentale et émotionnelle induite par cette phase du cycle : « C’est dur et personne n’en parle. C’est vraiment difficile et effrayant, et vous êtes bouleversée. C’est quelque chose dont on ne parle pas beaucoup concernant les athlètes féminines, alors que ça devrait être un sujet de discussion. » L’influence sur la performance L’intervention de la patineuse ne s’est pas limitée à une réaction post-compétition. Elle avait déjà amorcé une réflexion sur ses réseaux sociaux deux jours plus tôt, après le programme court, détaillant les mécanismes par lesquels le cycle interfère avec les exigences du haut niveau.Selon elle : « Les cycles menstruels peuvent influencer les performances féminines de manière subtile, affectant l’énergie, la concentration, l’humeur et le confort physique à différentes phases du cycle. » Perspectives : vers une prise en considération du cycle hormonal Le témoignage d’Amber Glenn impose de rompre avec les modèles d’entraînement linéaires pour adopter une approche tenant compte de la cyclicité hormonale. Moduler les charges d’entraînement selon les phases du cycle permet de prévenir les risques de blessures (laxité ligamentaire accrue sous l’effet des œstrogènes) et d’optimiser la gestion de l’énergie et de la thermorégulation. Parallèlement, il convient de réduire la charge mentale des athlètes en repensant les tenues de compétition (couleurs, coupes) et en garantissant un accès immédiat à des soins gynécologiques sur les lieux de performance. Enfin, l’abolition de la « charge de discrétion » nécessite de former les staffs techniques à une […]