« Si la natalité se poursuit à ces niveaux-là, [en France] il va y avoir des pénuries de main-d’œuvre (…) on va fermer des classes, des écoles, il y aura un problème de financement de notre système de retraite et ce sera un véritable vertige démographique. » C’est le constat énoncé par le député du Calvados Jérémie Patrier–Leitus, sur TF1. Une mission d’information « sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité en France » a présenté ses conclusions en conférence de presse le 11 février, sous la forme de 37 propositions. Le député l’affirme : « Les Français souhaitent entre 2 et 2,3 enfants mais l’indice de fécondité s’établit, selon les études, entre 1,54 et 1,56 enfant par femme. C’est cet écart qu’il nous faut réduire. » Pour lever les freins qui font capoter les projets d’enfant, il prône une « révolution de la politique familiale ». Un « versement familial unique » de 250 euros par mois La mesure phare envisagée consiste en un « versement familial unique de 250 euros par enfant et par mois », dès le premier enfant et jusqu’à vingt ans. L’idée est de fusionner « une dizaine de prestations actuellement versées » et d’en faire une aide universelle (sans condition de ressources). L’idée est de « rétablir la politique familiale dans sa dimension d’origine », avec « une politique qui s’adresse à toutes les familles, puisque toute la société contribue à son financement ». Le rapport évoque aussi une « prime de naissance » que les employeurs pourraient verser (jusqu’à 5 000 euros, exonérée de cotisations et d’impôts). Logement : prêt à taux zéro à chaque naissance Parmi les propositions figure également un nouveau prêt à taux zéro pour l’acquisition ou l’agrandissement du domicile, « à l’occasion de chaque naissance ». Les crédits immobiliers deviendraient « portables », c’est-à-dire que les couples propriétaires avec enfants conserveraient leurs conditions (taux, durée…) lors d’un nouvel achat. S’y ajoute l’idée d’autoriser une donation…
