Le stress déclenche la libération de cortisol, hormone impliquée dans la réponse à une menace. Lorsqu’il devient chronique, ce mécanisme perturbe l’équilibre global, notamment les hormones de la reproduction. Le corps privilégie alors les fonctions de survie au détriment de la fonction reproductive. Des effets sur la femme… et sur l’homme Chez la femme, le stress peut perturber les cycles menstruels : ovulation retardée, irrégulière, voire aménorrhée.Même des déséquilibres hormonaux discrets peuvent diminuer les chances de conception. Chez l’homme, le stress peut altérer la production, la mobilité et la qualité des spermatozoïdes, tout en impactant la libido. Gare au cercle vicieux lié au désir d’enfant Le désir d’enfant peut lui-même devenir source de pression. « Cela fait culpabiliser la patiente, si on lui dit que c’est son stress qui l’empêche de concevoir », rappelle Lauren Sebbag. S’installe alors un cercle vicieux : stress, baisse des chances de conception, puis augmentation du stress, alimentée par l’attente et les déceptions. Des pistes pour relâcher la pression Différentes approches peuvent être proposées pour mieux gérer ce stress : « Je recommande aux patientes un suivi psychologique, de l’hypnose, de l’acupuncture… tout ce qui peut leur faire du bien et les aider à lâcher prise. » Sans garantie directe sur la fertilité, ces stratégies visent à favoriser l’apaisement et le bien-être global. Un facteur parmi d’autres Si le stress joue un rôle non négligeable, il ne suffit pas à expliquer une infertilité. De nombreuses grossesses surviennent d’ailleurs dans des contextes stressants. La fertilité repose sur un ensemble de facteurs : âge, état de santé (troubles hormonaux, endométriose), mais aussi habitudes de vie (tabac, alimentation, sommeil). En cas de difficultés persistantes, une consultation spécialisée reste recommandée. Source : Comment le stress impacte vos chances de tomber enceinte, Parents, 28 mars 2026…
