La grossesse ne transforme pas seulement le corps : elle modifie aussi en profondeur le cerveau. Des études d’imagerie ont montré que la matière grise -diminue en moyenne de près de 5 % pendant la grossesse. Les zones les plus concernées appartiennent au réseau neuronal par défaut, impliqué dans la perception de soi, l’empathie et l’altruisme. Ces structures jouent un rôle central dans les interactions sociales et la compréhension d’autrui. Ce phénomène correspondrait à une forme de spécialisation : le cerveau devient plus efficace pour reconnaître les émotions, comprendre les besoins du nourrisson et y répondre. « On coupe certaines branches pour que l’arbre pousse plus efficacement. », déclarait à la BBC la professeure Susana Carmona, co–auteure principale de l’étude. Adaptation et vulnérabilité Ces transformations cérébrales pourraient éclairer certaines fragilités du post-partum, notamment le risque accru de troubles psychiques comme la dépression. Mieux comprendre ces mécanismes permettra d’identifier plus tôt les situations à risque et d’adapter les prises en charge. Source : Nature communications, Pregnancy entails a U-shaped trajectory in human brain structure linked to hormones and maternal attachment 16 janvier 2025 Le « baby brain », une adaptation du cerveau maternel Troubles de mémoire ou de concentration pendant la grossesse ? Le « baby brain » reflète la réorganisation cérébrale profonde en cours. Sous l’effet des hormones, certaines zones diminuent tandis que des connexions se renforcent : le cerveau se spécialise pour mieux répondre aux besoins du nourrisson. Un phénomène normal, qui peut durer jusqu’à deux ans après la naissance. Conseils du Dr Kierzek pour mieux vivre cette période : • activité physique douce et régulière • alimentation équilibrée et bonne hydratation • organisation du quotidien (listes, rappels, repères fixes) • techniques de relaxation (respiration, méditation) • interactions avec le bébé (parler, chanter, stimuler le lien)…
